Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]
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Psychique, entrez dans le monde de Mystic Hall, où seuls les détenteurs de la Marque connaissent votre secret.
 

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 Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]

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MessageSujet: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Dim 6 Nov - 17:46


La scène se déroulera une semaine après ce RP.

Tout ceci n’était plus qu’un simple rêve. Elle ne se souvenait pas de grand-chose. Juste d’un sentiment de faiblesse. Cette journée là avait été quelque chose d’horrible, un supplice, une agonie. Cela faisait maintenant une semaine qu’elle avait quitté le bureau du directeur en courant, se jurant de ne plus jamais y retourner. Pourtant, elle avait comme le pressentiment qu’il la ferait revenir a lui. Cet homme, Ayden Ayling avait réussi a la transformer, a faire d’elle une petite chose docile et dominée en l’espace de quelques instants. Ce souvenir la hantait.

Mardi matin, vers 7h. La demoiselle était dans son lit, gesticulant, éprise de spasmes irréguliers. Elle transpirait légèrement et remuait dans ses draps comme si un parasite s’était épris de son âme. Un cauchemar sans doutes. Le corps luisant et fébrile, La nuit venait de l’inonder de sa lumière lunaire. Maintenant le soleil commençait a redessiner l’horizon. Elle était encore haletante, une goutte de sueur froide dessina son dos cambré par l’incertitude. La lumière solaire venait chauffer cette peau clair et délicate a travers la fenêtre, comme la caresse d’une plume.
Soudain, quelque chose accéléra le temps. Elle se réveilla en sursaut, froissant encore et toujours ses draps.

    « NON ! AYDEEEN ! »


Silence. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait hurlé le nom de son pire ennemi. Elle passa une main dans ses cheveux, baignant dans la lumière du soleil. La clarté du petit matin l’éblouit. Elle se frotta alors les yeux et comprit alors qu’elle ne cessait de penser a lui. Au directeur merde ! Elle soupira et se remit sous la couette, il était trop tôt pour déjà se lever. Elle respirait lentement, tentant d’éloigner son image de sa tête.

    « Putain de merde … »


Au bout de 10 minutes plus tard. Elle était habillé et se coiffait devant le miroir. (Sa tenue ? ICI.) Cela faisait une semaine qu’elle se tenait a carreaux après l’incident. Elle ne voulait surtout pas être convoquée ou alors, par la crétine de Lena. Elle se fit ses deux couettes et regarda sa montre. 8h. Elle mangea un petit gâteau en lisant un manga. 8h30. Elle se brossa les dents. Elle était prête a aller trainer. Comme d’habitude. A peine sortie de sa chambre, elle entendit des bruits. Deux sibyllins étaient devant le bâtiment et l’attendait.

    « Il faut aller en Salle du Ponctionneur ! Sois raisonnable petite peste ! »


Laëstiel grogna. « Merde ! » et partit en courant. Courir dès le matin, elle allait vite le perdre son gâteau. Elle grognait, sautait, enjambait, faisait tout pour leur échapper. Ils courraient vite les saletés. Elle prit soudain un raccourci, semé d’embuches, elle était habile a force. Elle leur faisait le coup a chaque fois. Elle se retourna en courant, ils ne la suivait plus. Elle rit, victorieuse. Puis elle les aperçut au loin, l’attendant a la sortie de ce petit couloir. Elle leur rentra dedans. Un l’attrapa, elle cria.

    « Coincée. »
    « Mais merde ! Je veux pas y aller ! »
    « Tu n’as pas le choix, c’est obligatoire. »


Ils riaient tandis qu’elle se débattait. Ils commencèrent a la conduire vers le batiment principal.

    « JOOOOOOOOOOOOOOHN ! »
    « Oh mais ferme la ! »

Ils arrivèrent. Elle en mordit un, il gémit de douleur et la lâcha sur la surprise. La demoiselle leur mit des coups de pieds et reprit sa course folle. Mais elle glissa par terre et s’éclata la figure au sol. Un filet de sang dessinait sa joue. Elle se releva en vitesse et tituba jusqu'à la porte avant de perdre connaissance.
Quand elle ouvrit les yeux, le plafond était blanc. Une odeur de médicament parfumait l’air. Elle sursauta et se redressa, observant la pièce. Elle avait un pansement sur la joue. La pièce était vide. L’infirmière rentra.

    « Oh tu es réveillée. »


Laëstiel arqua un sourcil. Ses poignets étaient attachés aux deux barres parallèles du lit. Elle la regarda dans les yeux. La jeune femme infirmière sourit, gênée.

    « Oh excuse moi, je t’avais juste attaché le temps que je te soigne. On dit que tu es violente, je ne voulais pas être blessée sur un coup de tête. Attends je vais te détacher. »


La jeune oubliée la crut. De toute façon, elle n’avait pas vraiment le choix. Mais avant que la médecin n’est pus la libérer, on toqua a la porte. Elle tourna donc les talons pour aller ouvrir et sursauta, tout son corps se raidit, elle bafouilla.

    « Oh, monsieur le directeur … » (Cela raidit également Laë qui était toujours dans le lit, mais elle avait pu entendre.)


La jeune femme sortit, laissant Ayden a l’intérieur. Ils étaient seuls. Mais pourquoi ?! Elle se demanda si elle avait de la chance ou si une malédiction s’était abattue contre elle. Son regard était noir et défiant. Elle se rendit compte qu’a cause de lui qui s’était incrusté ici, l’autre infirmière ne l’avait pas détaché. Il avait fermé la porte, elle cru discerner un léger bruit de verrou. Il se tenait devant la porte, le regard pénétrant.

    « Dégage d’ici ! »

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Dim 6 Nov - 18:39

Une semaine. Une semaine s'était écoulée depuis la terrible scène qui s'était déroulée dans le bureau du directeur, où il avait perdu ses moyens face à la jeune femme, où il l'avait blessée. Il ne l'avait pas souhaité. Et même s'il s'était excusé, il ne savait pas si elle lui avait pardonné. Il en doutait fortement. Après tout ce qu'il lui avait fait subir, il aurait été étonnant que la haine qu'elle ressentait envers lui ait disparue subitement. Il l'avait trop profondément touchée. Trop gravement humiliée, même s'ils n'avaient été que tous les deux. Oh, comme il regrettait, comme il culpabilisait. Le jeu avait été tellement injuste. Il avait la vingtaine, était un homme et devait la dépasser de deux têtes. Et pourtant, il avait usé de la force contre elle. Ils avait combattu à armes inégales. Il avait triché. Il avait été lâche. Et il détestait ça.

Depuis cette violente confrontation, Ayden se réveillait avant l'aube et en sueur. Chaque nuit, il revivait la scène et chaque nuit, elle était encore plus horrible que la précédente. C'était un cauchemar qui ne faisait qu'empirer, qui prenait de l'ampleur doucement mais inexorablement et qui le plongeait dans un gouffre de remords. Il s'en voulait tellement. Cette fois encore, il avait rêvé qu'il frappait Laëstiel jusqu'à qu'elle en saigne, qu'il lui reprochait toutes les fautes des Oubliés et qu'il la faisait pleurer jusqu'au moment où elle le suppliait à genoux pour qu'il arrête. Ç’avait été encore plus atroce que les autres fois et il n'en pouvait plus. Il ne supportait plus culpabilité qui lui rongeait le cœur. Il fallait qu'il la revoit. Qu'il lui demande pardon encore une fois. Parce qu'il ne pourrait pas supporter une nuit de plus en Enfer.

Il se leva silencieusement pour ne pas réveiller sa sœur qui dormait dans la chambre à côté et se dirigea vers la salle de bain. Il laissa couler l'eau du robinet sur ses mains et s'aperçut qu'il tremblait. Il commençait à perdre le contrôle. Il fallait que tout cela cesse. Où était passé le directeur parfaitement maître de lui qui regardait les élèves de ses yeux glacials et prononçait ses sentences de sa voix sévère sans qu'aucun signe n'apparaisse sur son visage ? Où était passé le directeur chaleureux et toujours à l'écoute des autres ? Enfouis. Loin. Ils n'avaient pas disparus mais la honte les anéantissait peu à peu.

Heureusement pour lui, il ne croisait que rarement Lena mais il savait parfaitement que si elle se mettait à l'examiner en profondeur, elle verrait son trouble et son mal être. Et ça, il ne le voulait pas. Il ne se voyait vraiment pas en train d'expliquer à sa sœur qu'il avait convoquée, martyrisée et humiliée une Oubliée en y prenant du plaisir. Parce qu'alors, elle ne le regarderait plus pareillement. Et il savait que si le regard de Lena changeait sur lui, il ne s'en remettrait pas.

En conclusion, s'il voulait guérir son malaise, il fallait affronter la source. Et donc la retrouver. Et ça, c'était une autre paire de manches. Il regarda l'heure sur son réveil : 7h49. Tant pis. Il n'arriverait pas à se rendormir maintenant. Il se doucha rapidement et s'habilla comme à son habitude, troquant sa chemise blanche contre une bleu ciel. Il regarda à travers la fenêtre : il faisait jour mais le ciel était légèrement couvert. Il jeta un rapide coup d’œil dans la chambre de sa sœurette adorée et vit qu'elle dormait profondément. Elle serait surprise de voir qu'il était déjà partit mais tant pis. Une fois n'est pas coutume, comme on dit.

Quelques instants plus tard, il était confortablement assis dans le grand fauteuil en cuir de son bureau, les pieds sur la table. Le fauteuil des visiteurs avait été remis à sa place, le bureau à peu près rangé et personne n'aurait pu deviner ce qu'il s'y était passé une semaine auparavant. Il remua, chercha quelque chose à faire mais comme rien ne lui vint, il décida de bouger. Il ne tenait pas à rester plus longtemps dans ce lieu qui lui rappelait par trop ce qu'il avait commis.

Il tourna longuement dans les couloirs de Mystic Hall sans vraiment croiser âme qui vive, comptant les minutes qui passaient bien trop doucement à son goût. Au bout d'un certain moment, un Sibyllin vint le trouver pour lui annoncer qu'une Oubliée avait été emmenée à l'infirmerie après être tombée en essayant de s'enfuir pour échapper au Ponctionneur. Dès qu'il sut ça, Ayden se dirigea vers le lieu dit. Au fond de lui, il espérait pour que ce soit Laëstiel.

Un moment plus tard, il frappait à la porte de l'infirmerie. L'infirmière vint lui ouvrir et se tendit en le voyant, bafouillant quelques mots. Le directeur jeta un coup d’œil au seul lit occupé et son coeur fit un bond. C'était elle. Il allait pouvoir s'excuser vraiment. Il fit signe à la jeune femme de sortir et elle s'empressa de s'exécuter, comme si elle avait peur de lui. Ce qui était peut-être le cas d'ailleurs. Ayden ferma la porte à clé derrière elle et se tourna vers la jeune fille. Il al fixa intensément, espérant savoir ce qu'elle pensait. Un pansement barrait sa joue. Lui en voulait-elle ?

« Dégage d’ici ! »

Oui. Beaucoup, même. Vu l'accueil charmant qu'elle lui avait réservé, elle n'était pas spécialement heureuse de le revoir. Et il fallait la comprendre. Il s'approcha doucement d'elle et remarqua les chaînes. Il avait laissé tomber le masque sévère qu'il gardait dans les moments sérieux et il leva un sourcil devant cet emprisonnement. Cela dit, il avait fait de même alors ... Tout son visage était redevenu expressif et on pouvait facilement lire la peine immense et la culpabilité qui le rongeait dans ses yeux. Le bleu de ses iris était comme bouillonnant, semblable à un océan déchainé. Disparue la froideur digne des icebergs. Il approcha une chaise du lit de la demoiselle sans faire un geste pour la détacher et s'assit, essayant de rester le plus sur de lui.

« Je sais que tu me détestes. Mais ... Je t'en supplie. Pardonne moi. »

Tous les regrets qu'il ressentait passèrent à travers sa voix qui se brisa à la fin. Il savait qu'elle ne lui pardonnerait jamais. Mais il ne pouvait s'empêcher de demander. Parce qu'il était tellement coupable que ça faisait mal.

« Je suis tellement désolé ... »
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Dim 6 Nov - 20:11


Elle n’en croyait pas ses yeux. Il l’était là, lui, devant elle. Pourquoi maintenant ? Pourquoi lui ? Elle n’en savait rien et ne voulait pas le savoir. Il avait une expression qu’elle ne connaissait pas. Il semblait s’en vouloir a mort vu la tête qu’il avait. Au fond d’elle, ça lui faisait plaisir qu’il s’en veuille autant. C’était une sorte de revanche. Elle avait décidé de lui faire payer, de quelques manière que ce soit.

Il s’assit, elle tira sur ses liens s’attendant a ce qu’il la détache mais rien ne se passa, il ne fit que s’assoir devant le lit. Son petit air triste et implorant la charma. Elle trouvait cela tellement craquant. Elle détourna la tête pour éviter qu’il remarque le fait qu’elle s’empourprait de secondes en secondes. Ses yeux étaient remplis de remords, elle se demandait pourquoi il s’en voulait autant. Il avait joué, gagné. Bon …
Elle ne supportait pas la défaite et le fait qu’il regrette était une sorte de victoire.
Un rictus sadique ornait ses lèvres. Elle attendait avec une orgueilleuse impatience qu’il s’excuse. Il prononça avec une profonde tristesse :

    « Je sais que tu me détestes. Mais ... Je t'en supplie. Pardonne moi. »


Il l’avait supplié ! Haha. Elle se moquait de lui intérieurement. Même si son cœur, d’un autre côté, ressentait quelque chose d’étrange. Un sentiment naissant, bien désagréable aux yeux de l’oublié. Il avait une certaine prestance, un charme qui le rendait mignon. (Laëstiel craque pour le genre d’homme beau et sadique, mais qui ont de temps en temps un regard triste.) Elle eut un petit sourire en coin et ne lui répondit pas tout de suite.

    « Tu me supplies maintenant ? »


Elle marqua une courte pause. Il s’excusa une nouvelle fois. Il était sincère, elle le sentait. Mais que répondre face a tant de culpabilité ? Elle n’était pas peste pour rien.

    « Je suis tellement désolé … »

    « Haha ! »


Malgré ça, elle avait décidé de lui pardonner. Ça serait sa victoire a elle. Une basse vengeance ! En même temps, elle se demandait s’il n’était pas venu s’excuser juste pour ne plus avoir ces actes sur la conscience. Elle trouverait ça dégueulasse ! Elle voulait qu’il soit là pour elle. Pour ne pas la perdre … mais voyons ! elle s’en fiche hein ! Mensonge. Elle prit un visage de petite peste, fermant les yeux la tête haute, comme si elle prenait un air légèrement hautain. Elle n’avait plus son sourire juste un visage supérieur et neutre.

    « Bien sur que je te pardonne. De toute façon, ce que tu m’as fait ne pas affecter du tout. Je ne t’en veux pas parce je m’en fiche ! Ne crois pas avoir réussi a me blesser ou a m’humilier ! C’est pas du tout ça ! »


Elle l’avait dit, elle en était fière. En ces quelques mots, elle avait balayé ces cauchemars, retrouvé sa dignité. Maintenant, il ne culpabiliserait plus. Il pouvait même tenter de jouer a nouveau, il perdrait. Elle était en position de gagnante et adorait ça. Il n’y avait rien de plus exquis que l’ennemi qui se met a genoux pour qu’on le pardonne ! Elle garda son petit sourire satisfait et continua de l’achever.

    « Oh et tu peux partir maintenant. De toute façon, tu as perdu. Je ne te détestes pas, satisfait ? Tu peux retourner a ton boulot de directeur ! Je ne veux pas te voir. Tu me fais pitié mon pauvre. En t’excusant, tu m’as prouvé que tu étais faible ! J’ai gagné ! Casse toi ! »


Elle mentait a moitié dans ses propos. Elle ne le détestait pas certes mais elle ressentait quelque chose pour lui. Une toute petite flamme prête a s’éteindre. Pour l’instant évidemment. Elle voulait juste se vanter de sa victoire dont elle était si fière et qu’il comprenne qu’il n’était pas a la hauteur contre elle ! Elle en avait presque oublié sa situation … elle, a sa merci.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Lun 7 Nov - 15:18

Les rôles s'étaient inversés. La chance avait tourné et le prédateur était devenue proie. Proie d'incroyables remords et de pesants regrets. Proie de son regard aussi, qui le fusillait et lui ordonnait de s'en aller pour ne plus jamais revenir. Mais cela, Ayden ne le voulait pas. Et puisqu'il était là, maintenant, autant aller jusqu'au bout. Quitte à se faire remballer à la sortie mais ça, il s'y attendait quand même beaucoup. Il nota cependant qu'elle rougissait à vue d’œil sans réellement en comprendre la raison. Il la supplia alors (et c'était bien rare de le voir supplier quelqu'un) de lui pardonner les fautes qu'il avait commises et sa voix en aurait presque tremblé. Presque. Elle lui répondit, moqueuse et satisfaite de le voir triste, un sourire en coin qui exprimait plus encore que les mots ce qu'elle ressentait. Pas la peine d'être devin pour comprendre qu'elle prenait beaucoup de plaisir à le voir s'humilier ainsi.

Il réitéra ses excuses mais la demoiselle n'en avait apparemment que faire. Fière malgré ses entraves, elle redressa le menton. Hautaine. Adorable.

« Bien sur que je te pardonne. De toute façon, ce que tu m’as fait ne m'a pas affectée du tout. Je ne t’en veux pas parce je m’en fiche ! Ne crois pas avoir réussi à me blesser ou à m’humilier ! C’est pas du tout ça ! Oh et tu peux partir maintenant. De toute façon, tu as perdu. Je ne te déteste pas, satisfait ? Tu peux retourner a ton boulot de directeur ! Je ne veux pas te voir. Tu me fais pitié mon pauvre. En t’excusant, tu m’as prouvé que tu étais faible ! J’ai gagné ! Casse toi ! »

A peine avait-elle prononcé les mots magiques que le visage du Directeur perdit toute sa tristesse. Un poids immense venait de lui être enlevé des épaules et même s'il se doutait que Laëstiel n'était pas aussi indifférente qu'elle voulait le faire croire, il s'en satisfaisait largement. Parce que si elle se moquait autant éperdument de lui et que ce qu'il lui avait fait dans le bureau la semaine précédente ne l'avait pas atteint, cela voulait dire qu'il pouvait recommencer. Et là, il n'y aurait pas de limite. Elle croyait avoir gagné ? La bonne blague. La deuxième partie ne faisait que commencer. Croyait-elle sincèrement que, parce qu'il s'était excusé, il allait lui assurer toutes les victoires ? Ayden n'était pas mauvais joueur et il acceptait les défaites facilement. Mais ce n'était pas pour autant qu'il les aimait. (Comme le commun des mortels, à vrai dire. Y a que les masochistes pour aimer la défaite.)

Depuis qu'il ne se sentait plus coupable (plus lunatique que lui tu meurs limite), Ayden avait retrouvé une expression neutre, impassible. Ses yeux redevenus glacials se posèrent longuement sur le corps étendu et attaché de la jeune fille devant lui. Un rictus joueur étira soudainement ses lèvres. Puis, contre toute attente, il explosa de rire. Chose qu'il n'avait pas fait depuis une bonne semaine ce qui en avait étonné plus d'un sans que personne n'ose lui poser de questions.

« Tu mens très mal, Laë. »

Il se leva et s'approcha du lit, toujours aussi souriant malgré le haut de son visage imperturbable. Son sourire ne contaminait pas ses yeux, comme s'il était faux. Forcé. Mais ce n'était pas le cas. Ayden commençait réellement à s'amuser, maintenant qu'il avait un joujou pour lui tout seul, que la porte de l'infirmerie était fermée à clé et que par conséquent, il savait que personne ne viendrait les déranger. C'était parfait.

Il se pencha vers elle et posa son index droit sur le poignet gauche et emprisonné de l'Oubliée, le faisant doucement remonter le long de son bras jusqu'à son épaule. Il murmura, presque tendre.

« As-tu réellement envie que je parte ? Je suis certain que non. »

Son sourire s'accentua et il déplaça son doigt, le posant directement sur le front de Laëstiel. Il le fit glisser le long de sa tempe puis de sa joue jusqu'aux lèvres qu'il caressa lentement.

« Je crois que tu as oublié que tu étais légèrement liée à ce lit d'infirmerie. »

Il crut voir un éclair de rage et de haine confondues passer dans les yeux de sa captive mais peut-être n'était-ce qu'une impression. Il l'ignora simplement. Cependant, et à son plus grand plaisir, il était à peu près certain qu'elle rougissait. La couleur de ses joues ne trompaient pas. Il se pencha encore en avant et plaça ses deux mains de chaque côté de la tête de l'adolescente, l'empêchant ainsi de tourner son visage. Il s'approcha en prenant son temps, comme pour faire durer le suspens. Il descendit jusqu'à que sa bouche arriva au niveau de l'oreille de Laë et susurra, content de lui :

« Qu'est-ce que ça fait d'être, encore une fois, à ma merci ? »

Il avait insisté sur le « encore une fois », pour prouver sa supériorité. Il admirait un peu cette Oubliée qui, malgré sa situation précaire, lui avait face avec beaucoup de détermination. Ce n'était pas donné à tout le monde de défier le Directeur sans trembler de peur (même si cela semblait assez fréquent chez les Oubliés, au grand dam d'Ayden.) Puis dégageant les cheveux de Laë, il lui mordilla légèrement le lobe de l'oreille en laissant échapper un petit ricanement.

Puis il se releva brusquement et porta son attention sur les liens qui entravaient les poignées de l'Oubliée. Avec un petit sourire narquois, déclara :

« Il faudra vraiment que je pense à remercier cette infirmière. Elle a fait du bon boulot ... » Puis, légèrement sadique, il ajouta : « Je n'ai pas tellement envie de te détacher. Peut-être devrais-je te laisser là en fermant la porte et en interdisant toute personne de venir ? » Après un court silence, il continua : « Hum ... Oui, c'est sans doute ce que je vais faire. »

Puis, d'un coup, il se ré-avança et l'embrassa fougueusement, forçant le passage de sa langue à travers les lèvres serrées et les dents de Laë. Même si cette dernière avait voulu le repousser (ce dont il doutait fortement), il n'aurait pas pu. Quelques minutes plus tard, il se redressa légèrement tout en restant quand même au dessus de l'Oubliée et annonça, fièrement :

« Mais d'abord, on va jouer ! »
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Mar 8 Nov - 18:36

Malgré ses chaines, en cet instant, Laë se sentait forte, dominante. Une sensation qui se confirmait par le regard du cher Ayden. Mais peut-être était-ce une erreur d’avoir crier victoire trop vite ? Tout sourire disparut de son visage quand Ayden perdit ses yeux emplis de remords. Pourquoi avait-il changé si soudainement ? Pourquoi se sentait-elle bizarre comme si elle avait fait une énorme bêtise ? Pourquoi avait-elle envie de fuir en courant ? Mais pourquoi elle ne pouvait pas surtout ?! Les liens. Elle avait oubliés les liens qui entravaient sa victoire.

A peine eut-elle prononcé les mots gagnants qu’un sourire naquit sur son visage comme si sa faiblesse l’eut abandonné. Comme s’il était exactement comme l’autre jour dans le bureau en … pire ? Cela la troubla énormément. Elle ne sut comment réagir quand elle remarqua ses yeux posé sur elle. Une satisfaction qui l’énervait fortement. Il n’allait pas s’en sourire indemne, lui et son petit rire qu’elle adorait. Lui qui se croit invincible. Jalousie, juste cela ? Elle ne s’y attendait pas, il rit. Étrangement, comme si on lui avait fait une blague, comme si la situation avait quelque chose de comique.

    « Tu mens très mal Laë. »

    « MAIS TA GUEULE ! »

Là, elle était en colère, vraiment en colère. Elle ne supportait absolument pas la défaite, surtout quand elle est a deux doigts de la victoire. Elle le vit s’approcher et eut un mouvement de recul. Il passa son doigt sur son bras, s’arrêtant sur son épaule. Ce contact si tendre la fit frissonner. Comme si on lui arrachait du plaisir. A son insu. Elle se sentit presque soumise a ses désirs les plus enfouis ne voulant s’avouer qu’elle aimait ce sentiment.

    « As-tu réellement envie que je parte ? Je suis certain que non. »

Bien sur que non. Mais si ! Mais non … Mais si ! Elle n’en savait rien, elle voulait juste gagner, lui faire retirer ses paroles mais elle savait que c’était impossible et cela la faisait rager.

    « Si … Dégage … »

Sa voix était plus douce, hésitante. Elle ne pouvait s’empêcher de mentir, sa fierté était là, elle ne l’oubliait pas, elle ne pouvait l’oublier. Il caressa ses lèvres, tout doucement, elle gémit également a ce contact. Elle ne supportait plus que l’on joue ainsi avec ses sensations si agréables.

« Je crois que tu as oublié que tu étais légèrement liée a ce lit d’infirmerie. »

Haha, la bonne blague, comment pouvait-elle l’oublier ? Ces stupides cordes qui empêchait une contre-attaque. (Laë’ est mauvaise perdante, elle rejette la faute sur tout ce qu’elle peut.) D’un coup brutal, elle tira sur ce qui la rendait impuissante, avec force mais rien ne se passa. Elle commença lentement son agonie dans le désespoir. Une légère panique la fit sursauter quand il s’avança pour poser ses mains de chaque côté de sa tête, il était prêt, elle devait le fixer, sans échappatoires. De sentir presque son souffle sur sa peau, elle en rougit encore. C’est comme si elle ne pouvait contrôler quelque chose de si évident. Il murmurait, a en frémir, en frissonner. Il prononça la phrase qui la détruisit complètement. :

    « Qu’est-ce que ça fait, d’être encore une fois, a ma merci ? »


C’est ça, remue le couteau dans la plaie. Elle le regarda avec haine, bafouillant.

    « Connard … Connard … T’es vraiment qu’un connard !! »


Elle l’avait dit, elle ne se sentait pas forcément mieux mais lui avait balancé. Tout cela n’avait rien de désagréable pourtant … mais le contexte dans lequel c’était placé la faisait rager. Il lui toucha les cheveux, ce qui la fait grimacer (Laë’ n’aime pas qu’on touche a ses cheveux. C’est ses tentacules ! /vlan/). Il ricana en mordillant son oreille, elle ferma les yeux et gémit. Tellement bon.
NON !

Elle remarqua ensuite qu’il avait prit un certain recul, ce qui l’a fit plutôt sourire. Mais le sourire de son adversaire, narquois, ironique, lui fit disparaitre le sien. Il regarda ses liens, elle les regarda aussi. Il se moquait c’était juste évident. Il allait se servir de son point faible contre elle.

« Il faudra vraiment que je pense à remercier cette infirmière. Elle a fait du bon boulot ... » L’infirmière serait morte dès qu’elle sortirait. « Je n'ai pas tellement envie de te détacher. Peut-être devrais-je te laisser là en fermant la porte et en interdisant toute personne de venir ? » là, elle paniqua, cela lui rappelait les vieilles punitions ou on enfermait les élèves. « Non t’as pas le droit ! Tu n’as pas le droit de faire ça ! J’ai rien demandé moi ! » Elle protesta, se retenant de lui cracher a la gueule. (Comme c’est cliché.)

Puis il l’embrassa, a nouveau sans prévenir. Quelque chose de passionnel, avec une pointe de sadisme. Il forçait le passage pour entrer dans sa bouche. Elle gémit, ne résistant pas, sur le coup de la surprise (et aussi parce qu’elle n’avait pas envie.) et caressait sa langue a sa comparse. Quelque chose de sensuel mais a la fois malsain. Elle se prit au jeu, même avec dégout et fut comme frustré quand il le rompit. Il s’approcha déclarant le début de la nouvelle partie. Avec un air de tortionnaire.

    « JOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHN !! John … John … »


Pas question de perdre. Face a lui. Elle ne voulait qu’une seule chose. Que le chef des oubliés débarque et qu’il lui pète la gueule. Ça aurait été jouissif. Mais … improbable ?
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Mer 9 Nov - 18:26

Ayden regarda par la fenêtre. Il faisait maintenant bien jour et le soleil approchait certainement de son zénith. Les cours du matin n'allaient pas tarder à se finir. L'infirmière avait dû penser à mettre le panneau « fermé » sur la porte et personne ne viendrait donc les déranger. C'était parfaitement parfait. Il reporta son attention sur les cordes qui enserraient les poignets de la jeune femme et repensa à ce à quoi il avait songé précédemment. Laisser Laëstiel ruminer pendant quelques heures toute seule dans cette pièce lui remettrait certainement les idées. Et il aurait ainsi tout le temps de faire ce qu'il voulait. Surtout que Lena risquait de remarquer son absence et si elle commençait à poser des questions, il savait qu'il ne pourrait pas lui mentir. Sa sœur détesterait qu'il martyrise ainsi une élève, bien que cette dernière ait affirmé que cela ne l'atteignait pas. En outre, malgré toute la conviction qu'elle avait pu mettre dans cette allégation, Ayden avait évidemment compris qu'elle mentait. Il n'était pas assez stupide pour croire que Laë lui dirait la vérité si cela devait également entraîner sa défaite. Et il est bien évident que faire croire que rien ne nous offense amène ou peu amener la victoire.

Mais pas tout de suite. D'abord, il avait très envie de s'amuser avec son nouveau jouet du moment et même s'il avait tendance à se lasser assez vite (sauf de ses vrais amis), il comptait bien garder celui-ci un petit moment. Histoire de tester toutes les possibilités qu'il offrait. En l'occurrence, le nouveau joujou de Monsieur s'appelait Laëstiel Onaë. Et c'était une très charmante demoiselle. Chose qui ne se refuse pas, même quand on est directeur. De plus, la voir ainsi attachée et à sa merci l'excitait plus qu'autre chose. Il était seme, ce n'était pas de sa faute. Il adorait dominer et détestait être en dessous. C'était lui le meneur. Le vainqueur de tous les jeux donc il fixait ses propres règles.

Aussi, le fait qu'elle l'insultât l'émoustillait, le rendait encore plus moqueur et sarcastique. Elle se laissait emporter par ses émotions et en d'autres circonstances, elle aurait pu paraître comme faible. Mais elle était soigneusement reliée au lit : elle n'avait donc d'autres choix que de se soumettre. Et d'user de la parole avec une acidité particulièrement violente. Et cette brusquerie, cette agressivité coléreuse amusait Ayden d'autant plus. Les filles (et les garçons) ayant du caractère les rendait encore plus intéressant.

« JOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOHN !! John … John … »

Son dernier mot s'éteignit sans que personne à part le silence ne lui réponde. Un rictus réjoui étira les lèvres du beau jeune homme, qui riait ouvertement des efforts vain de l'Oubliée. Comme si quelqu'un allait l'entendre. Cette partie du bâtiment seconde n'était pas réellement fréquentée et les Oubliés ne passaient que rarement vers les dortoirs des Mentalistes. Ce qui réduisait quand même considérablement les chances pour la demoiselle de se voir sauver par son prince charmant.

« Crie tant que tu voudras. Tu es seule et tu le sais aussi bien que moi. »

Au moins, c'était clair. Et parfaitement juste. Ayden jeta un coup d’œil à son montre : 12h26. C'était l'heure d'aller manger pour les Psychiques. Les statistiques descendaient encore. Probabilité nulle. Distrayant. Intéressant. Amusant.

Comme il était toujours au dessus d'elle, il se redressa légèrement. Sa main gauche quitta le côté de la tête de la jeune fille pour se glisser doucement sous son T-shirt. Sa peau était douce et froide, lisse. Il remonta ses doigts en glissant doucement, jusqu'à atteindre le bas de son soutien-gorge. A ce niveau là, il posa sa main à plat. Sa main droite portant le poids du haut de son corps, il se rapprocha de nouveau vers Laë et lui mordilla gentiment la lèvre inférieure, donnant par la même occasion de petits coups de langue précis. Ses doigts posés sur son ventre la caressaient lentement. Il les fit descendre puis remonter, en quelques allers-retours légers et sensuels. Le visage de la demoiselle était rouge : Gêne ou excitation ? Un peu des deux sûrement.

Approfondissant un peu le mouvement de ses lèvres, Ayden attrapa celles de l'Oubliée et inséra sa langue, entamant un ballet endiablé avec son homogène. Il adorait cette sensation, légèrement humide et pourtant agréable, désirable. Mais toute bonne chose a une fin. Il se redressa, un sourire un lèvre. Satisfait. Comme rassasié.

« Sur ce. »

Il fouilla rapidement dans un des tiroirs et en sortit un long tissu blanc, dont il se servit pour la bâillonner.

« On sait jamais ... », murmura-t-il, prudent.

Il tourna le dos et partit d'un pas rapide, sans un regard en arrière et fermant la porte à clé, la laissant sur son lit blanc. Comme un lit de pureté. Comme un lit de mort.
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Jeu 10 Nov - 8:33

Toute distraction varie en fonction des joueurs. Et certaines sont plus ou moins attirantes que d’autres. Cela peut-être des jouets, comme ceux des enfants ou encore pour certains, des jouets humains. Laë’ en avait maintenant la preuve, elle allait faire l’expérience d’être le soumis, le « jouet ». Elle, si forte, si dominante. Se voir enchainée a un lit, a la merci du directeur, excitant son prédateur, cela ne pouvait être que malsain et dévalorisant.

Cette sensation d’impuissance la rongeait. Elle ne voulait déjà plus jouer, sachant qu’elle allait perdre de toute façon. Tout n’était qu’humiliation pur et dur. Mais connaissez vous le syndrome de Stockholm ? Celui qui a pour thèse, l’esclave qui s’attache a son maitre, ou la victime en amour du bourreau. A part être masochiste sur les bords, ça ne pouvait être, pour la jeune fille, des gens fous et dénué de fierté.

Mais doucement, lentement, surement, elle tombait elle-même dans la folie. De l’affection pour son tortionnaire, dit-on ? Pourquoi pas. Quelque chose d’horrible se produisait en elle. Une sensation qui dominait son âme mais aussi son corps. Celui-ci lui envoyait comme des pulsions insupportables a chaque fois qu’Ayden la touchait. Elle avait beau l’insulter de toutes les manières qu’il soit, il n’en tressaillait pas, et plutôt, semblait apprécier qu’elle se débatte comme elle pouvait.

Elle avait beau appeler, personne ne venait, ce qui a la fin, achève d’un coup de déprime. Surtout que ses appels au secours faisaient rire Ayden, il se moquait, cela se voyait clairement. C’est comme s’il se plaisait a la voir dans cet état. Un vrai sadique. Elle se réduisait a l’état de brebis devant le grand méchant loup.

    « Crie tant que tu voudras. Tu es seule et tu le sais aussi bien que moi. »


Elle le regarda, abasourdie. Il est vrai que le silence se faisait maitre de la pièce. Pas un chat, elle était bien seule … Elle soupira, essayant une énième fois de tirer sur les cordes. Elle abandonna, cela lui faisait plus mal qu’autre chose. Soudain, il bougea. Cela la fit sursauter, vu qu’il avait placé son poids sur elle. Elle remua légèrement, pour se caler, il lui faisait mal a s’étaler, il prenait de la place. Bref, elle était agacé.

Mais cet agacement fut vint et vite poussé par une sensation étrange. Elle cria de surprise, il avait aventuré sa main là ou personne n’aurait oser s’aventurer, sous peine de mort peut-être. Elle ferma les yeux, craintive. Pourquoi était-il si doux ? Et pourquoi, justement, cette douceur lui semblait si sadique ? Ayden l’embrassa, entrainant un baiser plus que mélodieux, vu que leur deux langues se mêlaient a une danse enflammée. Elle gémissait, adorait, s’excitait presque. Contre son insu bien sur … (*tousse*) Il relâcha, quelques secondes, pour atteindre son soutien gorge, qu’il tira. Elle faillit s’étouffer, râlant. Un grognement presque suppliant. (Mais pas trop quand même !)

    « Ayden … Ayden … Han …»


Elle aurait eu presque les larmes aux yeux tellement c’était bon, délicat, sensuel. Elle en aurait rêver mieux dans ses rêves innocents. Il l’embrassa encore, presque interminable dans ses mouvements intimes. Une caresse aussi indécente qu’imprudente. Puis il rompit tout, rompant donc également l’entrain de la jeune demoiselle, s’habituant tout juste aux pratique du directeur. Frustrée de sentir son corps s’éloigner, elle gémit.
    « Sur ce. »
    « Quoi ?! »


Il sortit d’un tiroir un long chiffon blanc qu’il coinça entre ses dents. Si elle n’avait pas réagit, elle se serait a moitié étouffé. Sans comprendre, elle geint, il s’éloignait. Elle ne voulait pas, pas après tout ça. Elle avait froid. Elle entendit encore le verrou. Elle était seule, abandonnée, sans pouvoir se libérer, sans pouvoir crier. Elle aurait bien essayé, mais ça serait se prêter a son jeu. Ce serait s’humilier encore plus, et ça il n’en était pas question. Elle devait rester digne, fière.

Les heures passaient. Laë’ en avait mal partout, a force de rester allongée. Le bâillon l’assoiffait, il ne revenait pas. Elle attendit. Aucun signe de lui. Dans un sens, elle était soulagée qu’il soit parti mais elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre la voit dans cet état. Un état de soumise a son prince sadique, pas question. Sa réputation de dure à cuire en pâtirait.

La nuit tombait tout doucement sur Mystic Hall et aucune trace d’Ayden. Elle avait froid, car oui, sa tenue était … peu vêtue. Ses jambes tremblaient. Son bâillon l’irritait, elle avait faim et soif et la fatigue la prenait. Peut-être était-ce sa situation qui la rendait aussi nerveuse, et elle exagérait. De ses dernières forces, elle tenta de se libérer, ce qui irrita ses poignets. Rien a faire. Elle se mit a pleurer, le maudissant, se jurant intérieurement qu’elle se vengerait a en faire mal.

Elle passa la nuit à l’infirmerie, finissant par s’endormir lentement. La nuit était calme et douce et le matin était chaud, réchauffant ses jambes nues gelées par la nuit. Elle ouvrit les yeux et vit l’endroit ou elle se trouvait. Ou était son lit, sa couette, ses peluches ? Elle hurla, mais ce ne fut qu’un gémissement étouffé. Elle tenta de reprendre ses esprits après cette nuit désespérante. Dans la glace en face, elle observa sa tête. Ses yeux n’étaient pas trop irrités a cause des pleurs, tant mieux. Il ne fallait surtout pas qu’Ayden soit au courant qu’elle ait craqué. Honneur, Honneur. Honneur.

Elle gémit encore, désespérée de ne voir toujours personne. Elle avait très soif et son ventre criait maintenant famine. Elle priait un dieu imaginaire pour quelqu’un vienne enfin la libérer. Un oublié ayant remarqué son absence la nuit dernière par exemple.
Puis l’oubliée entendit enfin du bruit dans les couloirs, le verrou se déclencha et une silhouette au sourire narquois entra. Le verrou se manifesta encore une fois.

    « Hm … Mmh.. »


(Traduction : Aide moi ou je te bute / J’ai faim connard / Je t’en supplie … Ou d’autres a voir O/.)

Elle remarqua de la nourriture et une bouteille d’eau. Elle eut les larmes aux yeux et gesticula pour montrer son adhérence. On entendit son ventre gargouiller, elle rougit. C’est quand il s’approcha et qu’il dévisagea son corps étendue qu’elle lui refit un regard méchant, malgré le combat d’hier, pas question d’abandonner.


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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Sam 12 Nov - 18:19

Sa main était chaude contre son ventre. Ses longs doigts titillaient le sous-vêtement de Laë, glissaient le long de sa peau douce et fraîche, faisaient des allers-retours lents et agréables, délicieux. Si exquis que la jeune demoiselle avait même du mal à retenir ses gémissements suppliants. Elle était adorable, magnifique. Ses joues rougies enchantaient le jeune homme. Elle était ravissante, parfaitement désirable. Et s'il n'avait pas eu une autre idée en tête, sûrement aurait-il continué jusqu'au bout. Jusqu'à assouvir ses propres pulsions d'Homme. Sa propre excitation, son propre plaisir. Mais pas maintenant : il aurait tout le temps de le faire ensuite.

« Ayden … Ayden … Han … »

Le directeur frémit, frissonna de plaisir quand il entendit son prénom dans sa bouche. Entre ses lèvres, cela avait une sonorité différente, presque implorante. Elle en voulait plus, sans qu'il ne se décidât à lui offrir ce qu'elle demandait. Il prenait son temps, la faisait languir. Il souhaitait l'entendre, la sentir remuer sous ses doigts, se tendre pour recevoir plus de caresses. Il voulait percevoir ses gémissements d'excitation, ses réclamations sous-entendues. Il faisait durer le plaisir, s'émerveillait devant les expressions de son visage, la rougeur de ses joues et les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Il la sentait tendue, avide. Mais elle n'aurait rien de plus que ce qu'il ne s'autorisait à lui laisser pour le moment. Il avait envie de la punir de son impudence, de son insolence, en la laissant frustrée. Attachée et prisonnière. Impuissante. Plaisir sadique mais jouissif.

Il s'écarta, rabaissant sa robe sur le haut de ses cuisses pour ne pas qu'elle attrape froid. Embrasser une malade ne faisait pas partie de ses activités favorites et il préférait l'avoir en bonne condition. Les jouets cassés ou en mauvais état n'étaient pas intéressants. Il la bâillonna, peu enclin à la laisser hurler à tout va pendant son absence. Il n'y avait peut-être pas beaucoup de monde qui passait devant l'infirmerie, il préférait ne pas prendre trop de risque. C'aurait été se compromettre. (Sa réputation en serait foutue, si le peuple apprenait que le roi jouait durement avec ses sujets.)

Il sortit et ferma la porte à clé derrière lui. La pancarte « FERMÉE » était déjà accrochée dans le bon sens et il n'y toucha pas. Il s'éloigna d'un pas vif mais tranquille, indifférant. Personne n'aurait pu deviner en voyant son visage qu'il s'était passé quelque chose quelques minutes plus tôt. Un sourire aimable affiché sur le visage, Ayden saluait les Psychiques gentiment et leur souhaitait une bonne journée. Son ventre gargouilla : il avait faim. l alla directement manger un bout à la cafétéria avec Lena, qui s'étonna de son lever matinal mais qui ne posa pas de question. Le jeune homme lui en fut reconnaissant : il adorait la discrétion de sa sœur. Laëstiel resta présente dans son esprit un petit moment puis disparut totalement.

Les heures de l'après-midi passèrent rapidement et pas une fois la jeune femme ne revint dans l'esprit du directeur. Complètement oubliée, effacée. Elle n'était qu'un passe temps, un jouet qu'on utiliser lorsqu'il n'y a rien à faire. Elle resservirait sans aucun doute plus tard mais pas tout de suite. Ayden s'occupa comme il le faisait à son habitude, s'occupant de quelques papiers administratifs ennuyeux à mourir, se baladant dans les couloirs et faisant des excursions idiotes dans les salles de cours, justes bonnes à l'amuser lui (et les élèves) et à agacer les professeurs (qui se taisaient par peur de représailles mais qui n'en pensaient pas moins). Une journée banale en somme.

Dix-neuf heures trente sonnèrent et Ayden récupéra sa sœur dans son bureau pour rentrer. Pas la peine de s'éterniser toute la nuit au Manoir : elle aurait tout le temps de finir ce qu'elle faisait le lendemain. (Décidément, sa sœur était bien trop sérieuse.) Ils marchèrent tranquillement côte à côté, sous le ciel et les nuages rougis par le coucher du soleil qui disparaissait petit à petit derrière l'horizon. Ils discutaient de tout et de rien, comme ils le faisaient souvent.

Il se coucha rapidement (après avoir mangé, s'être douché et tout le tralala qui va avec) et même son sommeil fut paisible. Les mauvais cauchemars terrifiants ne vinrent pas envahir son repos et il put récupérer enfin de toutes ces nuits qu'il avait passé en sueur et inquiet, plein de remords.

Il se réveilla de nombreuses heures plus tard mais en sursaut, l'esprit titillé par quelque chose qui venait de revenir subitement dans sa mémoire : Laëstiel ! Oops. Elle avait dû passer toute la nuit à l'infirmerie, sans manger ni boire. Et elle devait être en train de crever de faim, de soif et de froid. Re-Oops. Il regarda l'heure : 10:48. Il se leva prestement et s'habilla décontracté. Dans le frigo, il récupéra une bouteille d'eau pleine et deux sandwichs.

Quelques minutes plus tard, il tournait le verrou de l'infirmerie et entrait, moqueur.

« Vu que tout ce que je te fait ne t'atteint pas, je suppose que tu ne m'en voudras pas pour t'avoir oublié. »

Il posa la nourriture sur la table, bien en vue, et sortit une couverture d'un des placards blancs et aseptisés. Il fixa Laë, qui le regardait également, des éclairs dans les yeux. Pas de doute, elle avait très envie de lui faire sa fête pour l'avoir laissé pourrir ici une nuit entière. Baah ... elle s'en remettrait ! Il lui enleva son bâillon et sourit, satisfait.

« On va jouer à quelque chose, jolie demoiselle. » Il désigna le repas frugal. « Tu obéis à tout ce que je t'ordonne de faire, et je te donne quelque chose à manger ou boire en échange, d'accord ? » Son sourire s'accentua, s'élargit, et il continua sans lui laisser le temps de répondre. « Oui ? Parfait ! Je savais que tu accepterais ! »

Il se pencha vers elle et leurs lèvres se frôlèrent sans pour autant réellement se toucher. Il lui souffla doucement dessus, presque aguicheur. Puis il susurra :

« Supplie moi, implore moi, et tu auras quelque chose. Conjure moi de t'embrasser et je te donnerait ce que tu voudras. »

Elle pouvait toujours refuser. Elle pouvait toujours se mettre en colère et hurler à s'en déchirer la gorge. Mais le maître du jeu, c'était lui. Et c'était lui qui gagnerait. Parce qu'il gagnait tout le temps. Toujours. Sans exception.
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Lun 14 Nov - 19:04

Le temps passe vite quand on s’amuse. Mais et l’inverse ? Le temps passe inexorablement lentement quand on s’ennuie. Et ce fut le cas de Laëstiel cette nuit là. Et la veille (après midi.) Elle se faisait clairement chier et sa condition lui assénait un double coup de poing. Attachée OK. Bâillonnée OK. Mais pendant une journée ?! L’horreur. Une simple humiliation qui continuait de subsister. Tout était désespérant. Tellement qu’elle craqua. Dans la nuit, discrètement, silencieusement. Elle autorisa ses larmes a perler le long de ses joues. Quelque chose qu’elle se jura qu’Ayden ne devrait jamais l’apprendre. Pleurer, c’est pourtant normal dirait-on. Mais pas pour elle, par pour cette fille a l’orgueil et a la fierté démesurés.

Elle s’en voulait tellement d’être impuissante face a lui, elle s’en voulait d’aimer ces caresses, elle s’en voulait d’aimer l’intérêt qu’il lui portait, elle s’en voulait d’être là, a sa merci, tout simplement. Ses poignets ligotés la brulaient mais ça non plus, le directeur ne devait pas être au courant. Fierté, fierté ~. Il était maintenant 11h. Bientôt 24h qu’il était parti, elle avait la tête baissée et se devait patienter. Cela avait été la journée la plus longue de sa vie, elle n’avait qu’une hâte, partir. Partir très loin s’enterrer. Puis le bruit du verrou la fit sursauter. Il était a nouveau là, l’air satisfait. Il fit comme la veille, se tenant droit comme un bâton devant la porte, la refermant a clé derrière lui. Signe mélodieux de défaite.

Il tenait contre son torse une bouteille d’eau et deux sandwichs. Elle mourrait de faim et rien qu’a cette vue, son ventre gargouilla et sa gorge s’assécha d’avantage. Elle eut les larmes aux yeux. Un petit sentiment de honte était là, en elle, comme un parasite. La honte de perdre, la honte de se soumettre. Puis l’angoisse vint voler la place de la honte. Elle venait d’apercevoir le petit sourire du directeur, légèrement sadique. Il avait une idée derrière la tête et elle le craignait fortement. Il s’approcha et posa le festin sur la table, assez loin d’elle. Elle baissa les yeux. Il avait décidément une idée. Connard.

    « Vu que tout ce que je te fait ne t'atteint pas, je suppose que tu ne m'en voudras pas pour t'avoir oublié. »


Elle le maudit mais le pire, c’est que Laë reconnut qu’il se servait de ses propres armes contre elle et ça, elle ne le supportait pas. Tricheur, tricheur, tricheur !
Il finit par lui ôter le bâillon. Elle respira un grand coup, comme s’il elle ne l’avait pas fait depuis trop longtemps. Elle reprit son souffle, n’osant dire un mot, comme si ses tentatives de cris avaient étouffés sa voix. Il s’assit et la regarda, heureux.

« On va jouer à quelque chose, jolie demoiselle. » Elle se raidit. « Tu obéis à tout ce que je t'ordonne de faire, et je te donne quelque chose à manger ou boire en échange, d'accord ? » Elle eut comme un léger bug, et manqua de perdre connaissance. Elle reprit ses esprits, mais sans qu’elle eut le temps de protester, il avait déjà ajouté : « Oui ? Parfait ! Je savais que tu accepterais ! »

Elle était dégoutée, obéir a ce chien. Plutôt crever. Elle détourna le regard, agacé, meurtrie, frustrée, soumise, énervé, enragée, dégoutée. Il approcha sa tête pour venir effleurer ses lèvres, elle tourna la tête, le fixant du coin de l’œil, méprisante.

    « Dégage. »


Mais il avait déjà commencer a dire :
    « Supplie moi, implore moi, et tu auras quelque chose. Conjure moi de t'embrasser et je te donnerais ce que tu voudras. »


Elle ouvrit grand les yeux, puis la bouche, comme pour montrer qu’elle était plus qu’outrée. Elle refusait, c’était sur et certain de le supplier. Jamais elle ne ferait ça ! Elle demeura silencieuse quelques secondes avant de crier, sourcils froncés.

    « Jamais je te supplierais espèce de sale pervers psychopathe ! T’as entendu ?! JAMAIS ! »


Elle se calma progressivement avant de se retenir de pleurer, au bout. Pourtant, elle n’avait pas la tête de quelqu’un qui pleurait par tristesse, simplement par rage. Elle regarda ensuite la nourriture et son ventre lui faisait mal. Elle souffrait, si elle ne mangeait pas, qui c’est s’il elle ne tomberait pas dans les pommes. Elle finit par murmurer.

    « Em..embra..embrasse moi… s’il te plait.. »


Elle n’avait pas conjuré ou supplié, juste demandé poliment. Elle tira sur ses liens une dernière fois, ce qui l’irrita encore. Elle fixait le repas avec envie. Elle perdait, c’était inévitable.

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Sam 19 Nov - 14:30

Il avait vu les traces de ses larmes sur ses joues roses, ses yeux légèrement gonflés et rougis par les pleurs. Mais il n'avait rien dit. Il aurait pourtant adoré sortir une réplique moqueuse et sarcastique, humiliante. Il aurait voulu jouer avec elle jusqu'à l'enfoncer, jusqu'à qu'elle soit prisonnière d'elle-même et non plus de lui. Jusqu'à ce qu'elle craque. Or il n'en fit rien. Son but premier n'était pas de la faire sombrer jusqu'aux ténèbres de la folie, jusqu'à l'enfer de son propre esprit. Il avait juste envie de s'amuser. Et pour cela, il y avait de nombreux moyens.

Il avait vu aussi ses poignets si fins brûlés par les cordes qui la retenaient sur le lit et qui entaillaient sa peau chaque fois qu'elle essayait de s'en défaire. Mais il ne les avait pas pour autant enlevés, se contentant de juste y jeter un coup d’œil. Il préférait ne pas prendre de risque de toute façon : se retrouver avec un hématome sur le visage risquerait d'attirer les questions de Lena. En outre, il adorait ce sentiment de puissance légèrement mesquine qui le parcourait quand il voyait Laë, totalement à sa merci. Et même si elle n'était pas dans de très bonnes dispositions, vu le regard méchant qu'elle lui lançait, il était persuadé qu'elle mourrait d'envie de rester ainsi. Il n'était pas macho, loin de là, mais il avait déjà entendu dire que les femmes (certaines du moins) aimaient être soumises. Un petit côté masochiste, donc ... Il était d'ailleurs à peu près certains que Laëstiel faisait partie de ces femmes là.

Il s'approcha vraiment d'elle et lui annonça les nouvelles règles du jeu. La première manche pouvait commencer. Une supplication pour un baiser contre quelque chose à boire ou à manger. C'était pas si terrible, quand même ! Enfin, pour Ayden du moins. Elle n'allait quand même pas se plaindre alors qu'il commençait plutôt doucement ... Un petit baiser. Ce n'était pas grand chose. Laë ne réagit pas tout de suite, mais la réponse fut virulente.

« Jamais je te supplierais espèce de sale pervers psychopathe ! T’as entendu ?! JAMAIS ! »

Bon ... Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Cela dit, elle y allait quand même un peu fort ! « Pervers psychopathe » ... Il laissa passer l'insulte. Elle était juste énervée, elle ne savait pas ce qu'elle disait. A moins que ce ne soit le contraire justement, et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle criait. Dans ce cas, c'était un peu plus dommage. Ayden n'aimait pas vraiment se faire insulter. Il était directeur, tout de même !

« A ta place, j'éviterai de dire jamais ... »

Il sourit, moqueur. Il savait parfaitement qu'elle le ferait quand même. Il avait entendu son ventre gargouiller et elle devait avoir tellement soif. Surtout que ses pleurs, même s'ils n'avaient peut-être pas été nombreux, l'avaient sans doute déshydratée. C'aurait été dommage de laisser sa belle peau s'abîmer à cause du manque d'eau. (Certes, une journée ne suffisait pas mais il vaut mieux prévenir que guérir.) Finalement, elle murmura doucement, au bord des larmes :

« Em..embra..embrasse moi… s’il te plait.. »

Le sourire du jeune homme s'accentua. Sa montée sur le chemin de la victoire reprenait. Bientôt, il arriverait tout en haut et il y resterait. Il était le grand vainqueur, le maître de ce Manoir. Et personne ne pouvait y faire des dommages sans en répondre ensuite devant lui. Personne.

« Puisque c'est si gentiment demandé ... »

Il se pencha donc de nouveau vers elle, obéissant à sa demande. Ses lèvres se posèrent sur celle de la jeune femme, trop douces. Il était tendre, presque attentionné. Un peu trop. Comme s'il voulait la faire souffrir par un surplus de gentillesse. C'était malsain. Mais parfaitement accepté dans les règles qu'il avait établies. Sa langue lécha doucement les lips de Laë puis il se releva. Souriant, confiant. Satisfait. Il recula jusqu'à la petite table et y prit la bouteille d'eau qu'il ouvrit rapidement. Retournant au chevet de l'Oubliée, il lui releva doucement la tête puisqu'elle ne pouvait pas boire toute seule et versa un léger filet d'eau entre ses lèvres entrouvertes. Le liquide était encore frais. Il vida à peu près la moitié du contenant et lui retira.

« On passe à la suite. » Il soupira ... « Je n'ai pas beaucoup d'idées. » Il réfléchit quelques instants. Il trouva enfin : la deuxième manche pouvait commencer. « Dis moi que tu en veux plus. Dis moi que tu veux encore sentir mes lèvres contre les tiennes, que tu veux ma langue sur ton palais. Dis moi que tu as besoin de moi, que je te deviens indispensable. »

Son sourire s'accentua. Elle le ferait. Comme elle venait de faire la première chose. Elle résisterait peut-être un peu au début. Puis elle s'avouerait vaincue. Et elle le supplierait. Il savait parfaitement que malgré ses ripostes, elle aimait réellement quand il la touchait. Il n'était pas dupe. Si elle avait été vraiment dégoutée, elle n'aurait jamais gémit ainsi, n'aurait jamais fait ce qu'il lui demandait. Elle l'aurait repoussé malgré ses mains attachées, aurait trouvé un moyen de le faire. Mais elle n'avait rien fait. Et ça, c'était le plus important. Elle aimait son contact. Quoi qu'elle en dise : tout son corps le criait. Et ça, c'était limite jouissif.

Un dernier sourire. Un rictus sadique et légèrement moqueur. Un sourire de gagnant. Un sourire de conquérant. C'était ça, qu'il était. Le vainqueur de toutes ses batailles. Et Laë était une bataille. Parmi tant d'autres ...
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Mar 22 Nov - 8:54

Elle allait lui faire la peau. Oh oui. Ça, c’était sur, choisi, payé et presque vendu. Elle allait se venger ça allait être violent. Dans tous ce qu’elle avait vécu depuis longtemps, jamais elle n’avait ressentit autant de haine pour l’adversaire. Elle ne supportait pas la triche, elle ne supportait pas de perdre, la mauvaise joueuse. Pour résumer, il y aurait revanche et humiliation pour lui. C’était sûr … personne ne la faisait pleurer sans y recoudre.

Car oui, elle était au bord des larmes. Ces petites perles glissant lentement le long de ses joues rosées. Elle devait le reconnaitre, il était fort. Mais pas assez pour elle ! Laëstiel ne le regardait plus, leur regards ne se croisaient plus. C’était trop à supporter. Il fallait qu’elle garde les yeux baissés. Il continuait son manège, elle le subissait. Il n’y avait plus rien a faire que d’attendre. Attendre inlassablement la fin de la torture, regardant d’un regard consentant le nouvel horizon se dessinant a la fenêtre.

Le soleil était haut maintenant et la lumière emplissait la pièce. Comme par hasard, la source blanche provenant du rond jaune en haut dans le ciel … se dirigeait vers Ayden. Pas cliché du tout déjà. Son sourire moqueur et narquois se voyait déjà mieux. Il resplendissait. Il était magnifique. … Et rien que cet pensée la fit souffrir.

Un petit gargouillis fut le signal de départ. Elle craqua, elle obéit. C’était ça ou rien. Alors maintenant, elle se mettait a le supplier. Le supplier de l’embrasser. Pourquoi ? Pour quelques gouttes d’eau. Pitoyable. Et ce fut efficace, il vint caresser ses lèvres d’une douceur plus que malfaisante. Il vint arracher du bout de sa douceur un gémissement de plaisir. Il vint sournoisement la corrompre en usant la manière douce. Il vint tout simplement lui arracher du bout des lèvres une simple victoire, aussi précieuse qu’un cristal.

    « Puisque c'est si gentiment demandé ... »


    « Monstre… Traitre… »


Elle détestait cette sensation. Trop de douceur tue la douceur. Si bien joué, une scène peut devenir presque réalité, non pas pour l’acteur mais pour le spectateur. Discernons enfin le réel de la comédie, ça nous évitera cris de jouissance établis.
De l’eau qui coula dans sa gorge, La petite princesse des oubliés n’avait jamais but aussi vite. Le directeur lui tenait la tête pour qu’elle puisse boire correctement. A peine quelques secondes s’étant écouler, aussi vite que le liquide, il lui avait déjà enlevé. Elle avait encore soif malheureusement. Elle le regarda, puis la bouteille, puis lui, puis la bouteille. Il l’avait mis bien en vue. Résignée, elle attendit la suite.

« On passe à la suite. » Elle soupira. « Je n'ai pas beaucoup d'idées. » Elle pensa : Ouai dans tes dents. Et l’observa réfléchir, priant qu’il eusse l’idée de la laisser partir. « Dis moi que tu en veux plus. Dis moi que tu veux encore sentir mes lèvres contre les tiennes, que tu veux ma langue sur ton palais. Dis moi que tu as besoin de moi, que je te deviens indispensable. »

… Là. Elle eut une envie meurtrière. Comme si elle allait lui sauter a la gorge comme dans les films d’horreur pour le dépieuter. Quelques minutes défilèrent, les unes après les autres. Dans le silence le plus totale. Une tension s’élevait avec lenteur. Les deux individus se testaient. Comme pour attendre que l’un craque. Mais l’un était carrément en position de gagner. Toujours le même. Lassitude. Laë se demandait de quoi elle avait l’air. Elle soupirait de détresse avant de murmurer, consentante et résignée.

    « Ayden … S’il te plait … Donne.. »


Elle avait la voix qui tremblait, n’arrivant pas à continuer. C’était trop dur. Trop humiliant. Elle eut les larmes aux yeux encore une fois. Depuis le début de la bataille, ça en devenait continuel. Pourquoi ? Pourquoi était-elle si faible face à lui ? Cette bête féroce … Cette lionne. Simple soumise d’un prédateur, comme elle. « Pourquoi ? » Il n’y avait plus que ça qui résonnait. Elle se forçait, tendit que les perles continuaient a dessiner ses joues rosées.

« … Donne m’en plus … Je veux te sentir plus … » *mensonge* « Tu m’es indispensable … » *mensonge !!* « Je t’en prie fais ce que tu veux ! Mais vite ! » *ARRETE DE MENTIR !!*

Et si tout cela était vrai ? Et si le mensonge n’était qu’un masque, une comédie ? Nan, mais t’es malade toi. Jamais de la vie.

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Sam 26 Nov - 19:35

Elle pleurait. Elle avait craqué. Et il la regardait, alors qu'elle s'humiliait devant lui en le fixant de ses yeux remplis de haine. Il sentait toutes les ondes négatives qu'elle lui envoyait, toute cette envie de tuer qui ressortait par les pores de sa peau, comme si elle allait sauter sur lui et le déchiqueter en morceaux, un sourire sadique sur les lèvres. Il était d'ailleurs certain qu'elle l'aurai fait si elle n'avait pas été attachée, raison pour laquelle il préférait lui laisser ses liens. Et puis, c'était tellement plus amusant de jouer avec une proie soumise et incapable du moindre geste. Tellement plus ... Jouissif. Un petit plaisir de sadique.

Le jeune directeur remarqua que sa prisonnière évitait son regard et c'était pour lui un signe de défaite. Elle n'osait même plus l'affronter de face, cherchant par tous les moyens à fuir sa présence. Elle voulait l'oublier, faire abstraction de lui alors qu'il était dans la même pièce qu'elle. N'importe quoi. Comme si elle pouvait. C'était bien au dessus de ses moyens, de toute façon. Il nota son regard qui passait par la fenêtre et exprimait tout son désir de se retrouver loin, très loin. Impossible. Elle creusait sa propre tombe en espérant, faisait écrouler les barrières de son esprit devenu faible. L'espoir fait vivre, dit-on.

Son ventre la rappela soudain au moment présent et Ayden sourit. Ce n'était qu'une question de secondes. Il se savait vainqueur mais il savourait toujours autant cette délicieuse saveur sur sa langue, ce doux sentiment de réussite. Alors elle le supplia. C'était si ... Charmant. Il l'embrassa si tendrement, presque amoureusement qu'elle gémit. Ses lèvres étaient trop douces, il le savait. Mais il aimait jouer de ça, jouer avec les contradictions de ses proies.

« Monstre… Traitre… »
« Erreur, ma chère. Le traître est celui qui trompe ses maîtres. »

Et il n'avait pas de maître. Mais il était futile de le préciser. Alors il lui donna enfin ce qu'elle désirait. Quelques goulées d'eau fraîche, si précieuses et bienfaitrices, qui coulèrent dans sa gorge comme un torrent en colère. Elle buvait vite, pour ne pas en perdre une goutte. Comme une pauvre hère qui vient de séjourner trop longtemps dans le désert. Triste spectacle. Il n'attendit pas qu'elle vide la bouteille et la lui retira aussi vite, passant directement au second tour de ce jeu machiavélique. Il lui imposa les nouvelles paroles qu'elle devait prononcer mais pendant un moment, seul le silence lui répondit. Les minutes s'écoulèrent doucement mais Ayden ne fit rien pour montrer son impatience. Il n'était d'ailleurs même pas pressé. Il savait qu'il allait gagner, à quoi bon se précipiter ? Il avait bien tout le temps devant lui.

« Ayden … S’il te plait … Donne.. » Les larmes coulaient de plus en plus sur ses joues rougies. « … Donne m’en plus … Je veux te sentir plus … Tu m’es indispensable … Je t’en prie fais ce que tu veux ! Mais vite ! » Dernier soupçon de vitalité.

Le sourire du directeur s'accentua encore et une petite lueur s'alluma dans ses yeux. Cela commençait enfin à devenir intéressant. Il s'avança alors vers elle et avide, toute douceur oubliée, l'embrassa fougueusement et langoureusement. Sa langue venait caresser celle de Laëstiel, se retirant puis revenant à la charge dans un ballet endiablé dont lui seul connaissait le dénouement. Ses lèvres étaient pressantes, son envie palpable. Il n'avait plus envie de s'arrêter. Sa main vint sécher les perles salées qui roulaient sur la peau de la jeune femme et il se releva, le souffle légèrement entrecoupé. Haletant. Son éternel sourire de gagnant sur le visage. Encore mieux qu'il ne l'avait espéré.

« Bon ... Voici ta part. »

Il se leva et attrapa l'un des sandwichs. Il le déballa et le présenta devant la bouche de Laë, pour qu'elle croque dedans. Il le lui laissa en entier, surpris lui-même par sa propre générosité. Cela dit, il n'avait pas envie que cela traîne trop en longueur : il ne savait même pas s'il allait avoir assez d'idées pour arriver jusqu'à la fin.

« Que pourrais-je maintenant te demander ...? » Il réfléchit. « Décidément, j'ai quelques idées pour toi mais j'ai envie d'attendre encore un peu. » Il soupira. « Maintenant, dis moi que tu détestes les Oubliés. Dis moi que tu regrettes avoir fait toutes ces conneries, dis moi que tu hais Jude du plus profond de ton âme, qu'il n'est rien pour toi, que tu pourrais parfaitement vivre sans lui. Dis moi que la haine que tu ressens en ce moment est pour lui, que tu meurs d'envie de le tuer doucement, lentement, irrémédiablement. » Il laissa passer un court silence avant d'achever. « Il n'est même pas venu te sauver, te laissant à ma merci. Regarde le, comme il est lâche. Il t'as laissé seule alors qu'il t'avait sûrement promis de toujours venir à ta rescousse, n'est-ce pas ? Mais il n'est pas venu. Il ne viendra pas. Abandonne, Laë. »

Et sa voix paraissait tellement sûre, tellement débordante de vérité, que même lui faillit y croire.
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Mar 29 Nov - 19:09

Elle n’en pouvait plus. C’était trop. Mais ça faisait bien quelques heures qu’elle n’en pouvait plus. Il abusait de son pouvoir, il allait trop loin. Et il le savait ce monstre. Que pouvait-elle faire à part obéir ? A sa merci. Mais maintenant … cette comédie allait cesser. Terminé. Elle ne serait plus son petit toutou obéissant. Elle l’avait maintenant supplié de l’embrasser, de continuer à l’embrasser, de la caresser. Que des gestes sensuels. Des gestes qui ne sont pas dignes d’un directeur envers une élève. Pourquoi ? Pourquoi tout cela était si dur à assumer ? Surement parce qu’il était son plus grand ennemi. La barrière qui la séparait du monde extérieur.

Un monde qui se tenait inaccessible mais dont on pouvait rêver grâce à l’esprit de rébellion, à l’esprit de liberté. C’est souvent quand on se bat pour être libre qu’on le devient. Freedom never die. Elle est là, au fond. Elle subsiste. Il ne faut jamais perdre espoir. Il faut savoir retrouver la flamme qui l’alimente. Elle éclaire le chemin. Le chemin de la persévérance et de la force.

Une exécution. Il la tuait à petit feu. Elle mourrait lentement, douloureusement. Et personne en vue pour la sauver. Personne en vue pour l’extirper de ce mauvais pas. Personne pour la pousser sur le podium. Personne pour l’acclamer de sa victoire. Juste lui et elle. Personne d’autre. Il n’allait pas gagner, plus gagner. Elle ne le laisserait plus le bonheur de l’achever. Il fallait qu’elle se remette, qu’elle montre qu’il n’y avait pas que la faiblesse.

Elle avait réussi .. à répondre à ses exigences. Sa récompense fut donc tout de suite requise. Un sandwich, à manger. Enfin, elle était à bout de force. Malgré son état, elle mangeait avec délicatesse et non pas comme une sauvage. Elle ne voulait certainement pas montrer sa dépendance. Gardons au moins un minimum d’honneur. Elle attendit avec agacement et impatience la suite.

    « Merci. »


On aurait dit plutôt un grognement. Quelques secondes plus tard, elle se demanda pourquoi elle l’avait remercier. Elle avait plus envie de l’égorger et de le piétiner. Il toussa et annonça le jugement.

    « Maintenant, dis moi que tu détestes les Oubliés. Dis moi que tu regrettes avoir fait toutes ces conneries, dis moi que tu hais Jude du plus profond de ton âme, qu'il n'est rien pour toi, que tu pourrais parfaitement vivre sans lui. Dis moi que la haine que tu ressens en ce moment est pour lui, que tu meurs d'envie de le tuer doucement, lentement, irrémédiablement. »


Ses sourcils se froncèrent. Son regard devint mauvais. Attendez … il était vraiment sérieux ? Elle se mit en colère. A l’intérieur d’elle, elle n’en avait plus rien à faire. Plus rien à faire de sa situation, plus rien à faire de lui. Elle était maintenant décidée à reprendre la bataille, décidée à lui tenir tête. Ce qu’il demandait était impossible … Elle ne pourrait pas. Jamais. Laëstiel n’en était pas capable. Dire des choses aussi horribles à propos de John, même pour la liberté, plutôt crever.

    « Non mais tu es malade ! Tu peux mourir pour que je dise ça ! Il ne faut pas pousser !! Je ne vois pas pourquoi je dirais du mal des miens ! »


Elle le hais tellement à ce moment là qu’elle se demandait ce qu’elle allait faire de lui quand il la libérerait. S’il le faisait évidemment. Ce qui n’était pas gagné. Elle avait quand même bu et mangé, ce qui pouvait la faire tenir encore quelques heures. Même si elle était au bord de craquer, elle n’insulterait jamais John juste pour satisfaire Monsieur.

    « Jamais tu m’entends … Jamais je ne t’obéirais sale rat ! Sale égoïste ! Salaud ! Connard ! Profiteur ! Jamais je dirais du mal de John pour ton simple petit plaisir !! tu as entendu ?! JAMAIS ! »


Elle avait été ferme et précise. Directe et honnête. Ces yeux étaient profonds. Elle n’avait plus le regard de princesse soumise de tout alors. Ses larmes avaient disparu. Elle était énervée … et plus forte. Puis elle repensa à ce qu’il avait dit.

    « Il n'est même pas venu te sauver, te laissant à ma merci. Regarde le, comme il est lâche. Il t'as laissé seule alors qu'il t'avait sûrement promis de toujours venir à ta rescousse, n'est-ce pas ? Mais il n'est pas venu. Il ne viendra pas. Abandonne, Laë. »


Comme un éclair dans sa tête. Comme un bruit de tambour qui fait mal. Comme un gifle. Il n’était pas venu … et alors ?! Ce n’était pas … de sa faute. Voilà maintenant plus d’une journée qu’elle avait disparu. Elle se demandait si on la cherchait, elle, une oubliée. Surement pas… Après tout, oublié signifie tout, non ? Seule, à l’oubli. John lui manquait énormément. Mais même attachée à ce lit, elle lui serait fidèle. Fraternelle ou naïve ? Peut-être les deux. Elle ne voulait pas abandonner … elle ne DEVAIT pas abandonner. Mais qu’allait-il se passer si elle refusait ? Tant pis, elle prenait le risque. Pour elle. Pour John. Pour les oubliés. Pour la fierté de son âme.

    « Ta gueule … qui est le lâche ?! C’est toi ! Tu te caches ici ! Dans cette infirmerie ! Tu n’as même pas la force de te battre contre moi à armes égales ! Non … tu me séquestres ici pour que je réponde à tes attentes … je ne peux pas me défendre si ce n’est te cracher à la gueule ! Tu es méprisant … N’accuse pas les autres de ta propre sournoiserie ! »


Et elle lui tira la langue, crachant à ses pieds. Même au point craquer, de pleurer, d’hurler, d’appeler à l’aide. Laëstiel restait Laëstiel, fière oubliée.

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Dim 4 Déc - 12:27

Il se savait cruel, impitoyable et sadique. Méchant voire mauvais. Insensible et inflexible. Brutal. Implacable. Tortionnaire et persécuteur. Il le savait et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de continuer ce jeu infâme et injuste, s'enfonçant plus profondément dans la mesquinerie et la malveillance. Ce n'était pas digne d'un Directeur mais il n'avait jamais eu de comportement qui ressemblait à celui d'un Directeur normal. Le vice du jeu le perdrait, il en était conscient. Mais maintenant qu'il était lancé, maintenant que cette partie abjecte avait commencé, il ne pouvait pas s'arrêter. S'interrompre en route, c'était admettre sa lâcheté et il ne pouvait y consentir. Son attitude était ignoble et méprisable. Il jouait trop bien, comme s'il voulait que ce ne soit pas qu'un jeu. Mais peut-être que tout cela avait basculé dans la réalité, en fin de compte. Tout allait trop loin.

Ce n'était plus un jeu, plus réellement. C'était devenu de la persécution pure et dure, cruelle et humiliante. Une lapidation par sarcasmes désobligeants. Un assassinat par gestes doux et sensuels. Un meurtre par chantage avilissant. Et pourtant ... Pourtant, elle répondait à ce qu'il lui demandait. Elle s'exécutait de mauvaise grâce mais elle le faisait. Elle mangea avec délicatesse et manières quand il lui présenta le sandwich, gardant un minimum de dignité même quand elle était attachée et prisonnière, à la merci d'un bourreau impitoyable. Oubliée jusqu'au bout, même dans les pires conditions. Ayden admira cette volonté qui l'animait encore, cette force et cette envie de vengeance qui la faisait bouger.

« Merci. »

C'était un petit merci, un grognement presque inaudible. Elle n'aurait pas dû le remercier. Elle aurait dû lui envoyer des tas d'insultes à la gueule, pour qu'il comprenne enfin. Pour qu'il culpabilise. Elle aurait du mais elle n'en fit rien sur le moment. Il annonça la suite. La troisième manche. Il poussait le bouchon toujours un peu plus loin, s'approchait de la mèche avec son briquet et attendait que la bombe explose. Cela ne tarda pas. Le jeune homme remarqua tout de suite le changement dans l'attitude de Laëstiel. Elle le toisa, méprisante. Dans ses yeux brillaient une intense colère, une fureur incontrôlée qui allait déborder à tout instant et se déverser sur lui. Sur ses actes ignobles et son comportement d'insensible.

« Non mais tu es malade ! Tu peux mourir pour que je dise ça ! Il ne faut pas pousser !! Je ne vois pas pourquoi je dirais du mal des miens ! »

Sa voix était dure et laissait passer la rage qu'elle ressentait à cet instant, la haine qu'elle avait pour lui et qui venait de se réanimer comme un feu dans lequel on jette quelques bûches.

« Jamais tu m’entends … Jamais je ne t’obéirais sale rat ! Sale égoïste ! Salaud ! Connard ! Profiteur ! Jamais je dirais du mal de John pour ton simple petit plaisir !! tu as entendu ?! JAMAIS ! »
« Quelle vulgarité ... »

Il n'avait pas bronché. Sa voix était restée la même, glaciale. Son comportement était le total opposé de celui de la jeune femme, qui ressemblait plus à une flamme ardente qu'autre chose. La glace contre le feu. Il ne fondrait pas contre elle. Il se savait vainqueur de toute façon. Il gagnerait parce que ce devait être ainsi. Il en rajouta une couche. Jude n'était pas venu. Il ne viendrait pas. Cela ne sonnait-il pas comme une évidence ? Cela faisait un jour qu'elle était enfermée, un jour qu'elle avait disparu. Et personne n'était partit à sa recherche. Quand il l'avait laissé la veille et qu'il s'était occupé des affaires de Mystic Hall, personne n'était venu le voir pour lui demander où était passée Laëstiel. Mais qui s'en préoccupait, en réalité ? Personne. Elle n'était qu'une Oubliée, une rebelle gênante. Une personne dont personne ne se souciait et que personne ne regretterait si elle disparaissait. C'était ça, le lot commun des Oubliés. Et d'un côté, cela rappelait un peu les Exclus qui, s'ils disparaissaient également, ne provoquaient aucun émoi.

« Ta gueule … qui est le lâche ?! C’est toi ! Tu te caches ici ! Dans cette infirmerie ! Tu n’as même pas la force de te battre contre moi à armes égales ! Non … tu me séquestres ici pour que je réponde à tes attentes … je ne peux pas me défendre si ce n’est te cracher à la gueule ! Tu es méprisant … N’accuse pas les autres de ta propre sournoiserie ! »

Il accusa le coup sans broncher. Il n'était plus qu'un prince de glace bien trop froid pour être réel. Son visage était sérieux et tout sourire narquois s'était volatilisé. Il redevenait, en soi, un peu le Directeur qu'il aurait dû être à tout instant.

« Je ne me cache pas. En l'occurrence, c'est toi qui es arrivée à l'infirmerie en essayant d'échapper à mes Sib. Je n'ai fait que me tenir au courant. Mais tu refuses de voir la réalité ... »

Il s'avança vers elle sans un mot, défit ses liens rapidement. Il la fixa, sévère, le regard intense et brûlant d'un sentiment sur lequel il ne pouvait même pas mettre un nom.

« Voilà. Tu es libre. Fais ce que tu veux. Tu peux me frapper. Tu peux te venger toi-même, tu peux partir en courant et aller chercher Jude pour qu'il vienne te venger. Tu peux souhaiter ne jamais me revoir. Tu peux faire une croix sur tout ça et oublier. Tu peux penser que je te demanderai pardon et je ne te détromperai pas. Tu as le choix ... »

Il se recula en continuant de la fixer. Il lui laissait le choix. Le jeu, au final, n'avait plus de raison d'être. Si elle refusait, tout s'écroulait. Elle avait refusé. Elle était libre. Que ferait-elle maintenant ? Partirait-elle ou essayerait-elle de le tuer ? Les deux, peut-être. Il n'en savait rien. Il attendait. La bombe était lâchée. Elle exploserait.

Bientôt.
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Sam 10 Déc - 16:07

La liberté ? Le sentiment d’égalité. C’était trop demandé ? Se battre à égal … sans triche, sans domination. Elle ne voulait que montrer sa puissance elle aussi. Mais elle ne pouvait pas. Ses liens n’étaient que signe de défaite depuis le début. Elle n’avait pas gagné jusque là. Pourquoi ? Pourquoi était-ce si dur de s’affirmer dans ce monde ? Tout ce qu’elle avait fait jusqu’à présent. Balayé par ce sourire glacial et pesant, effacé par cette posture imposante, détruite par ces gestes si doux. Elle n’en supportait plus. Il fallait que tout cela cesse. Que tout redevienne comme avant. Qu’elle retrouve sa fierté … Il le fallait.

Elle avait résisté. Elle avait protesté. Le jeu était terminé. Son manège aussi. Enfin … Enfin il avait entendu son cri de désespoir. Enfin, il avait compris. Malgré cela, il demeurait impassible, ce qui avait pour cause d’en faire frissonner Laëstiel. Elle le regardait, avec une certaine … crainte. Sans vraiment l’être en fait. Un regard empli de questionnement, comme si elle cherchait a rentrer dans sa tête. Ses yeux étaient froids. Elle soupira, il n’allait pas la laisser entrer facilement.

Il s’approcha, défia ses liens. La demoiselle sauta hors de lui. Mais à peine avait-elle touché le sol qu’elle tomba à genoux. Ses jambes étaient engourdis. Elle avait terriblement mal. Toutes ces articulations lui tiraient jusque dans le haut des cuisses. Elle laissa échapper un gémissement plaintif et s’accrochant a la barre du lit à sa gauche, elle se releva. Ses poignets étaient rouges vif, des morceaux de peau étaient arraché. Elle souffrait en silence, évidemment.

    « Voilà. Tu es libre. Fais ce que tu veux. Tu peux me frapper. Tu peux te venger toi-même, tu peux partir en courant et aller chercher Jude pour qu'il vienne te venger. Tu peux souhaiter ne jamais me revoir. Tu peux faire une croix sur tout ça et oublier. Tu peux penser que je te demanderai pardon et je ne te détromperai pas. Tu as le choix ... »


Il avait prononcé ces mots avec tellement de lassitude, comme s’il n’en avait rien à faire, comme si tout ce qu’il lui avait fait ne l’avait pas accepté. Comme s’il sous-estimait ses capacités. Et puis, il était marrant, s’enfuir ?! Il avait fermé la porte à clé. Donc elle était toujours coincé. Il était tellement froid qu’elle avait perdu toute combativité. Comment faire pour se venger ? Elle se releva doucement, titubant à moitié. Elle voulait … Elle devait … Elle s’approcha de lui et l’attrapa par le col de sa cravate. Il l’avait souillé, lui, le gentil petit directeur qui cachait bien son jeu depuis le temps. Elle tenait l’homme qui avait posé ses mains sur elle « à sa merci ». Ses membres tremblaient comme une pauvre petite créature qu’elle était.

    « Je .. Je vais te faire … regretter. Sache que je n’ai pas besoin de John ! Je n’en ai pas … besoin … »


Elle finit par lui envoyer son poing dans la figure, si fort qu’il tomba. Elle en était déjà essoufflée. Cet énorme effort avait été décisif. Tout ses membres s’engourdirent. Ça allait mieux, depuis qu’elle l’avait frappé. Il méritait plus mais elle n’en était pas capable. La bombe était endommagé, elle n’avait fait qu’une petite explosion. Elle tomba au sol alla vers lui, doucement. Elle le fixait dans les yeux. Elle se rapprochait de lui, comme inquiète. Sans vraiment l’être.

    « Ayden … ? »


Sa voix était faible. Sa gorge à nouveau sèche. Son ventre à nouveau vide. Elle était faible. Il se releva, elle resta à terre, le regardant d’en bas. Elle fronça les sourcils, encore dans un moment pareil ou elle devrait le supplier de la relever, elle ne dit rien. Pour le peu d’honneur qui lui restait. Elle s’accrocha et se releva, elle était près de lui, trop près. Elle sentait son parfum. Mais ce n’était pas comme sur le lit. Elle était libre. Enfin … pas tout à fait.

    « Laisse moi sortir … S’il te plait. »



Elle approcha ses lèvres des siennes, comme un désire incontrôlable. Elle l’embrassa, le faisant reculer jusqu’au mur. Pourquoi faisait-elle ça ? L’idiote. Le baiser durait longtemps, il était intense et à la fois douloureux. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait, pourquoi elle le faisait. Elle le faisait juste. Doucement, elle descendit à sa nuque qu’elle parsema de petits baisers délicats. Peut-être était-ce le syndrome de Stockholm dont elle était victime. Celui ou les victimes se prennent d’amour pour leur bourreaux. Elle était aussi tendre que lui, mais ce n’était pas mesquin. C’était …
imprononçable, comme un soupçon de bien-être, une plume magique qui endormirait tout sens pour unir deux étrangers. Elle finit par se reculer violemment. Non, elle n’avait pas … Non …
Elle ne fit que détourner la tête ou son regard avait déjà été détourné.


    « Pourquoi.. ? »

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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Lun 12 Déc - 14:29

La fin. Chaque chose a une fin, même les meilleures. Et celle du jeu était enfin arrivée. La partie avait perdu sa saveur, le divertissement son but véritable. Le jouet son intérêt. Il n'y avait plus d'utilité. Plus d'amusement à tirer de la pauvre chose qui gisait sur le lit. Plus de plaisir à prendre en l'humiliant encore et encore. Plus de satisfaction à la voir pleurer et supplier. Plus de contentement à l'entendre hurler et insulter comme une diablesse. Plus de jubilation à la regarder se débattre et tirer sur des liens incassables. Plus rien. Juste un sentiment de vide et au fond, une légère sensation de jubilation, comme celle que ressent celui qui à atteint au final son but. Mais quel avait été réellement l'objectif du jeune homme ? Faire exploser la bombe ou la désactiver pour que rien n'éclate ? Faire craquer l'adolescente ou juste lui donner une leçon dont elle se souviendrait ? L'humilier jusqu'à que haine s'en suive en y tirant du plaisir ? Il n'y avait qu'un pas à franchir et juste derrière la ligne se trouvait la face terrible du Directeur, son côté sadique et impitoyable, presque mauvais. Laëstiel avait sans doute déjà franchi la limite et pu apercevoir cette face cruelle et implacable. Qu'en avait-elle pensé ? Avait-elle eu peur ou cela l'avait-elle poussée encore à se battre et à le détester jusqu'au plus profond de son essence ? Avait-elle souhaité faire demi-tour au plus vite ou avait-elle eu envie de continuer à s'aventurer dans ce terrain miné ? Seule elle le savait et Ayden doutait d'avoir une réponse un jour ...

Elle avait hurlé sa colère et crié son désaccord. Était-ce ça ou la lassitude qui avait décidé le jeune homme de tout arrêter ? Était-ce ça ou sa mauvaise conscience qui reprenait le dessus ? Il n'en était pas certain. Alors qu'il essayait lui-même de se persuader que tout ce qu'il faisait n'était pas réellement grave, il culpabilisait un peu. Juste un peu, mais cela suffisait à fissurer la carapace qu'il s'était forgé devant le regard de l'Oubliée. Il se répétait encore et encore qu'elle lui avait elle-même dit qu'elle se moquait bien de tout ce qu'il faisait, mais il savait parfaitement qu'elle avait affirmé ça pour garder sa fierté intacte. Il avait voulu y croire vraiment et dans l'élan du jeu, il avait oublié momentanément que c'était un mensonge. Il avait pris beaucoup de plaisir à torturer cette pauvre âme qui, en vérité, n'avait jamais demandé de venir au Manoir en quittant sa vie d'avant. Tel était le triste destin de tous les Oubliés, obligés à quitter le vrai monde et leur famille à laquelle ils avaient eu le temps de s'attacher, pour un Manoir presque sans avenir. Presque, seulement.

Alors pendant que sa barrière mentale se fissurait peu à peu devant le désespoir qu'il avait senti dans la voix de Laëstiel, il la détacha du lit. Les cordes tombèrent sur le sol comme de fins serpents, après avoir accompli leur sombre besogne. Ayden remarqua que les poignets de sa captive étaient blessés, brûlés par les frottements des ficelles rêches. Il n'en fit cependant aucun commentaire, se doutant bien qu'elle ne voudrait évidemment pas de sa piété ou de ses compassion. Après tout ce qu'il lui avait fait, elle devait sûrement penser que s'il osait parler de ça avec miséricorde, il serait le pire des hypocrites de la Terre. Lui qui l'avait si durement torturé sans scrupule, en la fixant de son regard si froid et si impassible. Impénétrable.

Elle sauta hors du lit et faillit s'étaler sur le sol. Ses jambes tremblaient et ses yeux étaient brouillés. Évidemment, se lever aussi vite après être restée si longtemps étendue n'était pas une bonne idée. Le temps n'avait pas eu le temps de circuler et de réchauffer ses membres, qu'elle essayait déjà de jouer les durs. Sa tête devait la lancer mais elle n'en montra presque rien. Un seul gémissement lui échappa, tandis qu'elle se rattrapait au lit pour éviter une chute humiliante. Elle n'avait sans doute pas besoin de ça en plus. Ayden lui annonça sa liberté d'une voix calme et imperturbable, comme s'il donnait un ordre alors qu'il n'émettait que des possibilités. Des choix. Elle ferait le sien. Elle se décida rapidement et bientôt, elle s'accrochait à sa chemise, fragile créature, en le tirant vers elle, menaçante. Vu son état, elle n'était pas bien terrifiante. Avec un peu de chance, elle aurait pu faire peur à un gamin de maternelle, mais rien n'était moins sûr. Il fixa son regard sur elle, intense. Qu'allait-elle faire maintenant, alors qu'elle tenait à peine sur ses jambes ?

« Je .. Je vais te faire … regretter. Sache que je n’ai pas besoin de John ! Je n’en ai pas … besoin … »
« Je t'en prie, je n'attends que ça. »

Il n'avait pu s'empêcher d'être sarcastique. Les remarques de ce genre était une habitude dont il ne pouvait se défaire et qu'il supportait assez bien la plupart du temps. Dans sa jeunesse, cela lui avait surtout apporté beaucoup d'ennuis. La plupart des professeurs avaient pris ça pour de l'insolence, ce qui, il fallait l'avouer, n'était pas bien éloigné de la réalité. C'était une sorte d'arrogance particulière, dissimulée par une légère touche d'ironie qui faisait bien mal son rôle. On sentait toujours l'impertinence des mots qu'il prononçait.

Alors elle le frappa.

Pas faiblement, comme l'avait laissé penser son corps chétif et mince. Mais d'une force peu commune, donnée à ceux qui sont si proches du désespoir qu'ils n'ont plus rien à perdre, en fin de compte. Un dernier coup, comme le couperet qui tombe et tranche la tête. Comme la guillotine qui accomplit son œuvre définitive. Une œuvre de mort. Si fort, qu'il en tomba d'ailleurs. Sa tête partit en arrière et il atterrit lourdement sur le sol. Une grimace fugace passa sur son visage mais tout aussi rapidement, son impassibilité reprit le dessus. Sa vue se brouilla un peu mais il fit comme s'il voyait très bien. Lui aussi, était un maître de la dissimulation. On lui avait toujours appris que les sentiments sont une faiblesse et qu'un visage expressif en apprend toujours trop à l'autre. Toujours.

Elle se laissa tomber près de lui, exténuée. Toute la fatigue du monde se lisait dans ses yeux et sur son visage. Il la contempla, et mentalement, il se demanda ce qu'elle allait lui faire cette fois-ci. Il l'avait sous-estimée, ne s'attendant pas à un ce qu'un tel être puisse avoir autant de force. D'un côté, il en était ravi. Ça avait un certain côté encore plus attirant, pour quelqu'un qui aimait les femmes de caractère comme lui. Décidément, il aurait dû aller piocher chez les Oubliés plus tôt.

« Ayden … ? »

Elle le fixait dans les yeux. Un minuscule sourire moqueur apparut sur le visage du jeune homme.

« Quoi ? Tu veux savoir si je suis encore conscient pour me taper de nouveau dessus ? »

Elle semblait encore plus fragile, dans cette position. Sa voix avait été presque inaudible. Il se rendit alors compte qu'il s'était mordu la lèvre et un léger filet de sang coula le long de son menton. Il l'essuya vivement, sans rien laisser paraître de plus. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas saigné sous les coups de quelqu'un, et encore moins sous ceux d'une famille. Mais à vrai dire, avait-il déjà saigné une fois par la faute d'autrui ? Sans doute pas. Il était un Ayling, après tout. Et rares étaient les téméraires qui osaient frapper le descendant du fondateur du Manoir. Mais il y en avait, c'était certain. Preuve en était, devant lui. Il se releva, continuant de la fixer. Rien ne passait dans ses yeux. Ni rage meurtrière, ni respect. Rien.

Elle se leva également, titubante. Un coup de vent l'aurait fait tomber. Mais elle se battait encore et encore. Une volonté admirable. Une volonté d'Oubliée, sûrement.

« Laisse moi sortir … S’il te plait. »
« C'est un verrou, tu sais. T'es pas assez grande pour le tourner toute seule ? T'as besoin d'aide ? »

Encore. Toujours. Pourquoi ce désir incontrôlable de lapider les gens oralement ? Pourquoi cette envie, ce plaisir à les rabaisser verbalement ? Il était fait ainsi. Il aimait ses phrases meurtrières. C'était une partie de lui, au fond. Elle s'approcha encore de lui, une soif inassouvie dans les yeux. Et elle l'embrassa. Elle le poussa contre le mur, jusqu'à qu'il soit prisonnier. Elle était fougueuse et audacieuse, presque provocante. Ayden hésitait. Devait-il la repousser ou apprécier ? Prendre comme il le devait ce baiser si inattendu mais qui avait beaucoup plus de valeurs que ceux qu'il lui avait donné alors qu'elle était attachée ? Il n'eut pas le temps de répondre à cette question qu'elle recula vivement, une détresse insondable dans les yeux. Comme une petite fille perdue.

« Pourquoi.. ? »
« Et bien, je savais pas que tu en avais aussi envie. Suffisait de demander hein ...! »

Son sourire était moqueur, sa voix sarcastique et presque tranchante. Il la repoussa encore un peu et s'éloigna d'elle. Se dirigeant vers la porte, il la déverrouilla et l'ouvrit en grand.

« Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, va-t-en. » Il soupira. « Et ne te laisse pas avoir par la mauvaise idée de tomber amoureuse. Tu risquerais de le regretter. »

Conseil ou menace ? Lui-même n'en savait rien et personne n'aurait pu le dire ...
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Mer 14 Déc - 19:17

La fin du jeu. La fin de l’amusement. La fin des cris. Tout disparaissait progressivement. Durant ce jeu, elle avait commis des échecs. Elle avait perdu, humiliée, déshonorée. Elle s’était pourtant battu avec bravoure et courage. Mais ce n’était pas suffisant, apparemment. Elle avait besoin de plus de détermination. Elle avait besoin que son sourire de confiance revienne. Elle avait besoin de sentir revenir toute son énergie, toute son arrogance, toute sa force ! Et elle l’avait. L’écart d’une seconde, elle l’avait retrouvé ! Juste un coup de poing. Elle avait déchainé sa rage. Elle avait crié, pour qu’il entente, elle avait touché pour qu’il sente, elle avait fait mal, pour qu’il ressente tout ce qu’elle a vécu.

D.o.u.l.e.u.r.
La fin du jeu. La fin de l’amour. Quel amour ? C’était du … divertissement. Il n’y avait rien de sentimentale dans tout ces gestes. Alors pourquoi ? Pourquoi étaient-ils si bons depuis le début ? Ses pensées étaient elles même en désordre. Elle ne savait plus quoi penser. C’est comme si le temps s’était arrêté depuis qu’elle l’avait frappé. Le poing de la jeune fille en suspension. A partir de ce moment là, ou elle a cru réfléchir, toutes ces soi-disant réflexions s’échouèrent sur une plage imaginaire. Elle avait perdu la tête, la fatigue surement. Le doute. La peur. Le regret. L’impuissance face à soi-même.

Laëstiel tomba par terre, sa puissance, que ce soir morale ou physique, avait disparu. Elle était seule face au passé. Il fallait l’affronter. Elle avait mal, si mal … C’était insupportable, cette sensation était celle du regret. Qu’allait-elle faire ? La pire erreur. Un baiser volontaire, audacieux. Elle l’avait coincé, comme il l’avait coincé il y a de ça plusieurs heures. Elle avait reproduit le geste aussi douloureux qu’agréable. Elle en devenait addict, à ses lèvres, à sa peau, à son odeur.

P.o.u.r.q.u.o.i. ?
Inlassablement, elle le sentait faiblir, elle le sentait sourire. Paradoxe indomptable. Il se réjouissait lui-même de sa défaite. Elle voulait peut-être seulement goûter à ce plaisir elle-même ? ça serait le dernier. Elle se le promettait. Son plaisir si singulier vint être déchiré par un cynisme malfaisant. Elle détestait le sarcasme. Elle détestait les lâches se cachant derrière leurs misérables phrases qui ne font que reprendre les autres. Elle soupira, sans rien dire. Elle se devait de ne pas s’énerver. Elle ne lui ferait pas ce plaisir. Elle préférait le regarder, avec ces yeux durs, elle préférait le toiser pour qu’il comprenne que c’était fini. Elle eut un petit air hautain, défiant, le même qu’au début … du jeu. Le même. Il resterait le même maintenant. Elle ne perdrait plus. Elle se le jura. C’était une promesse unique … car c’était celle de sa volonté à son cœur.

D.é.t.e.r.m.i.n.a.t.i.o.n.

La jeune oubliée tourna les talons, elle lui tourna le dos plus précisément, d’un petit arc de cercle. Elle prit un air supérieur, pour montrer qu’elle ne souffrait pas. Elle cachait ses émotions au fond d’elle, comme à son habitude. Pourquoi les montrer ? Pourquoi ne pas se convaincre qu’elle ne sont pas là pour qu’elles disparaissent. Au fond d’elle, elle chantait en boucle une mélodie. Une symphonie de massacre et de vengeance. Un son prestigieux et fort. Elle se le chantait … en boucle, sans fin. Elle allait tout surmonter. Il ouvrit la porte. La liberté ! Après 2 jours ! Elle sentait l’air frais qui faisait s’échapper le renfermé. Oui, ils avaient transpiré … Bon. Elle tapa des talons, se dirigeant vers la sortie, vers l’air pur. Vers la vertueuse impasse du jeu. Vers les chansons et les bataillons ! Vers les bêtises à nouveau ! Youhou. Elle entrait dans une phase se nommant « I’m a bitch and I know it. » Oui, pas très glorieux, hein. D’une démarche fière, elle se posta au pied de la porte et déclara.

    « J’ai passé deux jours d’enfer. Tu m’as humilié. Tu as gagné je l’avoue. Mais tu ne me connais pas, je ne suis pas du genre à me laisser écraser comme ça. Je ne me mettrais jamais à tes pieds, je ne t’obéirais plus. » Le ‘plus’ avait été douloureux. Elle poursuivit. « … Je sais que tu es fier de ta victoire, je m’en fiche. Je fais ce que je veux ici ! et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher ! Je n’ai pas non plus besoin de John pour te combattre. Je suis assez forte et je le sais … Ici, à Mystic Hall, je vais laisser ma marque, moi Laëstiel Crystal Onaë, personne ne m’oubliera. »



Elle se tourna pour partir puis revint, quelques secondes après pour ajouter :

    « Oh et je ne tomberais jamais amoureuse de toi, c’est clair ? Jamais. Je ne suis pas du genre à tomber dans les bras de quelqu’un et encore moins de toi ! » Cependant, elle rougit malgré elle. « et tu … ne m’intéresse pas ! Je me suis bien fait comprendre ? JAMAIS ! »


Et elle s’enfuit aussi vite que le vent. Un vent d’été. Un vent furtif, malin, malicieux. Un vent faible mais audacieux. Un vent d’été … Un été à faire la sieste. Dans une salle de cours …

Il ne faut jamais dire jamais.
G.a.m.e. O.v.er.
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MessageSujet: Re: Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]   Dim 18 Déc - 21:19

Un baiser audacieux et provocateur. Une fin imminente. Le premier pas d'une grande vengeance qui n'aboutirait que par la fin absolue et inexorable du Directeur. Autant dire, qui n'aboutirait jamais. Ayden ne tomberait pas devant une Oubliée ni devant personne, d'ailleurs. Mystic Hall n'était en vérité qu'un vaste terrain de jeu dont il était le maître et dont les matchs intérieurs ne faisaient que renforcer son autorité et son prestige, sa maîtrise parfaite du Manoir. Cependant, et contre toute attente, Ayden restait relativement modeste. Il ne doutait pas de sa supériorité et ne l'affichait publiquement que dans de rares occasions ou lieux précis : son bureau, d'où il faisait plus ou moins régner la loi (surtout moins à vrai dire, puisqu'il passait la plupart de son temps à se balader) et d'autres situations quelconques comme celle dans laquelle il s'était retrouvé avec Laëstiel. Pour certains, malheureusement, il était ce Directeur imbu de lui-même et arrogant au possible, avec comme seule arme des sarcasmes lapidaires. Il l'était sûrement pour Laë également.

Pourtant ... Pourtant, elle l'avait embrassé. Elle avait voulu gouter une dernière fois à la douceur de ses lèvres, au plaisir de le toucher encore une fois. Comme un adieu qui n'en était pas réellement un. Elle se détourna et pivota en direction de la porte qu'il venait d'ouvrir, passage éphémère pour regagner une infime parcelle de liberté. Elle lui présenta son dos alors que toute personne sensée sait qu'il ne faut jamais tourner le dos à ses ennemis. Mais peut-être qu'Ayden n'était plus son ennemi, en fin de compte, puisqu'il la laissait enfin partir ? Peut-être ...

« J’ai passé deux jours d’enfer. Tu m’as humilié. Tu as gagné je l’avoue. Mais tu ne me connais pas, je ne suis pas du genre à me laisser écraser comme ça. Je ne me mettrais jamais à tes pieds, je ne t’obéirais plus … Je sais que tu es fier de ta victoire, je m’en fiche. Je fais ce que je veux ici ! et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher ! Je n’ai pas non plus besoin de John pour te combattre. Je suis assez forte et je le sais … Ici, à Mystic Hall, je vais laisser ma marque, moi Laëstiel Crystal Onaë, personne ne m’oubliera. »
« Tu m'en vois fort satisfait ainsi que légèrement contrarié. Quoi que tu penses, tu feras toujours ce que je te permets de faire. Et jamais, Ô grand jamais, tu ne retrouveras ta liberté sans que je le décide moi-même. »

Il avait beau renoncer aux armes le premier, il n'en restait pas moins le maître. Et un maître affirme toujours son autorité, quoi qu'il se passe. Certes, il ne doutait pas que Laëstiel laisserait à jamais une marque à Mystic Hall, comme Mystic Hall l'avait marquée elle. Mais il était aussi certain que jamais elle ne reverrait le vrai monde sans l'accord d'Ayden et il n'était pas près de lui donner. C'était peut-être puéril, en fin de compte. Qu'une sorte de compétition s'installe entre le Directeur et une élève, dont le gagnant s'élèverait par sa ruse et sa fourberie. Sauf si l'un deux décidait de jeter l'éponge. Cela n'arriverait jamais.

« Oh et je ne tomberais jamais amoureuse de toi, c’est clair ? Jamais. Je ne suis pas du genre à tomber dans les bras de quelqu’un et encore moins de toi ! et tu … ne m’intéresse pas ! Je me suis bien fait comprendre ? JAMAIS ! »

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre mais il n'en pensait pas moins. La rougeur de ses joues qu'il avait pu voir avant qu'elle ne s'enfuit était bien plus parlante que tous les mots qu'elle aurait pu prononcer pour se voiler la face et se complaire dans le mensonge. Elle n'était peut-être pas encore amoureuse mais cela ne tarderait pas. Et si jamais elle avait la faiblesse de ressentir une infime chose pour lui, cela la détruirait sans même qu'il ait besoin de lever le petit doigt. Autodestruction. Une triste fin pour une Oubliée aussi fière.

Sans un regard en arrière pour l'infirmerie, lieu où il s'était passé tant de choses, il s'en alla d'un pas pressé. Quelqu'un rangerait pour lui, il n'en doutait pas. Mais maintenant, qu'allait-il faire ? Il y avait tant de choses à régler qu'il n'en était pas certain lui-même. La porte se referma dans un claquement sec. Fin du jeu.
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Seuls ... dans cette pièce étouffante. Tu l'as fait exprès ? [PV Ayden ♥][Game Over]

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