▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)
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Psychique, entrez dans le monde de Mystic Hall, où seuls les détenteurs de la Marque connaissent votre secret.
 

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  ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)

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MessageSujet: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Mar 20 Déc - 21:16

« when I'm dreaming i know that it's okay


    PV Holly Shepherd

    La plainte aiguë d'une porte métallique qu'on ouvre retentit, laissant apparaître un immense gymnase au sol brillant témoignant de son entretient tout particulier par la direction. Un sourire goguenard se dessina sur ses lèvres comme à chaque fois qu'il constatait la propreté et la modernité du lieu alors que lui ainsi que les autres Exclus et Oubliés logeaient dans un bâtiment sale et tombant en ruines. Mais si l'un d'eux mourrait, ce ne serait certainement pas une énorme perte pour les deux directeurs ou les mentalistes. Un de moins de ces inutiles individus qui semaient le trouble au sein de l'établissement, un insecte de moins dirait certains avec un sourire narquois. L'adolescent lâcha un bâillement, s'étirant de tout son long, tout un parcourant rapidement l'endroit pour vérifier qu'il n'y avait effectivement pas même un chat. Bien qu'il était rare que des mentalistes viennent traîner dans le coin après les heures de sport, comptant uniquement sur leurs précieux dons, on ne pouvait être sûr de rien. Pas qu'Ariel craignait de les croiser, grand dieu non cela se serait même apparenté à une insulte que de les craindre, mais il n'était tout simplement pas d'humeur à en croiser. Exactement comme votre adorable petite cousine devant laquelle vous ne cessez de vous attendrir mais que vous ne pouvez pas supporter après une sale journée, à la différence que le fils Lawford ne ressentait aucune tendresse particulière pour eux. Il ne les haïssait pas d'une profonde et têtue bien que c'était quelque chose qui pourrait lui correspondre, du moins pas aux premiers abords. Il enleva son gros pull noir et son écharpe rouge, les jetant sans vraiment y prêter attention sur le banc le plus proche.
    Main dans une poche, l'autre dégageant une mèche ébène qui lui obstruait la vue, l'adolescent se dirigea avec aisance vers le local où était entreposé le matériel, étant bien évidemment un habitué du lieu. Pendant que la plupart des autres élèves vaguaient aux occupations d'élèves normaux, lui venait se réfugier ici en plus de s'y entraîner pendant les heures où ils développaient leurs dons. Pratiquant aussi bien le tennis que le basket-ball ou bien l'athéisme par temps plus clément, il augmentait chaque fois sa force. Devenir plus fort, toujours plus jusqu'à pouvoir faire tomber même les opposants les plus tenaces à sa volonté, à le laisser être le seul maître de sa vie et que ce qu'il voulait lui en faire lui appartienne. Il ne voulait pas se laisser imposer cette presque servitude et cette acceptation continuelle que beaucoup se contentaient de subir, ne devenant plus que des objets au lieu de véritables personnes.
    L'adolescent avait ressenti le besoin de faire quelques paniers, s'isoler des couloirs bondés à cette heure de mentalistes au regard méprisant ou indifférent. Cette foule qui se bousculait et lui bien plus encore comme réunie par un mépris commun par ce qu'on avait décidé être inutile. Juste sentir ses muscles sous l'effort jusqu'à ce qu'il lui soit douloureux de bouger ne serait-ce qu'un doigt, juste se concentrer sur son tir, juste ne penser à rien, oublier. Oublier ce coup qui lui avait rappelé à quel point il pouvait être encore faible, à quel point il était encore loin de cet idéal pour ne serait-ce que l'effleurer en tendant le bras. Ce n'était pas la provocation qui l'avait le plus blessé, ni son poing qui s'était abattu presque de lui-même dans le ventre du mentaliste railleur pour faire taire ces lèvres sournoises et mesquines. Tais-toi. Tais-toi. Avant que sa tête n'explose, submergée par trop de mots, d'images, de sons. Avant qu'il ne puisse plus le supporter. Un gémissement plaintif et les corps qui se jettent sur lui comme des chiens enragés. Il frappe. Peu importe où, peu importe qui. Il est aveuglé par les mains qui frappent, les visages où se lisent un sourire méprisant. Tu n'es rien qu'un insecte semblent-ils répéter, une erreur qui n'a pas sa place ici. Mais il le sait, comment pourrait-il avoir vécu seize ans sans jamais s'en rendre compte ? Il était un prince sans princesse, défectueux comme ces peluches à qui il manque un oeil, qu'on jette sans remords dans une poubelle. Ce n'était pas les bleus qu'il pouvait en tirer ou cette réalité qu'il ne connaissait que trop bien, non le plus dur était d'encaisser cette faiblesse contre laquelle il luttait depuis des années.
    Ariel revient avec un ballon de basket bien gonflé en main, le faisant de temps à temps rebondir sur le sol. Personne ne semblait s'âtre arrêté ici pendant sa courte absence et certainement que de toutes façons il aurait entendu cette âme errante grâce au boucan que faisait la porte dés qu'on avait le malheur d'y toucher. Avec une tranquillité et un calme qui lui était peu habituel, s'imaginant en paix pour le reste de la soirée, il se plaça devant le panier. Il était difficile d'y jouer seul sans que cela devienne rapidement monotone en vérité, c'était donc pour empêcher cette monotonie de s'installer qu'il avait l'habitude d'augmenter progressivement la difficulté. L'adolescent se trouvait donc actuellement assez proche du panier pour presque pouvoir y tirer les yeux fermés en étant sûr de marquer. Il lança la balle dans les airs, grimaçant légèrement sous la légère douleur d'un bleu à son épaule, grimace qui aurait certainement fait éclater de rire Derdès si elle avait était présente. La balle tapa contre le panier avant de tomber sur le sol, exécutant quelques rebonds par la même occasion. L'américain haussa les épaules bien qu'un léger sourire se devinait sur son visage un peu amoché par son affrontement du jour avant de commenter à voix haute :
    « Pas trop mal pour un début. »

    (Han on a trop la classe, on est les premières à poster ici ♥)

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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Mer 21 Déc - 21:52


    BANG !

    Avec un immense sourire, Holly venait d'exploser une porte de plus. C'était son jeu du jour : essayer d'ouvrir d'un coup de pied chaque porte qu'elle croisait. Stupide, certes, mais au moins ça l'occupait. Elle était seule, elle s'ennuyait, les cours étaient finis. La plupart des mentalistes avaient fini par rejoindre leur dortoir ou par filer à leurs clubs. Et elle, qui n'avait pas pris la peine de s'inscrire quelque part à l'inverse de ses amis, se retrouvait délaissée de tous à partir de 17h30. D'où son occupation on ne pouvait plus intelligente du moment. Enfin, au moins, elle était douée. Elle avait déjà shooté quinze battants en une vingtaine de minutes.

    BANG !

    Seize. Ravie, l'adolescente ignora les cris indignés d'un professeur qui était dans la salle pour poursuivre son chemin en direction de la sortie du bâtiment. Un petit rire lui échappa alors qu'elle enfonçait une dix-septième et une dix-huitième porte. Elle venait probablement de péter le plus gros câble de sa vie. Heureusement, il n'y avait personne pour observer ce désastre ; sa réputation en aurait prit un sacré coup. Enfin, arrivée au vingt-cinquième, une idée lui traversa l'esprit. Elle s'arrêta devant une des immenses fenêtres du bâtiment et contempla un instant la vue qu'elle avait, depuis le premier étage où elle se trouvait. A ses pieds s'étendaient les jardins, avec ses arbres complètement dénudés, le parc d'attractions, où s'agglutinait une masse inconsidérable d'enfants surexcités, le lac, placide, sans la moindre vague pour le perturber. Et puis, un peu plus à droite, il y avait le terrain de sport. Immense, il rassemblait tout ce qu'il était possible de posséder pour se dépenser... Holly s'était d'ailleurs souvent demandée comment une chose aussi gigantesque pouvait tenir dans l'espace de Mystic Hall. Mais bon. Aujourd'hui, elle avait la tête ailleurs. Toute son attention était accaparée par un bâtiment, au centre des terrains. Le gymnase. Flambant neuf, installé depuis peu. La jeune fille pouvait voir les sportifs s'entraîner à l’extérieur, la salle devait donc être déserte. Sachant qu'elle aimait bien le sport et qu'elle était seule... Il n'y avait aucune raison à ce qu'elle laisse passer l'occasion de s'amuser davantage. Avec un petit sourire, elle se mit donc en route.

    D'abord, elle fila dans un couloir. Puis elle explosa une nouvelle porte, avant de dévaler les escaliers menant au rez-de-chaussé. Ses converses claquèrent contre les marches pendant un moment, puis elle sauta les quatre dernières et se faufila dans un nouveau couloir. Nouveau battant ouvert à la volée. Limite si elle ne commençait pas à se prendre pour Jackie Chan. En fille, bien sûr. Accélérant, elle dépassa un groupe d'Oubliés, probablement à la recherche d'un nouveau méfait à effectuer. Elle leur accorda à peine le privilège d'un regard. Déjà parce qu'elle les méprisait, pour la plupart, au plus haut point. Ensuite parce qu'elle était pressée, et qu'elle n'était pas d'humeur à avoir une quelconque embrouille. Prestement, elle dépassa la porte d'entrée déjà ouverte (tant mieux, elle doutait d'avoir la force nécessaire pour déplacer les lourds battants de bois uniquement avec la force de son talon... Et elle ne tenait pas à se ridiculiser devant une bande d'Oubliés tous prêts à se moquer d'elle. Merci bien.) et reprit sa course dans les jardins. L'herbe verte mouilla le bas de son jean, c'est à peine si elle y fit attention. En fait, elle commençait à s’essouffler. Elle avait beau être une bonne sportive, après trois couloirs, quatre ou cinq portes et un escalier, elle se sentait un peu fatiguée.

    Une fois devant les battants de fer du gymnase, elle se stoppa. Subitement, elle se sentait réellement petite. Elle avait l'impression que la structure de pierre faisait exprès de se redresser, juste pour l'intimider. Comme pour lui intimer un minimum de respect. Un instant, Holly hésita. Et puis un petit air narquois se dessina sur son visage, avant qu'elle ne balance son pied dans la porte. Son talon rencontra la surface dure dans un énorme craquement, à l'instant où celle-ci cédait.

    BANG !

    Voilà. Holly Shepherd venait de se bousiller le pied en beauté, pour un truc on ne pouvait plus ridicule, mais au moins elle avait ce qu'elle voulait. La porte était grande ouverte. Elle résista à l'envie irrépressible d'éclater d'un grand rire conquérant dans le style vieux méchant de dessin-animé avant d'entrer en sautillant légèrement. Et puis elle se figea, en découvrant qu'elle n'était pas seule. Elle était persuadée qu'elle allait découvrir le gymnase désert et pourtant... Quelqu'un était bien en train de jouer. Au basket. Elle entendait le ballon rebondir contre le revêtement, lentement, comme si la personne prenait son temps. Puis d'un seul coup, plus rien. Le ballon avait dû s'envoler vers le panier. Doucement, la jeune fille s'avança, cherchant à apercevoir l'intrus (bien qu'en réalité, c'était plutôt elle, l'intruse. Enfin, qu'importe.)... Et sursauta en entendant une voix surgir de nulle part.

    « Pas trop mal pour un début. »

    A cet instant, l'adolescente eut un moment d'absence. Cette voix lui disait quelque chose. Toujours en sautillant, elle s'approcha davantage du terrain, pour apercevoir un garçon, face au panier. Il lui tournait le dos mais elle le reconnut immédiatement. C'était. SON PARTENAIRE DE BOXE PREFERE ! Ou presque. Enfin bon, même si en théorie elle ne pouvait pas le blairer, Holly pensa sur le moment qu'elle n'aurait pu rêver mieux pour se divertir. Ariel avait toujours des réactions très... Vives ? Impulsives ? Directes ? Un peu tout ça à la fois. Mais ça tombait bien, Holly avait besoin de se défouler. Oubliant son pied complètement mort, elle se mit à courir vers le garçon en agitant les bras comme la folle qu'elle était devenue en l'espace d'une demi-heure de solitude.

    « ARIEEEEEEEEEEEEEEL ! »

    Sans réfléchir, tel un boulet de canon survolté, elle lui fonça dedans. L'instant d'après, elle remarqua la multitude de bleus s'étendant sur les bras et le visage du jeune homme. Ah. Elle avait dû lui faire mal. Un moment - peut-être une milliseconde - elle songea à lui demander ce qui lui était arrivée sérieusement. Et puis elle se dit que ce serait trop étrange, de parler gentiment à ARIEL. Alors elle prit son ton moqueur habituel pour lui adresser la parole.

    « Alors, mon ptit' Exclu détesté, tu t'es fais mal ? T'es tombé du bac à sable ? »

    Ce n'était pas ce qu'on pouvait appeler un début de conversation poli. Mais bon. Disons que c'était la manière qu'avait Holly de montrer qu'elle s’inquiétait. Rien qu'un peu. Huhu. ♥

    HRP : Bon, moi je code pas, hein. Mais mon pikachu, il gère la fougère. Et je t'aime. C'est le plus important, pas vrai ? 8D ♥
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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Dim 25 Déc - 18:59

    BANG. Le bruit d'une porte qui s'ouvre avec violence, allant se frapper dans un bruit assourdissant contre les murs du gymnase. Son nom crié, hurlé par une voix malheureusement trop familière. Il n'eut pas à se retourner pour savoir que la nouvelle venue n'était autre que Holly Sheperd, la plus agaçante et insupportable des mentalistes de l'établissement. Vous savez exactement ce genre de personne que vous aimeriez fuir durant vos mauvais jours comme celui que vivait actuellement le jeune Lawford. Méprisante et hautaine, les adjectifs du même genre pour la qualifier ne manquaient pas dans les dictionnaires. Il ne pouvait pas la supporter, pas la voir et moins il la voyait, mieux se portait-il pourtant il était plus incapable encore de l'ignorer et certainement qu'en un sens elle lui aurait manqué. Il a détestait, la haïssait au plus profond de lui-même mais étrangement elle lui aurait certainement manqué si elle venait à disparaître. Une étrange valse des sentiments qui ne semblait pas avoir plus de sens que le reste.
    Elle lui rentra dedans avant qu'il ne puisse réaliser ce qu'il lui arrivait avec plus de force qu'il aurait pu s'y attendre de sa part et le prenant totalement par surprise. Il sentit son corps tout entier plonger en arrière, ses mains dans l'impossibilité de se raccrocher à quoi que ce soit. Le ballon qu'il venait à peine de récupérer s'envola dans les airs pour rebondir un peu plus loin. Le plafond semblait s'éloigner alors que le sol se rapprochait. Et ses jambes trop lentes pour le retenir. Dans un bruit sourd, son dos aux muscles crispés s'écrasa sur le sol dur. Il serra les dents, serra pour retenir ce gémissement de douleur qui tentait de prendre son envol au creux de sa gorge. Alors que la jeune Sheperd venait de heurter ses divers bleus et l'envoyer sur le sol comme une vulgaire poupée. Son souffle fut coupé un court instant, quelque chose écrasant sa cage thoracique et qui devrait certainement être la jeune brunette qui avait dû être entraînée dans son élan.
    « Alors, mon ptit' Exclu détesté, tu t'es fais mal ? T'es tombé du bac à sable ? »
    Ariel ne répondit pas immédiatement et pourtant il avait certainement une centaine de piques en tête à lui renvoyer mais il était encore en état de choc. Il se massa lentement l'arrière du crâne, se relevant légèrement avant de papillonner légèrement comme s'il sortait d'un long sommeil. Il lui fallut quelques secondes pour replacer les évènements dans l'ordre et comprendre pourquoi il se trouvait aussi proche de la mentaliste, ce qui aurait pu âtre assez compromettant avouons-le s'ils étaient surpris ainsi par un témoin extérieur. L'adolescent appartenait à ce genre de personne qui n'aimait pas la proximité avec d'autres personnes et toutes les marques d'affection un peu exubérantes que cela pouvait engendrer, se montrant tour à tour gêné ou froid. Autant dire qu'il était aussi à l'aise avec les filles qu'un pingouin dans la jungle équatoriale. C'est donc presque instinctivement qu'il se recula un peu à l'aide de ses coudes. Il ne pouvait pas oublier qu'il avait en face de lui la pire des pestes qui réussissait à le rendre fou en moins de vingt secondes.
    « Et toi, t'as peux plus personne qui peut te supporter ? finit-t-il par répondre sur un ton sec bien qu'il entrait clairement dans son jeu moqueur. »
    Pour dire vrai l'américain ne s'intéressait que très peu à la vie au seins de l'établissement tant que cela ne le concernait pas mais il avait clairement remarqué que sa douce et invivable rivale savait se montrer tout aussi blessante avec les autres qu'elle pouvait l'être avec lui-même. Un moyen de dire qu'il n'avait absolument pas l'intention ou l'envie de lui en parler, ni à elle ni à n'importe quel autre individu qui qu'il soit d'ailleurs. Il ne serait pas bien difficile pour elle d'en apprendre plus si elle voulait, les nouvelles allaient vite et les rumeurs filaient plus vite encore sur les lèvres. Elle savait certainement de toutes façons, il était facilement reconnaissable dans l'école après tout : un exclu qui se battait était chose peu répandue ou courante.
    Ariel la poussa avec sa rudesse habituelle pour pouvoir se relever complètement, n'essayant pas de masquer la mauvaise humeur qui l'habitait. Il se dirigea vers le ballon qui avait roulé un peu plus loin sur le sol. Il avait évidement l'avantage de la force et de la taille mais pour une obscure raison, elle réussissait presque toujours à prévoir ses coups lors qu'ils finissaient par se battre. Aujourd'hui, il était fatigué pour se battre au corps au corps. Il jeta le ballon sur la brunette, la visant (presque) intentionnellement.
    « De toutes façons, j'ai pas le choix j'imagine. »


    (MOI AUSSI JE T'AIME ♥ PARDONNE MOI DE CETTE NULLITÉ éè )

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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Mar 27 Déc - 20:31


    Shalala boum badaboum !

    Ceci est le bruit que firent Holly et Ariel en s'écrasant au sol. Étonnant n'est-ce pas ? Normal, je déconne.
    Non, en réalité, lorsque les fesses du garçon heurtèrent le revêtement du gymnase, ça donna plutôt une sorte de « bong ». Suivit d'un « paf » quand l'adolescente lui tomba dessus sans ménagement, le coinçant par terre après une chute juste immensément sexy pire que disgracieuse. Enfin, quoi qu'il en soit, à califourchon sur le jeune Exclu, Holly ne put s'empêcher de rire. De son grand rire, tout sauf discret, résonnant encore et encore dans la salle de sport. Elle avait pété les plombs, la pauvre petite, que voulez-vous. Toujours morte de rire, elle observa Ariel alors qu'il se frottait le crâne, essayant de remettre ses idées en place. Et puis elle s'arrêta net, ou presque, en se rappelant pourquoi elle venait de poser une question. Les bleus. Ouh, il devait souffrir. C'était bête. Et comme une idiote, alors que le jeune homme s'écartait comme il pouvait, de la gêne plein les yeux, elle se remit à rire. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle savait qu'elle devait avoir l'air complètement stupide, pire qu'une demeurée de base, mais c'était comme ça. Aujourd'hui, elle ferait n'importe quoi, sauf des choses sérieuses. HA HA !
    Pauvre Ariel.

    « Et toi, t'as peux plus personne qui peut te supporter ? »

    Bon ! Le ton était sec, la pique était claire et nette, mais au moins il avait répondu. Et ça, c'était le signe qu'il acceptait ne serait-ce qu'un peu sa présence. Même s'il n'avait pas répondu à sa question ! Ouh, méchant ! Enfin, Holly savait pertinemment que le jeune homme ne l'aimait pas. Il ne la détestait pas réellement, mais il ne la portait pas dans son cœur non plus, c'était sûr. Après tout, qui aimait Holly Shepherd, la pire peste de Mystic Hall ? Et la représentante en chef de Radio langue de vipère, accessoirement. Ce qui lui fit penser qu'elle avait peut-être bien entendu une rumeur sur le Sir Lawford, aujourd'hui... Il fallait juste qu'elle se concentre un peu. Elle avait une bonne mémoire, tous les ragots étaient rangés dans son esprit. Il fallait juste qu'elle trouve le bon tiroir. Hm... Une possible liaison entre la petite Laëstiel et le Directeur (très intéressant, d'ailleurs. Elle se gardait cette information pour plus tard, histoire d'énerver un peu cette Oubliée à la noix), une dispute entre Lena et Jude - une histoire de bière, très très étrange -, une affaire avec une moto dans la forêt avec Derdrès et Eileen... Voyons, voyons, il y avait d'autres choses, bien d'autres choses...
    Sans ménagement, elle sentit des mains la pousser sur le côté, l'empêchant de réfléchir davantage. Avec une petite moue amusée, l'adolescente observa Ariel se lever avec un air renfrogné pour aller chercher son ballon. Ah, les garçons. Toujours à courir après les balles fu fu. Trouvant les faits et gestes de son interlocuteur trop ennuyeux pour sa personne, Holly se remit à chercher dans son esprit une quelconque rumeur. Un Oublié qui s'était fait pincer en train de fumer un joint dans les couloirs. Une Exclue qui était peut-être bien enceinte (diantre). Une bagarre entre un Mentaliste et un certain... Ariel Lawford ! Oh, elle le tenait, son commérage ! Magnifique. Ainsi, elle comprenait d'où venait les bleus. Il s'était fait laminer par un garçon plus fort que lui. La honte hu hu. S'apprêtant à lâcher une remarque moqueuse, la jeune fille fut coupée dans son élan par un ballon venu s'écraser sur son crâne.

    « Aïe !
    - De toutes façons, j'ai pas le choix j'imagine. »

    La tête dans les étoiles, l'adolescente mit un moment à réagir. Finalement, persuadée d'avoir perdu un bon millier de neurones, elle sauta sur ses pieds pour aller récupérer à son tour le ballon, un peu agacée de ne pas avoir réussi à éviter le coup. Elle était capable de lire dans les pensées, et elle était incapable de prévoir quand quelqu'un était prêt à lui jeter un ballon dans la tronche ? Sérieusement ? Ce don ne servait à rien, parfois ! Enfin, elle se consola en se rappelant que elle, au moins, elle avait un don. A l'inverse de sa demi-sœur haït. Et de Ariel. Un petit sourire aux lèvres, Holly commença à dribbler un peu, s'approchant du panier. Elle n'était pas mauvaise au basket. Elle préférait l'athlétisme, mais ce n'était pas pour ça qu'elle était nulle dans les autres sports. Prenant son temps comme pour se faire désirer, la jeune fille s'arrêta à quelques mètres de sa cible. Elle visa, plia les bras, lança. Panier.
    Yay, ça gérait !
    D'habitude elle ratait ses tirs. Peut-être était-ce la folie s'étant emparée d'elle qui la rendait plus adroite ? Elle n'en avait aucune idée. Toujours est-il qu'elle avait ainsi une raison pour prendre un petit air suffisant et pouvoir planter son regard fier dans celui d'Ariel. Récupérant la balle, elle lui fit une passe rapide, espérant qu'il la raterait. Malheureusement, il la rattrapa sans la moindre difficulté. Bah.

    « Comment ? Pas le choix, pour ? Avoir à me supporter ? Si c'est ça, je confirme : tu n'as pas ton mot à dire. J'ai bien l'intention de rester avec toi mon cher ! Oh, et j'y pense. »

    Elle fit une pause, purement théâtrale. Holly adorait jouer la comédie. Faire semblant, donner des effets – aussi ridicules soient-ils - à ces prestations. Elle trouvait ça drôle. D'autant plus que là, elle était complètement shootée. Shootée à la Vie. Joli n'est-ce pas ? Oui, elle se sentait planer au-dessus des nuages. Fière d'avoir marqué ne serait-ce qu'un unique panier. Heureuse d'avoir l'attention d'Ariel même si c'était pour des raisons stupides. Elle avait l'impression d'être une grande prestidigitatrice, une magicienne hors du commun, prête à exécuter son meilleur tour sous les yeux curieux des spectateurs. Un autre rire lui échappa, avant qu'elle ne poursuive sa jolie tirade.

    « Comme ça, tu t'es fais battre par un Mentaliste ? Ainsi, je ne suis pas la seule à arriver à te faire mordre la poussière ? Un peu ridicule, pour un garçon tel que toi, hu hu. Enfin allez, parlons sérieusement. J'ai beau être une experte es en commérage, je ne connais pas tous les détails. Si tu me racontais un peu, mon meilleur ennemi ? »

    Toujours avec son petit air amusé, elle fila à côté du jeune homme. Ses yeux brillaient de curiosité, moqueurs. Pourtant, Holly savait qu'Ariel ne se défilerait pas. Il n'oserait pas. Si ? Bah, au pire, elle pourrait toujours lui courir après, ce serait marrant.

    Hu hu.

    (T'as nullité, elle déchire trop, alors chut ! Love on you, chose chérie. ♥)
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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Dim 15 Jan - 15:13

    Il ne retient pas le sourire goguenard qui se dessina sur ses lèvres lorsque le ballon atterrit sur la tête brune de l'adolescente, lui faisant perdre une partie du peu de neurones qu'elle devait posséder certainement. Elle attrapa le ballon, jouant un peu avec avant de le lancer et de réussir parfaitement son tir sous l'œil un peu sceptique de l'adolescent qui préférait mettre cet exploit sous l'effet de la chance plutôt que du véritable potentiel de la brunette. Plutôt mourir.
    A son tour d'avoir le ballon. Comme un jeu. Comme une ronde folle. Elle. Lui. Elle. Lui. Un jeu sans fin jusqu'à ce que le premier cède, jusqu'à pousser l'autre dans ses retranchements. Et le vrai jeu ne tarderait pas à commencer. Pousser toujours plus loin l'autre physiquement et mentalement à coups de piques acerbes. Ariel était pourtant un bien piètre joueur à ce type de jeu, il était toujours le premier à céder. Elle gagnerait assurément cette fois-ci encore mais peu importe, le jeu reprendrait la prochaine fois. Incapables de parler, incapables de communiquer sans se heurter sans cesse, s'attirant et se repoussant comme des aimants. Ils ne semblaient avoir trouver que ce moyen pour s'approcher, se blesser encore et encore sans pourtant pouvoir s'ignorer totalement. Un jeu où se mélangent haine et affection, un jeu malsain dont personne ne pourra arrêter le déroulement, même pas eux-même.
    Le ballon prit son envol, tournant avec hésitation autour du cerceau de fer avant de finalement se laisser tomber dans le panier après avoir balayé son indécision.
    « Comme ça, tu t'es fais battre par un Mentaliste ? Ainsi, je ne suis pas la seule à arriver à te faire mordre la poussière ? Un peu ridicule, pour un garçon tel que toi, hu hu. Enfin allez, parlons sérieusement. J'ai beau être une experte es en commérage, je ne connais pas tous les détails. Si tu me racontais un peu, mon meilleur ennemi ? »
    Sa mâchoire se serra dans un grincement agacé, son corps se redressa de tout son long et ses muscles se contractèrent comme si ces quelques mots railleurs étaient pareils à un seau d'eau froide. Elle venait de marquer un point. En moins de cinq minutes, elle venait déjà de toucher un sujet un peu trop sensible. Comment le savait-elle lui importait peu, les rumeurs s'échappaient bien vite des lèvres un peu trop bavardes et déliaient facilement les
    langues trop peu indiscrètes. Surtout si le sujet de la rumeur appartenait aux parias de la société, ceux sur lesquels il était le plus facile de taper fort sans jamais se faire toucher. Il était incapable de rendre tous les coups qu'on lui donnait, pas assez fort, pas assez rapide. Au fond, il était condamné à supporter les regards de mépris, à les ignorer comme il pouvait, à ne pas y prêter attention, à se convaincre que cette situation ne lui faisait rien.
    Vivre dans un mensonge, après tout que pouvait-il faire d'autre ? Quelle option s'offrait à lui ? Rien que faire semblant de vivre sans elle était un mensonge alors qu'elle le hantait à la moindre occasion, sortant des ruelles sombres de son esprit et se faufilant dans chaque recoin sans jamais lui laisser de répit. Elle était partout sauf dans la vie, avec lui. Bien que le jeune Lawford n'en avait pas conscience, son ennemie adorée devait certainement la connaître et se perdre dans toutes les pensées qui se brisaient entre elles, bondissant et disparaissant dans des méandres inaccessibles, dans les mystérieux souterrains du cerveau humain. Pourquoi elle interceptait la plupart de ses coups, bien sûr qu'il l'ignorait mais Ariel n'était pas ce genre de personne qui réfléchissait, il n'était pas de ceux qui s'attardait sur des problèmes qui semblaient sans solutions. Il avançait avec une énergie désespérée tout simplement.
    « Ta gueule, y a rien à savoir. Me demandes pas. J'rien à dire aux rats dans ton genre. » rétorqua-t-il sur un ton qui se voulait calme alors que sa voix respirait toute sa colère et sa frustration.
    Non, aujourd'hui il savait qu'il ne tiendrait pas. Aujourd'hui, il était fatigué et lassé de mener tous ces combats. Sa fureur et son énergie farouche l'avaient quitté pour laisser place à un certain désespoir. Il voulait la paix, la solitude. Il voulait se retrouver avec lui-même et les fantômes du passé loin de l'agitation de l'école, loin de ce qu'engendrait sa position dans la société. Demain, il savait pertinemment qu'il se relèvera une nouvelle fois et désirera avec son insolente arrogance ne plus être en bas de l'échelle sociale, briser le futur qu'on lui a toujours destiné. Devenir ce qu'il voulait même si son plus intime désir semblait de la rejoindre, quitter la folie de ce monde et la rejoindre dans la mort. Mais il ne l'avait jamais fait parce qu'il avait promis de se battre.
    « Tu pourrais pas comprendre. »
    Retournes jouer avec les autres filles du même acabit, retournez enfoncer les plus faibles naïvement en imaginant que votre monde ne changera jamais. Peut-être était-de d'ailleurs vrai, pourtant personne ne pouvait nier qu'un renversement était possible. Qui pouvait prévoir le futur ? Il était incertain et le moindre changement, aussi minuscule soit-il, pouvait renverser la balance et le cours des choses. Le futur était insaisissable et indéfinissable, changeant sans cesse d'avis, retournant tous les possibilités dans sa caboche sans réussir à se décider.
    Mais dans sa position actuelle d'enfant gracié par la nature d'un don lui assurant une certaine tranquillité au sein de Mystical Hall, elle ne pourrait pas comprendre. Elle aurait seulement compris si elle avait vécu dans le monde réel à quel point il est dur de se sentir toujours différent, toujours exclu par une malencontreuse erreur du hasard dans cet endroit où il avait pris la place de sa chère sœur adorée. Elle ne pouvait certainement pas soupçonné à quel point le monde était une immense jungle, ici ou en dehors. Mais peu importe pour elle puisqu'elle resterait certainement enfermée dans cette cage dorée toute sa vie n'est-ce pas ? Certainement que s'il n'était pas seul, il aurait rejoint les oubliés. Il aurait briser les barreaux de la cage malgré ses mains en sang pour elle, pour lui permettre de retourner à une paisible petite vie.

    (Love you too, pardon du retard et y a pas beaucoup d'action en fait ♥) )

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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Mer 1 Fév - 19:11

    Holly Shepherd passa sa main dans ses cheveux. Habitude de pouf. Vous savez, c'est ce geste que font les filles pour donner du volume à leurs chevelures, alors qu'en fait ça les décoiffe plus qu'autre chose. Et bien voilà. L'adolescente n'échappait pas à la règle. Cependant, si en temps normal cette action ne durait pas plus de trois secondes, ici elle s'étendit pendant un petit moment. Parce qu'Holly, alors que ses doigts fins parcouraient ses mèches brunes de la racine aux pointes, découvrit quelque chose qui n'aurait pas dû se trouver sur le sommet de son crâne.
    J'ai nommé : une bosse. De la taille d'un petit œuf. Cadeau du ballon de basket, à coup sûr. Enfin, peu importait. Non, ce qui était grave. C'était que sa personne avait été endommagée, tiens ! Sa tête n'était plus totalement lisse, elle avait une... une... une imperfection, voilà. Vous rendez-vous compte de l'horreur de la situation ? Non, probablement pas. Personne à part elle ne pouvait comprendre le tragique de la chose. C'est d'ailleurs probablement pour ça qu'elle est toujours la seule à crier au drame lorsqu'elle se blesse. Enfin bref. Quoi qu'il en soit, elle paniquait. Holly panique toujours très vite. Parce qu'elle a peur. Peur d'avoir un problème, d'être seule, de souffrir. Peur d'être mal en point, faible. Vous allez sûrement me dire que j’exagère, que ce n'est qu'une bosse, qu'il n'y a pas de quoi en faire tout en plat. Certes. Mais essayez de balancer ça à miss Shepherd, une des filles les plus bornée de ma Terre. Vous allez vite vous rendre compte que c'est difficile.
    Enfin. Tout ça pour quoi ? Pour expliquer comment Holly avait réussi à oublier la raison de sa présence dans le gymnase, face à Ariel, en moins d'une minute. Ah. C'est une jeune fille très dispersée, que voulez-vous. Pour donner une explication au fait qu'elle ait bondit sur trois mètres de surprise au moment où le garçon décida de reprendre la parole, aussi. Hin hin. Pitoyable.

    « Ta gueule, y a rien à savoir. Me demandes pas. J'rien à dire aux rats dans ton genre. »

    Frustration, déception, colère. Le tout dissimulé tant bien que mal sous un masque plus que transparent de calme. Holly posa son regard sur le jeune homme, hésitant quant à la réaction qu'elle était censée avoir. Est-ce qu'elle était censée se foutre en rogne, lui balancer une remarque acide comme quoi en tant que vermine, il était mal placé pour parler ? Ou est-ce qu'il valait mieux continuer son petit jeu moqueur en attendant qu'il accepte de lui dire ce qu'il s'était passé ? Lentement mais sûrement, elle sentit un amalgame de doutes se former dans son esprit. Elle ne connaissait pas assez son interlocuteur pour savoir exactement quelle était la meilleure solution pour obtenir ce qu'elle désirait. Elle avait beau fouiller dans son esprit, elle n'arrivait pas à en tirer des information claires. A chaque fois elle tombait sur cette petite fille, qu'elle ne connaissait pas. Petite fille qui n'était sûrement pas à Mystic Hall, donc. Et qui paraissait importante pour Ariel. Mais le reste, tout ce qui entourait cet enfant, n'était qu'un brouhaha sans nom. Des fils, noués, dénoués, renoués, en des centaines, des milliers de nœuds. Incompréhensibles. Donc voilà, du coup, elle ne savait pas. Et ça la perturbait un peu. Finalement, alors qu'elle avait décidé de se taire et d'attendre, chose exceptionnelle, le jeune homme recommença à parler.

    « Tu pourrais pas comprendre. »

    La phrase de trop. Bip, erreur. Holly sentit son sang se figer dans ses veines, ses poings se serrer, un éclair de colère traversa ses prunelles océans. Lentement, elle se repassa cette dernière phrase dans sa tête, pour être sûre et certaine qu'elle n'avait pas mal compris. Mais non. Qu'elle la prenne à l'endroit, à l'envers, en anglais ou en hongrois, c'était toujours la même. Ô tirade détestée ! S'il y avait bien une chose que haïssait Holly, c'était qu'on lui dise qu'elle ne pouvait pas comprendre quelque chose. Comme si elle était stupide ! Ou encore, comme si elle n'était qu'une enfant. Elle se rappelait encore cette façon qu'avait son père de reléguer ses questions au placard, à chaque fois avec cette même excuse. « Laisse tomber, Holly. Tu ne peux pas comprendre. » Lorsqu'elle était petite, face à cette grande personne, elle ne pouvait rien dire. Mais là. Là ! Devant elle se dressait un garçon de son âge, incapable de la toucher ne serait-ce qu'une seule fois de ses poings, faisant parti des Exclus et venant de la traiter de... de rat ! Elle ne pouvait pas ne pas réagir. Elle ne pouvait pas ! Alors, les traits à-demi tordus par la colère, elle s'approcha d'Ariel. Elle lui jeta son regard le plus noir et le plus méprisant. Et puis elle lui balança un high-kick en plein dans la joue gauche. Vlan. Bon, d'accord, il avait plus ou moins réussi à éviter son coup, mais il s'était quand même pris une bonne partie de la semelle de chaussure d'Holly. Celle-ci eut un petit reniflement dédaigneux, puis tourna les talons et fila en boitillant légèrement vers les gradins. En boitillant parce qu'elle venait d'utiliser le pied déjà salement endommagé par la porte du gymnase. Vers les gradins parce qu'elle avait tout simplement envie de dominer son petit peuple (actuellement constitué d'une seule et unique personne, mais ne cassons pas son trip) d'en haut. Tant bien que mal, elle escalada les marches une par une. Jusqu'à arriver au sixième rang. Le plus élevé, bien entendu. Quel autre ? Se frayant un passage entre les sièges, l'adolescente alla se positionner devant celui le plus en face d'Ariel. Puis elle posa l'un de ses pieds sur le dossier de la chaise devant elle, en mode conquistador. Et prit la parole d'une voix forte, histoire d'être sûre que son interlocuteur l'entendrait.

    « Ah ! Vu d'ici tu ressembles à une bactérie. Une bactérie et un rat, c'est fait pour s'entendre, n'est-ce pas ? Oui. Mais si je ne fais pas attention, je risque de te manger. Surtout si tu continues à me tenir tête mon grand. Maintenant, est-ce que tu accepterai d'arrêter de faire le fier et de me raconter ce qui s'est passé ? Ce serait bien aimable. Enfin, si tu ne veux pas, ce n'est pas vraiment un problème, j'ai bien d'autres sujets de conversation. A toi de voir. »


    Hm, oui, vraiment. Il aurait été dommage de rater un tel discours. Pas vrai ? ♥

    (HRP : Pardon pour le retaaard ! Pas eu le temps de me relire, désolée. Si le kick te pose un problème, je changerai. N'oublie pas que je t'aime. 8DD ♥)
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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Sam 4 Fév - 22:39

    L'adolescente parut furieuse qu'il se refuse à lui répondre comme l'insolente poupée capricieuse qu'elle semblait être. Avec une force dont il ne l'aurait honnêtement pas cru capable, elle lui décocha un violent coup de pied an visage. Ariel réussit à esquiver une partie de l'attaque, ce qui lui évita d'avoir le nez cassé et remercia intérieurement ses réflexes. Il évita la chute, dans une position plutôt précaire tout en portant sa main sur la peau rougie et meurtrie de son visage. Il serra les dents, agacé de ne pas avoir évité le coup mais il ne pouvait pas lire dans les pensées de sa rivale de toujours en la fusillant du regard. Aujourd'hui n'était décidément pas son jour, cet incident semblait confirmer la poisse qui lui collait aux baskets depuis ce matin, sept heures.
    Sa tendre et chère ennemie grimpa sur les gradins en boitillant, ce qui lui arracha un sourire presque victorieux de la voir aussi blessée, pour dominer son petite monde certainement. Il n'avait pas besoin de la connaître plus pour apercevoir son ego qui semblait vouloir rivaliser avec la taille de la planète.
    « Ah ! Vu d'ici tu ressembles à une bactérie. Une bactérie et un rat, c'est fait pour s'entendre, n'est-ce pas ? Oui. Mais si je ne fais pas attention, je risque de te manger. Surtout si tu continues à me tenir tête mon grand. Maintenant, est-ce que tu accepterai d'arrêter de faire le fier et de me raconter ce qui s'est passé ? Ce serait bien aimable. Enfin, si tu ne veux pas, ce n'est pas vraiment un problème, j'ai bien d'autres sujets de conversation. A toi de voir. »
    Ariel se releva de toute sa hauteur, se grandissant même un peu, la fixant sans se laisser démonter. C'était pareil. Exactement pareil. Qu'elle fasse deux têtes de plus ou non, qu'elle le prenne dans un coin pour essayer de le remettre à sa place, pour essayer de l'écraser un peu plus. Pour flatter son propre ego et se sentir plus puissant, supérieur aux plus faibles parce qu'eux avaient un don. Parce que lui n'en avait pas. Parce que c'était comme ça. Parce qu'on ne pouvait rien y faire. Triste réalité, inexorable vérité dont on ne peut s'empêcher ou se libérer même en le désirant le plus ardemment du monde. On ne peut pas changer ce genre de choses, juste son destin et c'était le but du jeune Lawford, déterminé à briser tous les obstacles qui le gêneraient dans sa décision.
    Tout ceci n'était qu'un jeu, encore un jeu. Elle le cherchait, il lui répondait. Il aurait pu abandonner le combat depuis longtemps mais au contraire, il continuait le jeu. Parce qu'il était jeune, qu'il n'avait plus rien à perdre. Jouons jusqu'à nous brûler les ailes, jusqu'à nous détruire. Jouons jusqu'à ce que l'un d'entre nous ne soit plus qu'un tas de poussière, jouons pour voir qui est le plus fort puisque que nous sommes coincés dans cette prison de toute façon. Certains jouent pour gagner quelque chose, pour le simple plaisir d'être le meilleur, pour avoir quelque chose. Mais d'autres, et ce sont peut-être les plus tristes, jouent parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, rien à perdre ou gagner.
    « Et pourquoi ça t'intéresse-t-il tellement ? » lui répondit-il avant de rajouter : « Je ne suis qu'une bactérie, non ? »
    Tourner en rond encore et encore, esquiver la question, tourner autour du pot sans répondre. Mais l'intérêt qu'elle portait à sa personne et plus particulièrement à cette défaite qu'il était venu mettre de côté le surprenait. Il pensait qu'elle se lasserait rapidement, qu'elle abandonnerait l'affaire comme un emballage de bonbon et qu'elle finirait par se vexer en partant avec une des sorties si théâtrales qu'elles en étaient simplement ridicules. Elle semblait au contraire déterminée à en savoir plus pourtant il était incapable d'imaginer quel autre sujet pire que celui-ci elle pouvait aborder.
    Ariel n'était pas habitué à un tel engouement de la part de quelqu'un d'autre que Derdrès qui aimait bien mettre son petit nez un peu partout et l'entraîner dans des combines farfelues et impossibles. Il aimait, préférait avec le temps et les marques du passé, faire cavalier seul face aux obstacles qu'il rencontrait. Il savait qu'un jour, il serait capable de les écarter seul.. Et s'il ne pouvait plus, s'il atteignait ses limites alors il les atteindrait, alors tout lâcherait, tout partirait en fumée, tout disparaîtrait. C'était comme ça, il ne voulait pas des mains qui se tendent surtout pas quand celles-ci sont tendues avec un sourire moqueur, attendant le bon moment pour nous lâcher dans le vide.
    « T'sauras c'que tu veux en allant demander à tes chères amies. Elles ne le refuseront pas à la reine des rats. »
    De toutes manières peu importe ce qu'elle dirait, le jeu continuera, la danse deviendra encore plus folle. Il refusait donc clairement de lui répondre parce que continuer là-dessus n'avait plus de sens quand il était clair que la reine des commères obtiendrait toutes les informations qu'elle désirait. Pas la vraie version assurément mais la plupart des faits au moins. Et surtout, bien plus encore, surpassant le reste : sa farouche fierté dont il n'arrivait pas à se débarrasser. Il ne digérait pas le coup qu'elle venait de lui donner, il ne digérait pas la défaite dont elle essayait de percer les mystères alors qu'il n'y en avait rien à dire. Il avait perdu. Il se relèverait. Parce que c'est comme ça comme un cycle sans fin.
    Il était en colère, évidemment, il bouillonnait. Mais tout autant il n'arrivait pas à ne pas questionner sur l'intérêt de la jeune Sheperd et plus encore il se sentait infiniment lasse de continuer à chercher à s'expliquer par les mots. Des mots qui s'envolent dans l'air, qui disparaissent contrairement aux bleus qui restent des jours, qui rappellent pourquoi et qui ne blessent pas l'âme, le cœur, la chair. Qui ne restent pas gravé dans la mémoire, au plus profond de sa mémoire, qui ne crée pas douleur mentale et physique. C'était plus facile, moins douloureux au final. L'adolescent alla chercher le ballon qui était resté près du panier, le lançant à la brunette, tout en lâchant :
    « Descends de ton trône imaginaire princesse, viens qu'on règle ça. »

    (Tout est parfait, je t'aime aussi et je suis pas relue non plus, la flemme♥) )

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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Dim 26 Fév - 15:23

    Avec un petit sourire moqueur, Holly observa son adversaire se redresser. C'est ça gamin, essaye donc de te hisser au-dessus d'Holly Shepherd ! Tente toujours. Tu n'y arriveras jamais. Parce qu'elle se croit supérieure à tout le monde, et que tant qu'elle pensera ainsi, personne n'arrivera à la surpasser. Parce qu'avec sa façon de pouvoir lire dans les pensées de tout le monde n'importe quand, elle aura toujours une longueur d'avance. Parce que c'est la reine, voilà. La reine de son monde. Qu'il soit petit ou grand, peu importe : c'est elle qui dirige. Elle mène la danse, entraînant à sa suite tout ceux qui sont assez faible pour la suivre sans protester assez fort. Et elle adore ça. Mais ce qu'elle préfère, c'est quand on lui résiste. Là, le jeu devient intéressant. C'est pourquoi, malgré tout, elle appréciait Ariel. Il était un Exclu, un paria de la société, un môme censé se faire tout petit. Pourtant il restait fier. Il campait sur ses positions, ne bougeait pas, solide comme un roc. Et ça. Ça, c'était une façon d'être qui intéressait la jeune fille. Son pied toujours solidement posé sur le dossier du siège devant elle, elle attendait donc. Attendait de voir ce dont était capable le jeune Lawford. Ce qu'il arriverait à répondre. Réponse qui ne tarda pas, d'ailleurs. Balancée sur un ton railleur.

    « Et pourquoi ça t'intéresse-t-il tellement ? Je ne suis qu'une bactérie, non ? »

    Hm. Il s'esquivait. Pas drôle, pas drôle du tout ! Holly avait espéré quelque chose de plus... Explosif, voilà. Elle aurait aimé qu'il s'énerve, qu'il s'emmêle dans ses propres mots, jusqu'à lâcher l'information qui l'intéressait tellement. Mais non. Il s'était contenté de deux bêtes questions. Des questions pour répondre à sa propre question. C'était à en devenir fou. Un peu agacée, à la limite de la déception, la jeune fille renifla légèrement avant de hausser les épaules. Elle n'avait que faire de ces interrogations futiles et superficielles. Elle, ce qu'elle voulait, c'était de l'ACTION. Des mots qui claquent, des murs qui tombent, des poings qui valsent. Pourquoi pas une course poursuite dans le gymnase ! Mais pas un dialogue ennuyeux à en mourir. Avec une moue hautaine, l'adolescente se laissa même aller à penser que si son adversaire n'était capable que de ça, elle ferait mieux de se barrer sans demander son reste. Oui. Elle n'avait pas envie de s'ennuyer. Elle n'était pas là pour ça.
    En plus, elle commençait à avoir mal au pied. Pfff.

    « T'sauras c'que tu veux en allant demander à tes chères amies. Elles ne le refuseront pas à la reine des rats. »


    Silence. Les lèvres de l'adolescente restèrent fermement closes, pincées. Dans un geste impérieux, elle se laissa tomber sur le siège derrière elle, étendant ses jambes, croisées sur le dossier lui faisant face. Aaaah. Elle se sentait lasse, la « reine », sur son trône usé par la douleur. Ariel ne comprenait pas ce qu'elle désirait. Dommage. Pour une fois qu'elle se montrait relativement compréhensive. Oui, elle aurait bien aimé que le jeune homme lui fasse un peu confiance. Assez pour lui raconter ses problèmes, pour se décharger un peu de ses malheurs sur elle. Mais visiblement, ce n'était pas le cas.
    Tant pis !
    Elle n'en avait que faire, après tout. Il ne voulait pas de sa rare gentillesse ? C'était son problème. Quoique, elle se sentait un peu touchée quand même. A force d'être une peste chaque jour de l'année, elle avait fini par perdre la confiance de tout le monde. Les gens ne voulaient plus lui raconter leurs soucis, de peur qu'elle les révèle à tout Mystic Hall dans l'heure. (Peur qui n'était pas infondée, vous me direz...) Alors voilà. D'habitude, ça ne la dérangeait pas. Mais là, elle se sentait un peu... Vide. Comme s'il lui manquait quelque chose pour être entière. Un petit quelque chose qui faisait qu'elle n'était pas vraiment vivante. Mais quoi ? C'était si difficile ! Elle en avait presque des maux de tête. Agaçant. Elle en avait assez, assez. Elle voulait tout envoyer en l'air. Dire à Ariel à quel point elle le trouvait insignifiant actuellement, se relever, partir en claquant la porte. Et recommencer son petit jeu idiot du début, sans se soucier du reste du monde. En clair : je veux juste pouvoir me soucier de moi et uniquement de moi. Ça vous pose un problème ? Je suis égoïste ? Peuh !

    « Descends de ton trône imaginaire princesse, viens qu'on règle ça. »


    Brutalement, Holly retourna à la réalité. Ses yeux se baissèrent d'un seul coup vers le jeune homme aux cheveux noirs qui venait de lui adresser la parole. Il tenait le ballon de basket dans les mains. La lassitude de la demoiselle s'envola sans mot dire, d'un seul coup. Viouuu. Son regard se posa sur le terrain à ses pieds. Il m'a appelée « princesse ». Bon. Il méritait peut-être un peu de son attention, finalement. Un nouveau sourire se glissa sur ses lèvres, un peu moins perceptible que le précédent. Plus vrai, aussi. Et puis elle s'étira de tout son long, baillant comme un chat de salon. Elle mobilisa tous ses muscles un par un. Enfin, elle se redressa. Elle posa ses deux pieds sur le dossier devant elle et se tint un instant en équilibre sur celui-ci. Avant de sauter. Pendant un millième de seconde, la jeune fille eut l'impression de voler. Magique. Le temps aurait pu s'arrêter à cet instant, ça aurait été parfait. Et puis il y eut la chute, rapide. A peine une poignée de secondes. Son ventre se serra un peu, son regard se focalisa sur le sol. Il ne fallait pas qu'elle se rate à l'atterrissage, quand même. Heureusement, elle avait derrière elle une bonne dizaine d'années d'entraînement au saut depuis la balançoire. Le sol du gymnase vint cueillir ses baskets relativement doucement. Un élan euphorique traversa Holly de bas en haut. Son sourire s'élargit davantage. Elle ne put s'empêcher de commenter de sa voix forte et franche.

    « NICE JUMP ! Avoue, je t'intimide ! Tu as peur de perdre contre moi. Tu as de quoi en même temps, je me sens prête à conquérir ce terrain ! Même plus ! Le monde HA HA HA ! Allez, chéri, go ! »

    Holly, mégalomane ? Noooon, pas du tout voyons. Riant un peu pour elle-même, la jeune fille s'approcha d'Ariel jusqu'à être juste en face de lui. Son regard se teinta d'éclats moqueurs. Ses mains se posèrent sur le ballon. Ses mains fines, ses mains blanches. Avec ses ongles parfaits, arrondis à la lime pendant des heures, soigneusement. Et puis elle murmura une dernière réplique, comme si elle divulguait un secret, alors que ses mots étaient les plus banals du monde.

    « Si je gagne, tu seras obligé de me raconter quelque chose. Quelque chose que les autres ne savent pas sur toi. Et on joue en six points, je ne tiens pas à ce que ça s'éternise. Bonne chance hu hu. »

    Alors elle tapa vivement dans la balle et se mit à courir en riant. Comme une enfant. Jusqu'à ce qu'un minuscule, ridicule détail vienne refréner son ardeur. Une douleur. Son pied droit. Qu'elle venait de littéralement défoncer en l'utilisant successivement pour : ouvrir une porte en métal, donner un coup de pied à un mec, atterrir d'une chute de deux mètres et demi. Génial.

    Elle était mal barrée. Ha ha ha. Youpi.

    (En fait je ne me relis jamais, à bien y réfléchir. Hu hu. Mais c'pas grave, c'est beau comme ça. ♥// pan !)
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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Lun 27 Fév - 21:04

    « It's on the attack. It's a war, It's a game.
    A ball and chain chew my arm off to get away
    Don't fight, or it deny it, invite it cause when it.



    « NICE JUMP ! Avoue, je t'intimide ! Tu as peur de perdre contre moi. Tu as de quoi en même temps, je me sens prête à conquérir ce terrain ! Même plus ! Le monde HA HA HA ! Allez, chéri, go ! »
    Lâcha-t-elle après avoir sauté de son trône alors qu'un léger sourire moqueur se dessinait sur les lèvres de l'adolescent et que ses yeux s'illuminent d'une lueur de défi. Conquérir le monde ? Vraiment ? Il voulait voir ce magnifique spectacle et se délecter de cet affrontement. Adieu les mots, les paroles en l'air. Il y avait tellement de promesses en l'air, de secrets révélés. Juste les corps qui s'emmêlent dans une bagarre constante, animés par une colère et un adrénaline jouissive, qui se percutent, qui se blessent. Jamais aussi proches, jamais aussi loin. Ariel refuser un défi ? Jamais, surtout de la part de sa chère ennemie, pas quelque chose qui promet d'être aussi amusant. Sa colère se transforme en énergie prête à déborder, à pousser son corps dans ses derniers retranchements jusqu'à ce que son corps ne puisse plus suivre l'exaltation de son esprit. Haine et amitié, il n'y a qu'un pas qu'ils ne cessent de franchir dans un jeu sans issue. Jamais de la haine pure et dure mais jamais de véritable affection, quel jeu dangereux que de jeter l'autre dans le gouffre avant d'y sauter aussi n'est-ce pas ?
    « - Si je gagne, tu seras obligé de me raconter quelque chose. Quelque chose que les autres ne savent pas sur toi. Et on joue en six points, je ne tiens pas à ce que ça s'éternise. Bonne chance hu hu.
    - Pareil pour toi. »
    Avait-il lancé, réplique au tact au tact sans même prendre la peine d'y réfléchir. Avec elle, il aurait sûrement tout accepté tant sa présence l'agaçait, lui donnait envie de se jeter sur elle pour la frapper contre un mur. Elle l'insupportait avec violence, lui faisait serrer les dents et le remplissait en même temps de sa dose d'adrénaline. Mais il se fichait bien, au fond, de ce qu'elle pourrait lui raconter, ce n'est pas comme s'il allait prendre la peine de vérifier ou même de s'en soucier. Ou peut-être que si. Mais plus important encore, plus motivant encore : l'envie de se confier à la reine des vipères était loin de l'enchanter surtout qu'il ne pourrait plus revenir sur sa parole parce que le jeu avait déjà commencé. Et qu'il ne tournait jamais le dos à un ennemi, question de principe dirons-nous ou de stupidité aveugle.
    Ariel était plus grand qu'elle, plus costaud aussi et en meilleure était malgré ses quelques bleus dont la douleur était atténuée par l'excitation du moment. Les dés semblaient presque déjà jetés et pourtant l'adolescente possédait un secret. Elle réussissait à éviter presque tous ses coups lorsqu'ils en venaient aux mains, elle lui échappait à chaque fois comme montée sur des ressorts. Et lire dans ses pensées était donc un atout majeur dans cette lutte qui pouvait parfaitement faire pencher la balance d'un côté...ou de l'autre. Les paris sont lancés, le jeu commence. Retenez votre respiration. Un. Deux. Trois. Et sautez, c'est parti. Plus le choix. C'est sans issue, sans bouton marche arrière. Foncez.
    Elle était déjà partie et le jeune Lawford se jeta à sa suite pour la rattraper. Il était question de ne pas perdre face à Elle, perde contre la Reine des garces était bien une humiliante punition. Il se mit à courir comme si sa vie en dépendant, se focalisant sur le ballon. C'était la cible. L'unique cible sur laquelle il devait se concentrer. Faire le vide, éjecter toutes ces pensées inutiles, direction corbeille sans d'autres échappatoires. Inspirer un bon coup et donner tout ce qu'on a, peu importe le reste, peu importe si le monde commence soudainement à s'ébranler. Juste la balle qui tape, tape sur le sol du gymnase comme pour le narguer. Attrapes moi si tu peux le défie-t-elle comme une insolente poupée.
    Il lui attrapa le bras dés qu'il en eut l'occasion, pour la tirer en arrière et la ralentir. Tout était permis puisqu'ils fixaient eux-même les règles de ce jeu qui ne semblait n'en avoir qu'une : aucunes règles. L'américain tapa dans la balle de toutes ses forces, libérant momentanément celle-ci de l'emprise de quiconque lors qu'elle fit un rebond pour s'échapper de ces mains tendues vers elle. Un peu trop sûr de lui peut-être, il tenta d'en prendre possession mais elle lui échappa comme mécontente de perdre cette liberté à peine retrouvée. Ce fut donc dans un geste maladroit, désordonné et désespéré que son bras s'élança pour rattraper sa cible qui semblait contenir sa vie elle-même. Peut-être était-ce en un sens le cas, ployer face à sa rivale en lui dévoilant un point faible. Parce qu'évidemment, tout ce qui était secret avait un certain prix et c'était quelque chose de non négligeable dans ce combat. Quelque chose qu'on ne voulait pas dévoiler était forcément précieuse, peu importe ce que c'était. Il était donc de son devoir de tout faire pour la conserver, peu importe le prix.
    Ariel, bien qu'ayant repris possession du ballon, se retrouva dans une position assez précaire quelques instants avant de retrouver son équilibre, ce qui lui fit perdre de précieuses secondes pour gagner du temps et marquer un but. Merde. Le temps presse, il continue de courir et il finira pas l'abandonner s'il ne se dépêche pas. Game over, le train est parti sans lui. L'adolescent tourne sur ses talons pour partir dans le sens inverse ou le camps ennemi. L'idéal serait qu'il puisse pénétrer encore un peu en zone ennemie pour marquer le but du premier round. Mais qui dit zone ennemie, dit adversaire et elle semble déterminée à gagner ce combat. La partie est loin d'être facile. Mais c'est ce qu'il la rend si prenante n'est-ce pas ? Toutes fois, il ne faut pas la laisser traîner en longueur sous peine de perdre l'exaltation du début et de lui faire perdre tout son intérêt. Un match court, bref mais intense, violent, jouissif.
    Et voilà qui était bien l'une des seules choses dans lesquelles il était doué : foncer tête baissée sans la moindre réflexion avant. Son atout majeur, attaquer, foncer, se jeter en avant que l'adversaire ait le temps de réfléchir. Ne pas lui laisser le temps, le prendre par surprise, ne pouvant pas prévoir sois même la suite et ne suivant que les idées désespérées qui lui apparaissent sur le moment. Attaquer, bouger avant même que l'autre ait le temps de réfléchir, gagner le plus de secondes possible pour marquer. Se laisser tout simplement tombé aux mains du hasard et fermer les yeux en laissant le destin l'utiliser comme une marionnette, la chance s'en amuser. De toutes façon, ce n'est pas comme s'il avait le choix au fond.
    Ariel se jeta donc en avant, droit sur le camps adverse, droit sur le panier. Adviendra ce qu'il pourra. Les cartes sont entre les mains des joueurs, les dés sont lancés et la mise trône au centre de la table. Qui aura les faveurs de Dame la chance ? Qui sera donc le roi ?
    Elle ou lui.

    (Ne me tues pas ♥) )

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MessageSujet: Re: ▄ When i'm dreaming i know that it's okay (PV)   Jeu 1 Mar - 21:22

    Renoncer. Un bien grand mot qu'Holly pensait n'avoir jamais à utiliser. Évidemment ! Elle était si parfaite, si inébranlable, elle, la poupée incassable, elle, la Reine avec un grand « r ». Elle pouvait bien vaciller, hésiter un court instant, elle savait qu'elle ne perdrait jamais totalement l'équilibre. Parce que quelle que pourrait être la situation, elle aurait toujours toutes les cartes en main. Elle n'était pas le genre de personne à laisser la moindre chance à ses cibles. Elle voulait les as, les têtes couronnées, mais aussi les deux, les trois et toutes les autres possibilités. Elle voulait être, à chaque fois, certaine de gagner. Et autant l'avouer tout de suite, avec son don, elle partait avec un avantage non-négligeable. Effectivement. Il est si simple de parer les attaques, lorsqu'on sait déjà d'où viendra le coup ! Il est si aisé de viser juste, lorsqu'on connaît les points faibles de ses ennemis. Et ça, oui ça, Holly l'a compris à l'instant où on lui a découvert son don. A la seconde où on lui a annoncé qu'elle serait capable de lire dans les pensées d'autrui, elle s'est dit que la vie deviendrait beaucoup plus facile. Et ça l'a fait sourire. Oh oui, ça l'a fait tellement sourire ! L'idée que d'un seul coup, toutes les portes s'ouvraient devant elle, était si délectable, si merveilleuse... ! Elle n'a pas pu s'en empêcher. A partir de ce moment, Holly a oublié le sens du mot « défaite ». Elle a éliminé de son esprit tout ce qui pouvait se rapporter au verbe « perdre ». Et plus que tout, elle a arrêté de penser qu'il était possible de « renoncer ». « Déclarer forfait »... Quelle idée stupide, lorsqu'on sait que l'on va gagner, n'est-ce pas ? Oui. Oui !
    Alors ce jour-là, jour de son entrevue avec Ariel, il était logique qu'elle ne songe pas un instant à la défaite. D'ailleurs, pourquoi aurait-elle lancé un tel défi à son meilleur ennemi si elle avait eu peur de perdre ? Ç'aurait été stupide. Non, Holly n'aurait jamais fait ça si elle avait su. Si elle avait su qu'en courant, sa cheville lui ferait aussi mal. Malheureusement pour elle, quand elle s'en rendit compte, il était déjà trop tard. Le match avait déjà commencé. Elle ne pouvait plus faire machine arrière. Elle ne pouvait plus dire « stop ». Non. Tout ce qu'elle pouvait faire, s'était avancer, avancer avec ce stupide ballon, et marquer. Encore et encore. Jusqu'à la victoire. Parce qu'il n'y avait pas d'autre issu. Elle ne pouvait pas perdre. Jamais.
    Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas la main d'Ariel attrapant son bras, la tirant en arrière. Surprise, elle lâcha sa prise sur la balle. Qui lui échappa en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf. Jurant sans prendre la peine d'être discrète, l'adolescente tourna les talons, prête à poursuivre son adversaire jusqu'au bout du terrain si c'était pour récupérer son bien. Un léger craquement de sa cheville lui envoya une décharge dans tout le corps. Boum. Flèche électrisante plantée en plein dans son cœur. Holly entendit un éclat lui échapper, léger. Sa vue se brouilla, fine brume posée sur ses iris océans.
    NON.
    Secouant la tête, elle chassa la douleur de son esprit. Elle ne pouvait pas pleurer ! Elle ne pouvait pas s'arrêter ! Vivement, elle chercha Ariel des yeux. A peine une poignée de secondes. Il était là, à quelques mètres d'elle, lâchant le ballon. Ballon qui survola le terrain dans toute sa longueur. Le sang de la jeune fille ne fit qu'un tour. Elle n'avait pas le choix. Elle savait pertinemment qu'elle allait tuer pour de bon son pied. Pourtant elle se mit à courir. Comme si la souffrance n'était rien, comme si tout était parfaitement normal, comme si elle n'avait pas mal. Ce n'était pas un problème, après tout. Elle savait parfaitement jouer la comédie. Elle était douée pour ça, elle le faisait tous les jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un peu plus un peu moins, qu'importait ? Sans se poser plus de questions, Holly empoigna la balle. La sensation rugueuse sur sa main la rassura un peu. Elle avait l'avantage. Il ne fallait pas qu'elle laisse passer sa chance. Un court instant, elle ferma les yeux. S’infiltra dans la tête de son adversaire, cherchant à y voir une quelconque tactique. Mais rien. Rien. Elle apercevait toutes les pensées d'Ariel, mais n'apercevait l'once d'un plan quelconque. Quoi ? Alors il y allait comme ça, sans réfléchir, ce crétin ?! Bon sang ! Un peu agacée par la tournure que prenaient les choses, l'adolescente rouvrit les paupières et fila vers le panier face à elle. Une ombre à sa droite lui indiqua que l'ennemi n'était pas très loin. Il fallait qu'elle aille vite. Très vite. Le cœur battant, elle vit les fils du panier se rapprocher. Le cadre en plexiglas était là, à quelques mètres. Elle se sentait tremblante, les jambes en coton. Plus elle avançait, plus elle se disait qu'elle n'arriverait pas à sauter. Elle ne pourrait pas. Elle ne voulait pas avoir mal. Pas encore. Pas encore...
    NON.
    Elle ne devait pas se laisser aller. Il fallait qu'elle marque, qu'importait la situation. Il fallait qu'elle gagne. Serrant les dents, elle fléchit les genoux. Jump. Le ballon s'envola. Sa cheville grinça, rencontrant le sol. Elle manqua de s'étouffer. Panier. Un à zéro pour Holly. Super. La balle retomba au sol, Ariel la récupéra sans attendre, repartant en sens inverse à toute vitesse. Ah. Il fallait qu'elle le rattrape. Elle était le chat, il était la souris. Et le chat gagne toujours. Toujours. Pourtant, débout face au panier, la jeune fille n'arriva pas à bouger d'un millimètre. Ce n'était pas faute d'essayer. Mentalement, elle s'évertuait comme elle le pouvait. Allez ! Vas-y Holly ! Mais rien. Elle ne pouvait plus. Elle avait mal. Elle avait l'impression que sa cheville allait se morceler comme une part de gâteau trop cuit. Aucune larme ne pointait le bout de son nez. Parce que miss Shepherd ne pleurait pas. Mais elle se sentait dégoûtée. Dégoûtée par sa propre faiblesse. Avec un petit pincement au cœur, elle entendit un léger cri de victoire dans son dos. Son adversaire venait probablement d'égaliser. Et elle ne bougeait toujours pas. Elle devait pourtant. Oui, elle devait. Parce qu'elle ne connaissait plus le verbe « perdre ». Parce que dans sa tête « renoncer » équivalait à « mourir ». Alors elle serra les poings à en faire blanchir ses jointures. Elle s'encouragea plus fort encore, envahissant son esprit de cris. Et elle partit en boitillant légèrement en direction d'Ariel. Il allait voir. Elle ne lâcherait pas. Elle gagnerait.

    Peu importait le prix, pourvu qu'elle reste la Reine.

    (Moins d'une semaine pour répondre, je me sens puissante. 8D Bref, j'espère que ça ira. Aucun dialogue. C'est plus dans la tête de ma demoiselle que ça bouge. Hâte de voir ce que tu vas ma pondre comme réponse. Hu hu. ♥)
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