Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]
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Psychique, entrez dans le monde de Mystic Hall, où seuls les détenteurs de la Marque connaissent votre secret.
 

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 Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]

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MessageSujet: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Ven 13 Avr - 14:04



« The walls so high and you, won't feel
The moon is always spying on, your fears
I make it to the golden geek, and fail
So then you throw your fantasy away, to fade »

Lucky n'aimait pas s'amuser. Non, dur à croire, mais ce jeune garçon était plutôt joyeux. Il détestait la foule, les mouvements de groupes, les rires... Les sourires heureux. Non... il n'aimait vraiment pas. Agoraphobie aiguë. Il se souviendra encore des moments si joyeux qu'il passait avec sa famille... Balançoire de la vie. Il est tombé. Et c'est ainsi qu'a Mystic Hall, Lucky passait la plupart de son temps dans sa chambre, dans le jardin ou a la bibliothèque. Le plus renfermé des membres de l'élite... Et c'est alors qu'un beau petit matin, les autres vinrent le chercher pour le trainer dans le pire endroit de Mystic Hall qui puisse exister à ses yeux : Le parc d'attraction. Dans la tête du jeune homme ce ne fut qu'un « Argh. » Emmené de force pour s'amuser, il se demandait comment faire semblant d'être heureux pour se fondre dans la foule. Soupirant de désespoir, il vit enfin l'arrivée.

Des fusées de toutes les couleurs, un arc en ciel de sourires. Il y en avait pour tous les gouts. Le jeune homme lâcha les autres élites pour aller se perdre dans le capharnaüm. C'était trop bruyant, trop chiant. Il y avait trop de rires, il y avait trop d'ambiance. Comment les humains pouvaient-ils autant s'amuser. De plus, il avait toujours eu peur des manèges a sensation. La peur du vide, la peur de la falaise. Oui... Névrosé et paranoïaque. Chaque nuit le même rêve, il avance sur la falaise, il va tomber, on le pousse. Et puis le néant. Et puis plus rien. Juste du sang. Le sien peut-être? Ou celui de ses victimes.

Il marcha pendant au moins 30 bonnes minutes. Il tournait en rond, confronté à son ennui existentiel. Mais malgré la foule, les gens le fixaient. Sensation torturante, horrible, insoutenable. Certains se taisaient sur son passage, d'autres grognaient – allez savoir, ces crétins d'oubliés, pas difficile à deviner – d'autres s'inclinaient. A chaque regard, chaque chuchotement, il soupirait. Pourtant, il n'était ni beau, ni puissant. Bon... concernant la puissance, on en reparlerait mais bon. Il finit par s'avancer vers un stand de pommes d'amour et en choisit une. La jeune fille poussa un petit cri d'extase en lui tendant, il haussa un sourcil mode « What? ». Les gens étaient vraiment étranges.. Puis sa pomme a la main, en haut d'un bâton, il tourna les talons, approchant délicatement sa langue pour venir ramasser le sucre caramélisé. Et c'est là qu'il entendit les filles craquer. Haha, jouissif.

En fait... peut-être qu'il y avait de quoi s'amuser. Narguer les oubliés, ou encore les exclus. Il aurait du emmener son esclave hebdomadaire... Il aurait été surement utile. Il soupira encore et encore. La mine boudeuse, il s'ennuyait vraiment. Il tourna la tête vers les manèges... Le grand HUIT? No way. Le petit train? No way. Les tourbillons? No way. Les petits chevaux... NON MAIS CA SUFFIT OUI! Lucky désespérait. Il fallait qu'il s'occupe. Non, finalement, il changea d'avis. Il allait rentrer discrètement. Enfin, vu que tous le monde le regardait, c'était mal parti m'enfin, vous aviez compris. C'est alors que notre jeune héros repris le chemin arrière, le demi-tour légendaire! Pour... rentrer se coucher.
Mais il y eut cet obstacle. Mais il y eut cette barrière. Mais il y eut son visage. Des cheveux roses bonbons... un sourire d'ange... C'était encore ses ailes blanches qui venaient le hanter. Lui, le pauvre démon maudit à jamais. Lui, l'être de l'enfer et des ténèbres.. Il ne voulait que rejoindre son obscurité. Mais il fallait qu'elle débarque, cette idiote et sa lumière à la con.

Le jeune homme s'arrêta. Il ne savait si elle l'avait aperçu, lui détourna le regard. Après tout, il s'en fichait pas mal. Il se sentit mal, le soleil lui tapait sur la tête, moqueur. Il posa un genoux au sol, il faisait un malaise. A terre et ayant du mal à respirer, les gens autour de lui, il avait l'impression d'être à cette nuit là, d'avoir voyagé dans le temps. La chaleur, la foule... Le bruit. Et les cris de peur – en référence au cris dans les manèges – Lucky était paralysé, il faisait maintenant une crise d'angoisse. Et le pire, c'est que dans son délire psychédélique, elle l'avait vu. Car oui, maintenant il sentait son regard sur lui. Et c'était comme si les ténèbres l'avaient retrouvé.

« Putain... » Il avait le souffle rauque.
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Ven 13 Avr - 18:03



Just gonna stand there and watch me burn
Well that's alright because I like the way it hurts
Just gonna stand there and hear me cry
Well that's alright because I love the way you lie

Love the way you lie ~ Eminem ft Rihanna



Demandez moi ce que je faisais au beau milieu du parc d'attraction de Mystic Hall. Figurez vous que je ne saurais pas vous répondre. Même moi je ne savais pourquoi j'étais venue. Par ennui, très certainement. Je n'avais aucun ami, alors les jours où il n'y avait pas cours, je faisais mon possible pour me fondre dans la foule, que personne ne remarque ma solitude. Parmi tous ces gens amusés et occupés à se dandiner dans les files d'attentes pour les manèges, je passais inaperçue. Personne ne me toisait, ils s'éclataient à rire chacun de leur côté, m'oubliant. C'était comme un rêve, de ne voir aucun regard méprisant ou apeuré posé sur moi. Un petit moment de paix intérieure où je pouvais être moi-même sans mentir. Que feriez-vous à ma place ?

J'étais seule, perdue entre le serpentin d'impatients souriants devant la grande roue et les groupes de filles se pavanant devant les vendeurs de gaufres. L'odeur sucrée et chaude des différentes gourmandises me montait à la tête. Le bruit envahissant de tous ces gens, de toutes les musiques différentes, et de tout ce parc en mouvement me faisait bourdonner les oreilles, qui n'étaient pas habituée à ce genre de cacophonie incessante. D'un pas traînant, j'allais m'acheter une barbe à papa. Le mec qui s'en occupait, devant son espèce de grande marmite, du sucre rose plein les doigts, ne put s'empêcher de remarquer ma couleur de cheveux singulière. Je m’efforçai de lui sourire en écoutant ses comparaisons bidons que j'avais déjà entendue. A l'énonce du mot "bonbon", je lui arrachai la sucrerie des mains en lui fourrant l'argent dans sa poche. Ce mot me donnait de l'urticaire depuis l’épisode où la bibliothèque avait brûlé pendant qu'un type de l'élite m'embrassait. Ces deux syllabes se rapportaient à Lucky que je n'arrivais pas à me faire sortir de la tête. J'allai me poster dans un coin, près d'un distributeur de ticket, pour arracher la pâte poisseuse et collante, aérée et tenant comme par magie sur un bâton en bois. Mon pull blanc aux manches relevées accrochaient les grains rosés balayés par le faible vent.

Je regardais les gens passer. Avec, dans le regard, une jalousie mal contenue. Ils m'énervaient tous à être heureux sous mon nez, pourquoi c'étaient si simple pour eux de sourire ? Les voir ainsi enjoués et ouverts me renfermait encore plus. Les anges n'ont rien à faire paris tous ces élèves insouciants. Qu'est-ce que je fichais là alors ? Je vous l'avais pourtant signifier, je n'en savais rien. J'étais venue pour sortir, pour chercher à me divertir, pour ne pas rester indéfiniment enfermée dans la bibliothèque, pour ne pas roupiller trop longuement dans ma chambre, pour exister dans un autre rôle que celui de la plante verte dans un coin du mur. Peine perdue, je faisais toujours office de décor. Je me confondais dans le paysage coloré des manèges et ma jupe courte d'un vert émeraude ne semblait choquer personne. Maintenant que j'étais là, devant la réalité des choses, venir au parc d'attraction était reposant pendant cinq minutes.

Les bras croisés contre ma poitrine, j'attendais que quelque chose se passe et me sorte de ce morne ennui, cette vieille routine qui me rendait folle, ce trop plein de solitude qui me semblait s'aggraver de jour en jour. Comme pour répondre à mes souhaits muets, une petite troupe se forma. J'aperçus des regards affolés, des piaillements paniqués et féminins, un cercle se formait déjà autour de quelqu'un qui venait de s'étaler lentement au sol. Un élève faisait un malaise ou un truc du genre. Douce ironie, tout le monde s'en inquiétait, comme si ça leur importait, franchement. Mais je reconnus enfin qui était au sol, contre le béton, une pomme d'amour à moitié mangée gisant à côté de lui, ses cheveux bruns en bataille et sa petite taille. Lucky.

Comment expliquer, sans partir dans le romanesque, ma réaction ô combien pitoyable ? Je partis comme une flèche dégageant à coups de coudes les gêneurs qui s'agglutinaient autour de lui en ne faisant rien d'autre que des commentaires inutiles. Les élèves furent alors réceptifs, me voyant débarquer comme une furie, ils s'écartèrent pour me laisser passer, sans pour autant manquer de réflexions sur ma personne. Habituel. Arrivant enfin près de Lucky, je m'agenouillai pour me pencher au dessus de son visage. En blanche-neige mal empoisonnée, le fruit croqué roulant encore non loin, il semblait légèrement divaguer.

« Circulez bandes d'abrutis ! Y'a rien à voir ! »

Les élèves me jetèrent des regards méchants avant d'effectivement s'éloigner en réponse à mes aboiements autoritaires. L'avantage quand les autres vous évite, c'est qu'ils vous éviteront tout le temps. Attrapant le jeune homme brun comme je le pouvais, je le remis debout en titubant. Il n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. Le soutenant maladroitement, je le guidai derrière moi jusqu'à un des bancs libre et isolé, presque attendant notre arrivée, comme si elle avait été prévue. Je le fis s'asseoir et le tournai vers moi pour le secouer un peu. Il avait peut-être une phobie de la foule, une insolation, ou une allergie au caramel de sa gourmandise. Un simple malaise, ma pauvre, arrête de t'en faire pour lui. Le sauvetage rapide vint me déstabiliser. J'avais encore agi selon les ordres de mon coeur qui s'était remis à battre trop vite. C'était devenu mauvais pour ma santé à moi aussi d'être en présence de l'élite. Rougissant sans raison, je me rassis sur le banc, mes doigts s'entortillant nerveusement sur mes genoux.
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Sam 14 Avr - 11:45



« Oh and I take,
take it in vain
So I fake,
fake it again

To Tokyo network stocks, I stream
All of my wasted dreams on, the screen »

Il avait mal. Cette douleur le rongeait entièrement. Pourquoi était-ce si douloureux? C'est comme s'il brûlait... et tout ses cris autour de lui... Il passa une main sur son front, laissant l'autre bras tendu pour se maintenir au sol. Il était si faible. Il se haïssait pour être aussi faible. Alors il ferma les yeux et se laissa bercer par les affolements bourdonnant en cercle autour de lui. Cette douce mélodie l'achevait encore plus. Elle avait l'effet de lui asséner des coups encore et encore. Sa tête allait exploser. Et l'odeur d'une cigarette asticota ses narines. L'homme qui se prêtait a l'allumer eut un sursaut de surprise et d'horreur quand il vit une flamme ravager la clope. Lucky était encore capable de faire ça... ça veut dire qu'il n'était pas mort. Il eut un petit sourire discret, enfin, il agonisait quand même. Des gouttes de sueur s'écrasaient au sol, il ne respirait que lourdement. Serait-ce le début de la fin?

« Circulez bandes d'abrutis ! Y'a rien à voir ! »

Puis un petit cri agacé perça la coquille solide de la foule de Mystic Hall. Il connaissait cette voix, c'était celle du bonbon... il fulmina. Bien sur qu'il y avait à voir. Un élite en train de crever au sol, c'est un spectacle a ne pas rater. Quelle sotte. Évidemment, la foule se fut encore plus bavarde. « Elle ose approcher un membre de l'élite? » ou encore « Quelle salope! Pour qui elle se prend?! » fut un exemple de ce qui lui parvint aux oreilles. Il sentit ses mains toucher sa peau, ce qui le fit frissonner. Puis en quelques secondes, il était debout. Enfin debout... à moitié avachi sur son épaule. Il la regarda, sans rien dire, reprenant son souffle, reprenant le contrôle de lui même... avant de faire quelque chose qu'il allait regretter.

Ave' partit les assoir sur un banc. Cool. Un banc. Il eut quelques secondes pour se reprendre vraiment en main et poussa un long soupire. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Qu'est-ce qu'IL faisait la aussi? Il y eut un gros blanc pendant quelques minutes. Il ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. Il se contenta de poser sa tête sur le dossier, calant sa nuque contre le bois pour observer le ciel. C'était moche. Vraiment. Il se redressa, attrapant son visage d'une main, brusquement. Il la tenait par le menton, fixant ses yeux, un air sévère au visage. Après quelques secondes, il perça le silence qui régnait en maitre.

« Pourquoi ? »

Ouai, j'avoue, pas très constructif. Lucky ne supportait pas qu'on l'aide, il ne supportait pas d'être en position de faiblesse. Et Ave' qui venait sagement de s'occuper de lui. C'était presque humiliant. Il baissa la tête pour observer les doigts de la jeune fille qui s'entortillait étrangement sur le tissu recouvrant ses jambes. Alors il approcha sa tête de la sienne et posa son front contre le sien. Leurs lèvres se frôlèrent jusqu'à ce qu'elle en devienne rouge d'envie. Il souffla avidement sur son visage et recula, tirant la langue.

« Raté. Dommage, hein ? »

Saloperie. Et fier de l'être. Il se leva, finalement, il allait mieux. Il ramassa sa pomme d'amour au sol et la brûla. Ça empestait le caramel... le sucre qui fondait se noyait au sol. Et une délicieuse fragrance sucrée se mit à l'envahir. Il envoya le bâton dans la poubelle et remit son manteau correctement. Puis il jeta un regard à la jeune fille toujours assise sur le banc. Il avait maintenant les yeux menaçants. Il aurait pu se faire peur lui même. Sèchement, il lui lança.

« Ne t'approche plus de moi. »

Et c'était la fin d'un mythe. La fin du début. Et il tourna les talons.
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Sam 14 Avr - 13:26




Get out your guns, battles begun,
Are you a saint, or a sinner ?
If loves a fight, than I shall die,
With my heart on a trigger.
[...] I'm an angel with a shotgun !

Angel With A Shotgun ~ The Cab



Je devais être la seule fille au monde à qui le mot "romantique" donnait l'envie de vomir. Je n'avais jamais aimé les petits couples main dans la main, roucoulant comme de vulgaires pigeons. Franchement, tout cet amour naïf qu'on croit insurmontable me dégoûtait. Je trouvais ça faible, lâche et décidément pas fait pour moi. Sous ma carapace je m'étais juré que jamais je n'irai me prélasser comme toutes ces sangsues dans les bras de qui que ce soit. Les beaux sentiments n'étaient absolument pas quelque chose que je convoitais, pas moins que le contact humain, à vrai dire. J'aimais être seule, seulement, j'aurais voulu le demeurer dans la liberté, sans la méprise et le rejet des autres. Alors, me trouver dans un parc d'attraction en compagnie d'un garçon, assise sur un banc, ça me rendait folle. J'avais envie de m'arracher les cheveux par touffe et de hurler à l'aide. Je détestais la situation, même si c'était Lucky près de moi. Justement.

Le jeune homme avait la nuque calée contre le dossier et regardait le ciel. Visiblement, il allait mieux. Ça avait été rapide. J'aurais peut-être mieux fait de le laisser face contre terre. Je savais comment, mais j'étais persuadée que j'allais encore m'énerver contre lui. C'était instinctif. Il se redressa soudainement, répondant à mes pensées. Il me prit le menton, je sentais ses doigts chauds et encore un peu collant de caramel contre ma peau. J'aurais voulu me débattre, le repousser, le mordre et m'enfuir. Je n'aimais pas l'effet qu'il avait sur moi. Ses yeux dans les miens me clouaient sur place, et si j'avais pu, je les lui aurais arraché sans scrupule. Ces deux prunelles carmins aux petits scintillements enflammés, je ne pouvais rien faire d'autre que les contempler, parce que je les trouvais belles. Et c'était toutes ces pensées débiles qui me chuchotaient des mots qui ne figuraient plus sur mon dictionnaire. Je faisais tout pour oublier ces murmures de velours qui me soulevaient le coeur. Son regard était sévère, autoritaire, peut-être vexé. Je le soutenais, sans rien dire, le silence lourd de suggestions s'installant.

« Pourquoi ? »

Sa question me réveilla presque. Mes doigts faisaient toujours des nœuds et s'agrippaient au tissu de ma jupe. Je voulais qu'il arrête son petit jeu. Je me sentais tellement molle et inutile près de lui, là, sur ce banc. Il fallait que je parte, que je m'enfuie. Non. Les frissons qui me parcouraient tentaient de me prouver le contraire, les sensations du baiser me revenaient en tête. Foutue mémoire sur-développée ! Je devais me défaire de son influence, briser les chaines qu'il forgeait autour de moi, déguerpir avant d'être aveuglé par sa personne et de tomber de la falaise parce que je ne regardais plus où j'allais. Son front se posa contre le mien et mon souffle ralentit, mon coeur manquant un battement. Lucky, si tu savais combien je déteste que tu joues avec moi de cette façon. Le pire était que tout en moi réclamait le jeune homme, hurlait silencieusement pour que ses lèvres touchent les miennes. Ces dernières étaient déjà partie dans un frôlement, et mes joues étaient rouges de désir. Je sentis son souffle sur mon visage, et il rompit ce qu'il n'avait même pas commencé, se reculant pour tirer la langue comme un gamin.

« Raté. Dommage, hein ? »

Feignant l'indifférence, je détournai les yeux en haussant les épaules. Pff. Il se leva et alla ramasser sa pomme d'amour. Instantanément, elle flamba entre ses mains, et du caramel fondu coula sur le sol. Je le regardais du coin de l'oeil, me demandant encore pourquoi il s'était senti si mal et comment il allait mieux tout à coup. Curieuse, j’émettais toutes sortes d'hypothèse, mais aucune ne semblait être la bonne. Le temps que je m'interroge, Lucky avait jeté le bâton de sa gourmandise à la poubelle et remettait son manteau correctement. Il me jeta alors un regard menaçant, qui me fit presque flipper.

« Ne t'approche plus de moi. »

Il était sec, tranchant avec son attitude charmeuse et taquine de tout à l'heure. Il avait le don de passer d'une humeur à l'autre, c'était ahurissant. Il tourna les talons, et je ne pus me retenir de rire. Les mains devant la bouche, je riais en le regardant, de dos, faire quelques pas comme s'il allait partir. Je me relevai du banc et m'avança un peu vers lui, calmant mes piaffements, histoire de ne pas trop l'irriter, puisque j'étais un peu en train de me moquer de lui. Enfin, me payer sa tête, non: c'était gentil. Remettant une mèche rose derrière mon oreille, je baissai les yeux vers lui avec un air de fillette sur le visage. Il était drôle sans s'en rendre compte !

« Tu aurais peut-être préférer que je te laisse agoniser devant les autres ? Après, il faut le préciser, je ne serais pas intervenue. Il suffit de me demander. »

Le dépassant de quelques pas, je me plantai devant lui pour l'empêcher d'avancer et plaçai un doigt contre son torse.

« Mais ne va pas te plaindre après, tu en serais capable. »

Lucky était-il capricieux et incompris ? Bof, qu'est-ce que j'en savais. Je ne respectais pas vraiment son ordre, mais pour moi, il plaisantait. J'aurais bien pu ne pas l'approcher, il serait revenu vers moi de lui-même. Je me sentais faible quand il était près de moi, et forte quand il ne l'était pas. Du peu que je connaissais de lui, je devinais qu'il ne supporterait pas de se sentir sous ma petite domination de fille insouciante. Et en fait, je ne voulais pas le contrarier. Ce que je dis est tordu, dites-vous ? Peut-être. Je sais que je me contredis. Mais comment dire à quelqu'un qu'on le déteste tellement qu'on finit par l'apprécier ?
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Mer 18 Avr - 15:07



Could I
not take it in vain? Oh,
could I
not fake it again?
Can't I
not take it in pain? Oh,
can't I
not fake it again?


« Comme si j'avais peur de ce que je pourrais ressentir. Comme si j'avais peur de la vie et de ce qui m'entoure. Je ne suis pas faible. Je ne suis pas faible au point de tomber amoureux de toi. Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai... envie de te regarder, j'ai envie de te toucher, de te posséder. Je désire que tu ne sois qu'à moi. Et pourtant, il y a ce malaise, constamment. Je ne saurais t'expliquer cette sensation de désespoir qu'il m'anime. Elle contrôle mes sens et mon corps entier. Je suis le squelette qui danse la nuit, je ne suis que l'ectoplasme de tes jours. Je ne suis rien d'autre qu'un être vide. Et si je devenais alors ton être vide? Je crois que je pourrais peut-être ressentir à nouveau quelque chose? Tss. Faible. »
Lucky n'était pas le genre de mec à être patient. Il était plutôt le type qui n'attendait pas pour se servir. Et il ne cessait inlassablement de piocher en elle. Avait-il transpercer son cœur avec sa fourchette? Allez savoir. Il n'était pas du genre romantique. Et elle non plus. Il s'était toujours foutu de la gueule des gens coincés qui sortaient ensemble. Leur vie de couple avait la forme d'un amour qui sentait le papier toilette. Et être là, la voir rougir alors qu'ils sont si près, sentir son souffle s'accélérer quand il approche ses lèvres des siennes. Satisfaction jouissive mais lassante. L'odeur de la chair brûlée lui harcèlent les narines. Et si son parfum si doux s'évaporait tel des grains de fragrance oublié dans la fumée qui s'échappe de son corps? Cette image le hantait. Il en avait presque de la sueur froide. Encore ce mur de glace qui le protège. Mais pour combien de temps? Il sent l'explosion...

Il allait partir, il allait s'enfuir. Oui Lucky était lâche. Il a fui tant de fois, sans se soucier du reste. C'est la peur, l'anxiété, la névrose même qui le ronge! Oh! Douce paranoïa de mes nuits... Au fond, qu'est-ce qui pouvait le pousser à rester? Rien d'autre que ce squelette qui tient une barbe à papa. Car oui, il était du genre à voir un squelette derrière chaque personne, à voir la mort d'un rire moqueur se glisser … sournoisement. Et ce jour là, il la voyait encore... Comme c'était lassant. Et alors qu'il allait quitter cet enfer, Ave' l'en empêcha. Elle riait. Son rire cristallin résonnait dans sa tête comme des tambours. C'était comme une chanson... une chanson... qui faisait très mal à la tête. D'habitude, sa voix sonnait douce et apaisante, alors pourquoi? Pourquoi cette tonalité le découpait en morceaux?

« Tu aurais peut-être préférer que je te laisse agoniser devant les autres ? Après, il faut le préciser, je ne serais pas intervenue. Il suffit de me demander. »


Son regard triste redevint froid. Il se referma automatiquement. C'était mort, de part sa réaction, elle venait de perdre une chance qu'il puisse se confier. Les éclats de rire de la jeune fille sonnaient faux. Elle ne comprenait vraiment rien ou était-elle stupide? Il soupira. Puis il sentit un doigt délicatement posé sur son torse, ce qui l'empêcha de continuer à avancer. Il la regarda fixement, sans rien dire. Si elle ne voulait pas fuir, ça serait à lui de la contraindre. Il créa alors ce qu'on appelle un cercle de feu, l'entourant des flammes. Comme ça, c'était sur qu'elle n'allait pas le suivre encore une fois. Décidé à vraiment lui faire comprendre qu'elle devait avoir peur de lui. Elle DEVAIT être effrayée... ça n'était pas possible autrement. Comment ne pas avoir peur de lui?!

« Bah crève alors. »

Ses mots étaient aussi durs que la pierre. Ça y est, il s'était lassé de son nouveau jouet. Ça y est le roi avait enfin décidé de jeter son esclave a la poubelle, esclave qui devenait trop encombrant. En vérité, il aurait bien voulu être cette ordure et penser ainsi. Mais Ave' prisonnière des flammes ne faisait qu'accentuer son malêtre. Avançant de quelques pas sans se retourner, il mit un genoux au sol, frustré et désemparé. Il avait besoin d'un yaourt à la fraise tiens. C'est si doux... Oh Ave'...
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Mer 18 Avr - 17:35


I try to make it through my life, in my way, there's you.
I try to make it through these lies, that's all I do.


Just don't deny it,[...]
And deal with it,[...]
You try to break me.
You wanna break me... bit by bit.
That's just part of it


I Don't Care ~ Apocalyptica


Il avait une allure et une expression si froide, en digne mur de glace, que j'avais des frissons qui me parcouraient le corps. Plus je le regardais, plus j'avais envie de courir, de m'échapper, de fuir, de m'éteindre dans un coin sans plus penser à Lucky. Je voulais m'arracher les cheveux, les yeux, faire crisser mes ongles sur les murs, m'enivrer de ma solitude et m'en satisfaire. Rien de tout ça n'avait de sens. Fuis petit ange. Fuis ou je t'arrache tes ailes. Ca me faisait mal d'être en face de lui, et j'avais de plus en plus de doutes. J'étais tellement curieuse de connaître son secret, de comprendre pourquoi était-il comme ça, de savoir. Pourtant, ça ne m'amènerait à rien. Je voulais fuir et rester près de lui. Si j'avais pu me diviser en deux, je l'aurais fait. Le premier spectre aurait couru au loin, une auréole dorée au dessus de la tête. L'autre serait dans les bras de Lucky, à l’assommer de questions, des cornes dépassant de la chevelure. Ange ou démon ? A toi de choisir. Que quelqu'un me donne une corde, je vais tenter le diable.

If you were dead or still alive, [...]
And all the things you left behind,
I don't care, I don't care !

I try to make you see my side,
Always trying to stay in line,
But your eyes see right through,
That's all they do.

I'm getting tired of this shit,
I've got no room when it's like this,
What you want of me just deal with it.



Un cercle de flammes se traça autour de mes pieds et je fus bientôt prise au piège par une cage de feu. J'eus si peur soudainement que mon coeur manqua un rebond. Paniquée, je ne bougeai pas, passant mes mains sur mon visage, mes ongles s’agrippant à ma peau, laissant des griffes. Et voilà, tu as fait ton choix. Heureuse ? Mais pourquoi était-il comme ça à la fin ? Je me posais toujours les mêmes questions, restant sous l'emprise de ma curiosité même si j'étais presque en train d'être immolée au beau milieu d'un parc d'attraction. Des gens poussaient des cris en voyant les flammes et criaient des appels au feu. Les larmes de peur, de frustration, d'émotions trop fortes pour être contenues roulèrent sur mes joues. Je retenais difficilement mes sanglots. Je n'étais pas faible, non, pitié, ne dîtes pas que je le suis. Ce n'est pas vrai.

« Bah crève alors. »

« Mais merde, Lucky ! Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête ? Qu'est-ce que tu as à la fin ? Je te hais. Je te déteste. Tu es ignoble, tu me laisses comme ça. Pourquoi tu ris et tu te mets en colère ? Pourquoi tu fais tout ça ? Ça rime à quoi ? Merde ! Voilà, merde. »

Au départ, je n'avais pas prévu de hurler ces paroles comme une malade. Je les avais pensées, réfléchies, et je les crachais parce qu'elles me faisaient mal. Mon coeur était en train de se consumer au fond de ma poitrine. Morceau par morceau. Je voulais savoir, partager, aimer, rire et sourire. Il m'avait prouvé en deux secondes que j'en étais capable. Puis il me tournait le dos. Ses paroles dans la bibliothèque me revinrent. Il m'avait trouvé insolente. Je le considérais comme pire. J'étais morte de peur parmi les flammes. J'aurais du fuir tant qu'il en était encore temps. Et si je fuyais maintenant ? Si je me faisais mal pour lui montrer à quel point il me blessait ?

Je ne le connaissais pas, j'en avais envie. Mais il me fuyait et je devais en faire autant. A bas l'amour ! Ce n'était peut-être pas ce sentiment fou, incensé, inconnu et tellement dangeureux qui m'animait. Peut-être la simple curiosité, le désir, le besoin de ne plus jamais être seule. Lucky, tu veux être ma bouée de sauvetage ? Il jetait ses pouvoirs de feu sur moi, fallait-il que je prenne cela pour un non ? Il était une énigme à lui tout seul. Un vrai coffre à secret. J'étais la seule à le voir de cette manière ? Peut-être que quelqu'un partageait mes pensées, mais se dévoilait-il seulement. J'avais peur, mal et je voulais le taper, l'embrasser, lui crier dessus, le serrer dans mes bras. Merde. Voilà, merde.

Allait-il me laisser comme ça et s'enfuir ? Avait-il un coeur ? J'en ai marre de me poser des questions.




- Dit Papa, pourquoi les oiseaux volent ?
- Parce qu'ils ont des ailes.
- Pourquoi les anges ont-ils des ailes ?
- Pour pouvoir voler.
- Maman est un ange maintenant ?
- Oui.
- Et tu crois qu'elle a des ailes ?
- Peut-être.
- Alors Maman est un oiseau ?
- Mais non.
- Dit Papa, pourquoi tu pleures ?
- Parce que.




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Sam 21 Avr - 22:38

« I've sent my heart away,
like heroes in the rain...
I've sent my heart away,
like heroes in the rain... »


Dirty little secret
Dirty little lies
Say your prayers and call me rare
Save your soul tonight

Drift among the faithfull
Bury your desires
Aberrations fill your head
You need a place to hide
And I am
I'm not Jesus – Apocalyptica.


Lucky avait mal à la tête. Vous savez cette migraine insoutenable qui vous ronge de l'intérieur, qui vous paralyse totalement. Cette torture mentale qui vous soumet totalement... C'était insoutenable. Il était plié en deux... et sa voix si douce qui l'insultait. C'était comme une démembrement. On lui arrachait le cœur avec le sourire. Mais... qui a dit qu'il en avait un? Une pierre inébranlable qu'on aime écorcher... une pierre qui brûle sans cesse, résistant avec peine à cette chaleur étouffante. Une pierre qui s'use... inlassablement.

Lucky avait mal au ventre. Vous savez cette douleur qui vous tord les boyaux, qui vous chatouille les tripes, qui ruine une homme de toute sa fierté et de sa prestance. Il a sur la bout de sa langue son esprit un peu rejeté. On lui arrachait son orgueil par l'estomac, lui faisant cracher l'hémoglobine, déglingué, victime de sa cruauté. Car avait-elle un cœur cette jeune fille aux cheveux sucrés? Un cœur mou, qu'il est facile de faire fondre, mais qui malheureusement, est très vite souillé. Souillé par cette histoire bête à pleurer. Tellement.

Lucky avait mal au yeux. La vue troublé par l'âme embrumée. Le cœur blessé, des larmes coulant pour les erreurs passées. Mais avait-il une âme ce petit être? Comme tous le monde! Oui! Mais une âme déglinguée, victime de sa pitié. Il pleurait ces mots, il pleurait ces actes, il pleurait le feu déchainé, qui, sa vie, a jamais ruiné. Et il pleure ces rimes qui solidement lie les phrases d'un air bête à chialer. Il était près, son dos, en arrière, à courber pour lâchement au monde hurler. Et c'était à sa vue qu'il se lâchait, à sa vue qu'il fondait.

Do you remember me?
And the kid I used to be?
Do you remember me?

When your world’s come crashing down
I want to relive.
Your god is looking down on me!
I’m not Jesus,
Jesus wasn’t fair!
You confess it all away,
But it’s only shit to me
Your god is looking down on me!


Lucky avait mal. Et ses jambes, paralysées, lui criaient de s'enfuir, de la laisser. Oui, c'est ce qu'il fallait faire... Mais non! Il ne devait pas faiblir devant tant de niaiserie, devant tant d'assurance. Il se retrouvait coincé, il voulait courir vers elle, l'embrasser, la sentir contre lui, la sentir vivante. Et non pas brûlé comme sur un bûcher. Car encerclée par ce feu si meurtrier, elle était comme une accusée. Oui, il l'accusait de ce qu'elle osait provoquer. A ce pauvre élite débordant de fierté. Chaque larme est une cascade. Et même les siennes s'évaporaient, n'ayant même plus le temps de subsister. Que c'est dur de survivre dans ce monde d'adulte ou même les innocents sont coupables, ou les coupables ne font que se cacher, dans l'ombre de leurs pêchés. Et c'est dans ses ténèbres que Lucky se morfondait. Prisonnier de ses peurs, gentil pénitencier... Ange damné, roi des oxymores du monde entier.

Il prit une grande inspiration et se contenta de croire que le temps s'était arrêté. Peut-être que Gabriel était passé par là d'ailleurs. Mais il se tourna vers Ave' et lentement marcha vers elle. Le regard fixe et rempli de larmes qui comme des navires chaviraient... il traversa les flammes qu'il avait créé et s'arrêta devant la jeune fille. Il attrapa sa main pour la relever et l'embrassa. Langoureusement. Simplement. Puis le cercle vermeil disparu dans une poussière dorée. Romantique ? Loin de là. Elle voulait des réponses? Elle avait réussi à les lui arracher, à ce petit être secret. Il approcha ses lèvres de son oreille pour susurrer avec douleur.

« Tu veux savoir ? Tu veux me connaître ? Pourquoi je suis ce que je suis ? »


Il faisait intensément durer le plaisir. L'avidité de la curiosité qui devait monter en elle. La narguer autant lui fit presque arracher un sourire faible... car l'émotion n'y était pas. Alors dans un dernier murmure, il fit ressortir tout ce pourquoi la vie l'avait ainsi... défini.

« J'ai tué mes parents. J'ai tué ma famille. J'ai tué ma vie. Alors si tu ne veux pas que je te tue, évite de m'approcher. »

Car il n'aurait pas envie de détruire une fois encore quelque chose auquel il s'était attaché. Douce illusion du phœnix, elle ne renaitrait pas de ses cendres. Car la vie était ainsi cruelle. Il était fou. Ils étaient tous fous ici... Des fous … à lier ? Encore cette rime maudite et épuisée... Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres rosées avant de se retourner, ses larmes s’effondrant encore au sol, qui devait à nouveau... endurer.

- Tu t’appelles Lucky ?
- Je veux ma maman...
- Et ou elle est ta maman?
- Avec Papa.
- Et ou il est ton Papa ?
- A la maison.
- Et ou elle est ta maison ?
- Elle brille dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Lun 23 Avr - 10:57



A pill to make you numb
A pill to make you dumb
A pill to make you anybody else
But all the drugs in this world
Won't save her from herself

Coma White ~ Marilyn Manson



Une étincelle d'espoir résistait en moi et me poussait à y croire, à me persuader qu'il allait faire demi-tour et venir me sauver, je subsistais. Lucky, reviens ! Il se tourna et avança doucement vers moi. Je le vis arrivé malgré mes larmes qui brouillaient ma vue, m'empêchaient de distinguer ce qui se passait autour de moi. Mes paupières me faisaient mal en restant ouvertes, cherchant à voir quelque chose à travers le feu qui m'entourait. Il traversa les flammes. Je crus tout d'abord qu'il voulait me faire regretter amèrement ce que je venais de crier, mais au lieu de cela, il me tendit sa main et me releva. D'accroupie et recroquevillée sur moi-même, je passais à blottie dans les bras du jeune homme qui restait plus petit que moi. Une main derrière ma nuque, il m'embrassa. Je ne répondis pas à ce baiser, perdue dans le vague, encore prise par la peur. Mes larmes dévalaient toujours mes joues, les yeux grands ouverts, je vacillais un peu, tentant légèrement de le repousser mais je n'étais pas assez forte. C'était pathétique. Ses lèvres étaient toujours salées.

Le cercle de feu s'évapora soudainement, laissant derrière lui des nuages de paillettes orangées. La peur qui me rongeait sembla s'envoler en même temps, ce fut limite si je ne me laissais pas tomber dans les bras de Lucky. Il s'approcha pour venir me chuchoter ses révélations à l'oreille:

« Tu veux savoir ? Tu veux me connaître ? Pourquoi je suis ce que je suis ? »

Son ton était étrange, j'avais la mauvaise impression qu'il s'obligeait à me dire tout ça, et qu'il en avait terriblement mal. Cependant, la curiosité qui parcourait mes neurones ne cessait pas de me harceler de questions. Je voulais savoir. Pourquoi ? Je n'en savais toujours absolument rien. Mais c'était une obsession, il me fallait connaître les secrets enfouis de chacun. Je n'arrêtais pas de pleurer, comme si c'était devenu un mécanisme impossible à stopper.

« J'ai tué mes parents. J'ai tué ma famille. J'ai tué ma vie. Alors si tu ne veux pas que je te tue, évite de m'approcher. »

Je retins un hoquet de surprise, ne m'attendant pas du tout à de telles choses. Mais après tout, c'était logique. Même si je n'aurais jamais soupçonné ça de Lucky, son caractère marquait une profonde blessure morale. Il venait de tout me révéler. Étais-je la seule à le savoir à présent ? Peut-être. En tout cas, je comprenais mieux. Je le comprenais mieux. Je ne compatissais pas, personne ne peut ressentir les mêmes émotions de quelqu'un s'il ne les as jamais vécu lui-même. Ma mère s'était suicidée, quant à mon père, il s'était quasiment laissé mourir sous mes yeux. J'avais hais mes deux parents. Mais je n'avais jamais songé à les tuer. Je leur en voulais. Je ne pensais pas que Lucky les ai assassiné, j'étais persuadé que tout était accidentel, il n'était pas si démoniaque et cruel. Si tel était le cas, je serais un cadavre carbonisé depuis plusieurs jours. Non, il était un innocent qui culpabilisait. Connard de destin !

J'hésitais à dire quelque chose, qu'est-ce que j'aurais pu dire en fait ? Rien. Il n'y avait rien à dire. Je n'avais pourtant pas l'intention de ne plus l'approcher, ni de lui faire oublier son passé. Il l'endurait depuis trop longtemps pour faire une croix dessus. Ce que je pouvais faire ? Tenter de guérir ses entailles, sans me contenter de les panser aveuglément. Des souvenirs comme ça, on doit les accepter, pas les refouler. Mais je n'étais pas forcément qualifiée pour ça. On avait tous nos propres démons, j'avais les miens. Je ne reverrais jamais mon père, mais ça ne m'empêchait pas de penser à lui sans arrêt, même si je m'étais résolu à le haïr de tout mon être. Quant à ma mère, c'était un ange. Et mon frère passager, elle veillait sur lui. Ils avaient tous les deux étaient lâches, ils n'auraient jamais du avoir l'idée de me mettre au monde, mais pour aujourd'hui c'était trop tard.

Il déposa ses lèvres sur les miennes, me volant encore un baiser qui était presque tendre, ce que je n'aimais pas franchement. Qui y-a-t-il de mal à aimer plus de sensualité là-dedans ? Averroès, tu t'égares là. Il se retourna, ses propres larmes roulant sur son visage avant de s'écraser au sol. Les gens nous observaient, curieux, étonnés, apeurés. Je l'entourai de mes bras, posant ma tête contre son dos fermant les yeux, apaisant les battements affolés de mon coeur.

« Je vais me taire. Visiblement, je suis plus utile en étant muette. Je n'ai plus envie de te hurler des choses à la figure. Sauf si tu me le demandes. Tu sais Lucky, je... »

Mes murmures étaient sincères. Lucky...je crois que je vais commencer à t'aimer.




- Papa ?
- Oui ?
- Maman, elle a pris des médicaments pour dormir ?
- Maman a pris trop de médicaments pour dormir.
- Donc, elle ne va jamais se réveiller ?
- Non. C'est de sa faute.
- C'est aussi de sa faute si tu bois beaucoup ?
- Quoi ? Qu'est-ce que tu viens de dire !
- Non. Rien.




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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Mer 2 Mai - 10:09

«Je ne sais pas ce qui m'arrive, je m'enflamme. Que se passe t-il ? J'ai si mal... Oh Ave' pardonne moi. Tu n'aurais jamais du entendre ça. Maintenant, je te vois au loin, prisonnière des flammes... Ma propre chaleur te brûle. Je dois m'éloigner, je dois m'enfuir.
Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai envie de vomir. Que se passe t-il ? J'ai si mal... Oh Ave' pardonne moi. J'ai été si lâche. Je n'ai plus le courage de te prendre dans mes bras. Ça me dégoute. Je ne veux pas t'étouffer d'avantage. Je suis et je demeurerai un élite. Et nous avons tous ça en commun.
Je ne sais pas ce qui m'arrive, je veux mourir. Que se passe t-il ? J'ai si mal. Oh Ave', je veux que ça s'arrête. J'ai tellement chaud, je fonds comme une bougie. J'ai besoin de respirer... J'ai besoin de m'arrêter. Mon cœur est trop lourd. Fais en sorte qu'il arrive de battre. Car … c'est ta faute. »
Lucky regretta immédiatement ses paroles. Qu'il était con des fois. Et c'était le silence qui régnait maintenant. Il regardait au loin, sentant son souffle s’accélérer. Elle devait le craindre maintenant. C'était certain. Mais comment faire pour y remédier? Stop. De toute façon, le jeune homme faisait tout pour en avoir rien à faire. Mais c'était plus compliqué que cela, on le sait tous. Il tremblait, se contentant de fixer les passants qui vivaient au loin. Lui aussi, il voulait vivre. Mais Lucky ne sentait plus son cœur battre, alors, il se demanda s'il n'était pas tout simplement mort. Pourquoi pas ? Il rejoindrait sa famille. Une famille qui l'accueillerait en le traitant de monstre. Cool.

Il finit par l'embrasser. C'était comme le un premier dernier baiser. Celui qu'on déteste car il est humide. Mouillé par les larmes et non la salive. Celui qui veut dire « Adieu. A demain. » Celui qui fait pleurer les nuages pour soumettre les arc-en-ciel et laisser ce connard de Soleil se branler au loin. Lucky haïssait le soleil. Il brulait trop. Car Lucky n'a jamais aimé ce qui lui ressemblait. C'est donc sur cette charmante métaphore qu'il tourna les talons, sentant les gouttes de tristesse perler sur ses joues. Elles tombaient au sol, il voulait entendre leurs cris d'agonie en s'écrasant... mais il ne percuta aucun son.

A peine avait-il commencé à partir qu'il sentit quelque chose agripper son dos. Ou quelqu'un ? C'était elle, sur. Elle passa ses mains autour de lui pour se presser tout doucement. Il se figea, non il n'allait rien faire. Juste attendre. Il n'avait rien envie de faire. Elle chuchota aussi tendrement que ne l'était son étreinte.

« Je vais me taire. Visiblement, je suis plus utile en étant muette. Je n'ai plus envie de te hurler des choses à la figure. Sauf si tu me le demandes. Tu sais Lucky, je... »


Elle était censé se taire ? Tant mieux. Il n'avait que faire de la futilité et de la pitié des autres. Il détestait ça. C'était un élite quand même ! Un des 5 plus puissants de Mystic Hall. Et surement de très loin. Il n'avait que faire de la pitié tant qu'il avait la force. La force de continuer. La force de se brûler lui même... il avait cette volonté incroyable. Cette volonté de rester debout, de ne pas pleurer. Mais il y avait tant de choses injustes dans ce monde. Alors ne parlons pas de pitié. Il pensa à ce qu'elle pouvait dire.... « Lucky, je... »

« Tu ? »


Il voulait savoir. Savoir qu'elle était cette hésitation. Il finit par faire un grand sourire. Un sourire qu'elle ne put voir. On pouvait apercevoir ses dents blanches, compagnes de ses canines prédatrices. Cela devenait réconfortant d'entendre sa voix trembler de gêne. Il était sadique. Et tellement joueur. Il attrapa le poignet de la jeune fille et l'entraina. On raconte qu'il était jeune et con, et joueur. Et blessé. Il traversa la foule comme un mélange fluide et parvint jusqu'au toilettes du parc d'attraction. Toujours serrant son main fortement, il l'emmena chez les hommes, sans se soucier du reste et la poussa dans une cabine. Il vérouilla, s'assurant qu'elle était toujours là, et qu'elle allait le demeurer. Ses yeux étaient vides. Impossible de savoir ce qu'il pensait à ce moment là. Il la plaqua juste contre le mur, emprisonnant ses poignets contre la paroi glacée. Cela devrait la rafraichir un peu. Il étira ses lèvres au maximum qu'il put pour ensuite l'embrasser. Ce n'était plus tendre, c'était sauvage. Il était ce petit lion, roi de tous. Capricieux et lunatique. Meurtri par ses péchés, quels qu'ils soient. Après avoir rompu le baiser, il répéta, sa voix étant plus grave, imposante.

« Tu ? »


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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Jeu 3 Mai - 11:34




<< Quoi ?! Averroès, reprend-toi bon Dieu ! Tu t'entends ? Tu n'as aucun sentiment envers lui ! Tu ne l'aimes pas ! Tu déteste le romantisme exacerbant, les histoires à l'eau de rose, tout ce qui se relie à un coeur battant ! Repousse-le ! Va-t'en ! Fuis ! Tu es en train de tomber dans son piège alors réveille-toi ! Cours ! Jamais tu ne seras amoureuse ! Jamais. >>

L'effet de toutes ces pensées qui revenaient me sortir de là me firent l'effet d'une douche froide. C'était comme d'avoir flotté dans les nuages pendant trop longtemps et d'atterrir de nouveau brusquement sur Terre. Je ne savais plus s'il fallait que je fuie, que je reste, que je pleure, que je souris, que je meure, que je vive. J'avais cru faire les bons choix mais j'étais de nouveau désemparée et écartelée. Prise en sandwich entre deux parti à prendre, je ne connaissais plus la défense mais je ne voulais pourtant pas abandonner. C'était trop difficile pour moi de rejeter Lucky, mais ça l'était également de continuer à m'agripper à lui. Je ravalais mes larmes avec peine, commençant à peine à me décaler du dos du jeune homme, essuyant mon visage d'un revers de la manche.

« Tu ? »


Je relevai la tête; c'était inévitable, il avait entendu ma phrase suspendue. Le rouge me montant aux joues et les mains tremblantes, je peinais à articuler quoi que ce soit même si la peur se défaisait de son emprise sur moi. Les élèves autour de nous ne perdaient pas une seule microscopique miette de ce qui se déroulait sous leurs yeux. Ca me rendait terriblement mal à l'aise tous ces regards. Encore plus que d'habitude.

« Non. Rien. »

Je détournai les yeux, préférant éviter de lui avouer ce que j'avais pensé dire. D'autant plus que c'était une erreur. Une monumentable erreur. Je sentis ses doigts s'enrouler autour de mon poignet et il m'entraîna derrière lui. Je courus à sa suite, fendant la foule de gens curieux pour dévaler le parc d'attraction. Nous arrivâmes dans les toilettes et avant que je ne pus protester, Lucky me tira dans ceux réservés aux hommes. Ma voix restait bloqué dans ma gorge et il m'était impossible d'émettre un son. Je fus forcé de rentrer avec lui dans une des cabines et il verrouilla la porte derrière nous. Se retournant sur moi, il s'empara de mes poignets fermement pour me plaquer contre le mur. Le contact de mes bras nus avec le carrelage glacé m'électrcuta. Etrangement, l'endroit n'était pas aussi sale que je l'aurais cru, bien que quelques graffitis ornent la porte dans des écritures illisibles.

Je levais la tête vers le jeune homme dont les yeux étaient transparents, je n'arrivais à lire aucune émotion et la petite flamme s'était de nouveau arrêter de danser. Il se colla contre moi, me maintenant toujours avec force et j'étais beaucoup trop déboussolée pour lui résister. Je vis sa bouche s'entrouvrir, son souffle légèrement saccadé caressant mes lèvres. Sa langue se força un passage entre mes mâchoires qui tentaient de rester serrées mais je ne pus me défendre bien longtemps. Je me laissais embrasser, mes poings se fermant. Crispée, je ne comprenais plus rien et j'en avais tellement mal à la tête que j'aurais voulu me la claquer contre les murs. Je ne savais plus ce que je souhaitais, quelle était ma volonté, si j'en avais encore une et jusqu'où me pousserait ces sensations étranges qui naissaient en moi dans les bras de Lucky. Il était sauvage dans la façon de me prendre ce baiser, son visage levé vers le miens pressant ses lèvres avec ferveur contre les miennes et sa langue dansant dans ma bouche me faisait chavirer. Les paupières papillonantes, entrouvertes, je voulais me dégager avant de tomber dans son piège définitivement. De me laisser amadouer et surprendre par ce que je ressentais, et de rester prisonnière du plaisir qui me gonfflait le coeur en sentant son corps sur moi. Je relevai un genou, espérant le forcer à se reculer, en vain. Je respirais vite, je palpitais, j'en avais des larmes au coin des yeux. J'étais perdue et je ne savais plus me débattre comme il le fallait alors que c'était si simple.

« Tu ? »

Il se répétait. Rompant le baiser, il me regardait avec insistance, voulant savoir ce que j'avais voulu dire. Je ne pouvais simplement pas exprimer ce qui m'avait traversé l'esprit à ce moment-là. C'était impossible. Je voulus encore l'écarter, mais sa poigne était plus puissante que ma volonté elle-même à me libérer. Je fis non de la tête avant de détourner le regard en baissant les yeux piteusement. Ses doigts brulaient ma peau autour de mes poignets, il ne se voulait peut-être pas si violent, mais son comportement l'était un peu. J'avais encore la tête qui me tournait depuis qu'il m'avait plaqué de la sorte contre le carrelage. J'aurais eu toute la peine du monde à avouer que cela m'excitait. C'était très embarassant de penser ça. Surtout avec Lucky que je connaissais à peine et éprouver de telles choses ne me ressemblait vraiment pas.

J'essayais encore de me dégager, me tortillant dans ma mini-jupe pour qu'il me lâche, gémissant afin de sentir sa présence s'éloigner de moi et me rendre ma liberté d'agir et aussi celle de penser. Car je n'arrivais plus à rien mentalement à cause de lui, tout se mélangeait et se percutait. J'avais trop chaud dans mon petit pull blanc aux manches relevées et dont l'immaculée couleur avait été tachée par la noirceur des cendres et de la fumée. Je secouai la tête dans une pluie de cheveux roses, le suppliant du regard pour qu'il cesse de me tourmenter. Pourtant, je voulais qu'il reste avec moi, j'avais envie de sentir encore le contact de ses lèvres qui s'acharnent sur les miennes, le besoin même d'être près de lui, encore bien même que cela me fasse souffrir ou que je le regrette ensuite. C'était confus et intimidant.

« Lucky... »

Je commençais à parler sans savoir ce que j'allais dire. Je répétais son nom en murmurant, ravalant avec une rage étrange les sanglots qui se coinçaient dans ma gorge. Fallait-il vraiment que je le lui dise pour qu'il me lâche ? Après tout, c'était légitime. Je lui avais courus après, je l'avais tanné pour connaître une vérité que je n'étais pas censée savoir. Il avait parfaitement le droit d'exiger que je lui réponde. Il n'était pas en tord à me coller contre le mur d'une cabine de toilette pour homme ? Je n'étais pas allé aussi loin, mais j'aurais peut-être pu. Me résignant à lui répondre, à obéir pour ne pas avoir encore à me battre, je chuchotais sans le quitter des yeux, ce qui m'avait effleuré l'esprit tout à l'heure.

« J'avais voulu te dire que... Je... Je ressens, je ressens des choses... pour toi. »

Certains auraient simplement balancé je t'aime, même si ce n'était pas tout à fait exact, même si en réalité, les sentiments n'étaient pas clair. J'étais plus compliquée, je ne mentais pas. Et j'aurais tellement pleuré si on m'avait demandé d'avouer que d'être si près de lui me faisait frissonner d'émotions, que j'en serais peut-être morte de confusion, à me battre hargneusement pour refouler tout ce qui me submergeait rien qu'en sentant son haleine m'effleurer ma peau.
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Mer 9 Mai - 14:48

« Come waste your millions here
Secretly she sneers
Another corporate show
A guilty conscience grows
I'll feel a guilty conscience grow
I'll feel a guilty conscience grow »

Un endroit. Un contact. Un regard... Le temps d'un soupire et tout se brise. Le sourire disparaît de nos visages et laisse des moues timides et exigeantes. On se ment à soi même, laissant le plaisir s'immiscer dans nos corps comme dans des vices qui se glisse sous la peau. Les corps soumis à ces pulsions humaines nous ordonnent de continuer, chaque caresse pleure l'acharnement. Mais ou sommes nous ? Dans cette cabine à torture claustrophobe, ou l'odeur de l'urine se confond avec l'amour couleur papier cul. Lucky brûle, la courbe de ses yeux dessinant la courbe de ses formes. Ses yeux laissaient échapper des sanglots inutiles et perturbants. Le jeune homme se demandait pourquoi elle pleurait alors que le plaisir qu'il lui offrait était sans égal. Pensées égoïstes, digne d'un homme. Il ne s'était jamais intéressé aux réels sentiments et cela lui allait très bien pour le moment. Mais les gémissements puérils d'Ave lui retournaient l'estomac. Et son cœur brûlait. Il était aussi paumé qu'elle au final. Mais mon dieu... Que se passait-il ? Pourquoi tous lui échappait des mains? Ils étaient au final deux marionnettes, incapables de se débarrasser des fils qui les maintenaient à la vie. Triste. En fait, si on réfléchissait vraiment, Lucky n'était qu'un petit con, qui brûlait d'impatience de se manifester, incapable de comprendre les ressentis des autres. Mais quand on veut on peut ? Peut-être qu'il n'avait pas envie.

« She burns like the sun
And I can't look away
And she'll burn our horizons make no mistake »

Un endroit. Deux contacts. Un baiser réjouissant, provocateur. Et surtout une punition. Qu'est-ce que c'est que ces enfants qui ne finissent plus leurs phrases maintenant? Elle était ridicule à bafouiller comme une idiote. Alors il la fit se taire par la plus séduisante des manières et la plus agréable possible. Enfin, c'est ce qu'il se forçait à penser. Mais malheureusement, il avait des sentiments lui aussi. Plait-il? Enfin, c'est ce qu'on dit hein. Après Lucky était une personne très secrète. Il ne partageait rien, ne laissant aucune faille sur ses sentiments s'ouvrir à quelqu'un d'autre. Dominant avec les autres mais également avec lui même. Il était dit maniaque pour ce qui était du contrôle de soi même. Et cette maitrise semblait se refléter sur la pauvre Ave. Et elle semblait si perturber qu'il fut tiraillé entre deux sensations : L'amusement et la culpabilité. Amour schizophrène et attachement lunatique. Alors qu'il venait quand même de la plaquer avec hardeur contre le mur, cette sensation d'emprisonnement semblait notamment l'émoustiller. Elle semblait à moitié perdue entre résistante et succombante. Il touchait au but. Cette petite torture charnelle avait pour but de lui faire cracher le morceau. Elle le kiffait, c'était sur.

« Come let the truth be shared
No-one ever dared
To break these endless lies
Secretly she cries »

Et enfin elle cracha le morceau. C'était un moment épic, jouissif. Enfin... vous avez compris quoi : « J'avais voulu te dire que... Je... Je ressens, je ressens des choses... pour toi. »  En fait, il croyait que ça allait être marrant mais en fait, il déglutit. Ça ne se passait pas comme prévu. Il se colla contre elle, pressant son corps contre le sien, pour mieux sentir la perfection de ses formes. Il ferma les yeux puis glissa sa main sous son t-shirt, pour caresser avec douceur son ventre, remontant lentement jusqu'à sa poitrine. Il fallait qu'elle gémisse plus fort. Il fallait qu'elle pleure plus lentement, il fallait qu'elle comprenne qu'on ne peut pas résister indéfiniment au plaisir. Puis il la lâcha deux secondes et partit s'assoir sur les toilettes, l'air désespéré. Il faisait mine de réfléchir, sans rien dire, lui lançant des petits regards insistants et hautains à des moments... Non il était vraiment paumé. Il prit une grande inspiration et déclara sèchement.

« Ouai, peut-être que moi aussi. »

Et c'était reparti. Lucky se leva, il n'avait rien dit de plus, rien dit de moins, il se contenta de s'approcher lentement, sauvagement. Il passa sa langue sur ses lèvres, lui prenant les mains pour les coller au dessus de sa tête, avec son autre main, il lui souleva le menton et plongea sa tête dans sa chevelure sucrée. Il était silencieux, et ondulait sensuellement contre elle. D'un hochement de tête, il colla son front au sien avant de l'embrasser fougueusement. Et si ça allait partir en cacahuète?

« She burns like the sun
And I can't look away
And she'll burn our horizons make no mistake »
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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Ven 11 Mai - 20:46



♥ You're really burning me,
You're driving me crazy.
I'm eager to kiss you,
I'm able to bit your lips too.

I'm an angel who fight with fire,
You're fought with my heart.
I'll open your eyes to see it better,
You'll be given tears, moans and love. ♥



Sur le moment, j'avais absolument tout imaginé comme réaction de sa part, mais absolument pas celle qui va suivre. Alors que je le regardais, rouge, prisonnière, impuissante et me mentant intérieurement, Lucky déglutit. Sa pomme d’Adam remonta légèrement. Comportement qui trahissait soit une peur effroyable, soit un profond désir. La deuxième option était la plus probable. Je n'avais rien de terrifiant, surtout dans ma position actuelle. Je rougis d'autant plus en détournant les yeux, l'embarras vibrant au creux de mes joues. Je n'arrivais pas à le faire reculer. J'enrageais. Je me sentais faible. Et je tentais toujours de me persuader que je n'aimais pas cela. Je suis une gagnante. Tu parles ! Dans la vie, j'avais toujours viré au cramoisie pour un rien, et ça n'allait malheureusement pas en s'arrangeant si bien que je détestais cette facette intimidée de ma personnalité. Les garçons avaient toujours trouvé ça mignon; je les avais accueillis avec une phrase sèche, osant la répartie inébranlable pour les faire fuir comme on le ferait pour la peste. Et depuis ce temps là, les mecs de Mystic Hall me voyaient comme une fille qui n'aime pas les hommes. Ils n'avaient jamais dit que j'aimais les femmes, non; juste, "Averroès n'aime pas les hommes." C'était une forme d"excuse pour la honte qui pesait sur eux de s'être pris un râteau magistral. Peut-être bien.

Je n'eus pas le temps de réfléchir plus. Lucky se colla littéralement contre moi, je sentais ses genoux contre les miens et son souffle me caresser le menton. Le visage sur le côté, couleur pivoine, j'émis un couinement lorsque sa main s'aventura sous mon t-shirt. Elle glissa lentement sur ma peau, avec une douceur envoûtante et une délicatesse pleine de tentation. Je me mordis les lèvres pour ne pas soupirer de plaisir, me refusant ouvertement à montrer quelque sentiment de contentement. Je ne devais pas. Il remonta jusqu'à ma poitrine et les vagues de frissons qui me parcouraient étaient si fortes que je me demandais si je n'allais pas finir par m'ouvrir la lèvre avec les dents. Ses doigts laissaient une chaleur sur mon épiderme. J'avais l'impression qu'il tenait un briquet et qu'il passait la flamme le long de mon ventre. C'est entêtant, j'étais sur le point de succomber, de le laisser faire sans rechigner. J'avais bien eu quelques aventures vaguement amoureuses avec quelques uns, mais jamais quelqu'un n'avait osé me toucher de si près.

Crispée, je faillis glousser de soulagement quand il me lâcha pour s'asseoir sur la cuvette des toilettes. Je me détendis un peu, la sensation de ses mains douces contre ma poitrine ne cessant de revenir dans ma fichue mémoire. J'arrivais à me rappeler à quel point cette soudaine délicatesse m'avait impressionné, j'en étais vraiment restée coite. Je repris un peu de consistance en me décalant un peu du mur, des nuées de papillons sauvages volant à toute vitesse dans le fond de mon ventre. J'en avais la tête qui tournait. C'était impossible de ressentir autant de choses en même temps: de la frustration, du désir, de l'embarras, et une répressible envie de recommencer. Pourtant, des voix me hurlaient - écho lointain de ma conscience - de profiter de cette pause pour m'enfuir. Pour à nouveau être libre, m'éloigner à tir d'ailes et ne jamais revenir dans les bras de Lucky. Quelle ironie !

Il avait l'air de réfléchir et c'était comique de le voir ainsi, l'air désespéré, assis sur la cuvette du toilette qui assistait à la scène sans avoir rien demandé. Je sentais ses oeillades persistantes, fières, presque arrogantes. Il se félicitait de quoi au juste avec son regard tourmenté et accablé ? Je jetais un oeil à la poignée de porte et à son verrou, hésitant si je devais aller jusque là, et si je le faisais comment je devais m'y prendre pour ne pas retomber une seconde fois dans l'hypnose de ses caresses. Sauf que je l'entendis prendre une grande inspiration.

« Ouai, peut-être que moi aussi. »

Il venait de me dire quelque chose que je pensais improbable. Son ton était sec néanmoins. Je posais les yeux sur lui, limite suffocante de surprise. Comment ? Quoi ? Hein ? J'étais persuadée d'avoir entendu des voix, que je rêvais, que Lucky ne m'avouerais jamais des sentiments, ni même des émotions, ou quoi que ce soit d'autre. D'accord, je n'avais rien précisé. J'étais vraiment, et surtout, très tarte d'éprouver quelque chose pour lui alors qu'il me traitait comme une larve insignifiante, un jouet, depuis le début. Il avait failli me cramer dès le premier instant. Il m'avait sauté dessus, tenté de m'étrangler, volé un baiser avant de mettre le feu à la bibliothèque toute entière. Quelques minutes auparavant, il m'encerclait dans les flammes et m'avouait qu'il avait tué ses parents. Mais - car il y en avait un - il s'était toujours stoppé, il avait chaque fois fait demi-tour pour venir me tendre la main. Alors je voulais continuer à croire qu'il n'était pas qu'un démon. Que si même en lui bouillonnait le feu de l'enfer, certaines flammes étaient bonnes. Lucky, malgré son caractère pour le moins lunatique et démoniaque, était quelqu'un de bien. A sa façon. Et j'adorais cette manière de faire les choses...

Cependant, même si j'avais voulu répliqué - ce qui n'était pas le cas, vu que je ne trouvais rien à répondre - il ne me laissa pas le temps de le faire. Il se releva avant de s'approcher avec lenteur mais derrière elle se cachait une connotation sauvage qui me faisait flancher. J'avais le sentiment que mes jambes n'allaient plu savoir soutenir mon poids, que j'allais me démembrer et tomber au sol, comme une glace à la fraise fondue par le soleil ardent. Il passa sa langue sur ses lèvres en me prenant les mains. Il les plaça derrière sa nuque et je ne pus m'empêcher dans faufiler une dans sa tignasse brune en bataille. Dans ses bras, j'aurais plus tout oublier, ma mémoire ne fonctionnait plus, j'étais trop chamboulée par ce qui m'animait. J'avais presque du mal à vous dire ma date de naissance. C'était terrorisant. Mais terriblement excitant. Il me souleva le menton et mes joues reprirent de leur couleur. Je fixais ses lèvres qui m'attiraient. Je ne savais plus rien. J'avouais tout sans ménagement. Ce que je voulais, c'était qu'il m'embrasse. Et vite.

D'une sensualité à toute épreuve il ondula (j'adore ce verbe) contre moi. C'était sur, j'allais m'évanouir. Les bouffées de désir, de chaleur, et de plaisir confondues me faisaient perdre la tête. Son front se posa contre le mien. Nos sils se touchaient. Je voyais dans le rouge de ses yeux, les deux petites flammes qui s'étaient remises à danser. Cela me rassurait. J'aurais peut-être voulu le figer ainsi, pour ne plus jamais avoir à regarder le vide dans ses prunelles flamboyantes. Sans cela, il me faisait peur. Oui. Lucky me fichait la trouille quand il s'énervait. J'avais confiance mais il y avait une telle neutralité dans son expression lorsqu'il se mettait en colère contre moi, que je ne savais pas si c'était la meilleure des solutions. Alors expliquez moi qu'est-ce que je fabriquais dans les toilettes d'un parc d'attraction, au beau milieu de la matinée, à l'embrasser si fougueusement ? Posez moi la question, mais plus tard, pour l'instant je ne sais plus retenir mes gémissements.

Il s’accaparait mes lèvres avec une telle ardeur que j'avais du mal à suivre, ayant l'amer impression de ne pas savoir lui rendre ses baisers à leur juste valeur. Je devenais folle. J'aurais du m'enfuir. L'évidence frappante du piège maudit de l'amour se retournait contre moi. J'allais devenir faible, dépendante, et aussi pathétique que toutes les autres. Mes mains se faufilaient un passage sous le t-shirt de Lucky d'elle-même, je ne contrôlais absolument plus rien. Tout n'était que négation dans ma tête et le capharnaüm qu'elles produisaient toutes en même temps m'assourdissait, m'aveuglait, me faisait perdre tout sens, tout reflex capable de me protéger. Je soupirais dans une respiration saccadée mais encore pudique. Ma paume dessinait les abdos du jeune homme tandis que des larmes perlaient encore aux coins de mes paupières mi-closes. Je commençais à l'embrasser dans le cou quand je réussis enfin à m'arrêter cinq secondes. La seule idée - déconvenue - qui me passa par la tête fut cette dernière.

« Dans les toilettes ? Franchement ? »

Je ne voulais pas quelque chose de rose et romantique. Mais les chiottes d'une foire, ça laissait à désirer. Se tripoter entre le papier cul, les graffitis, la cuvette, et les mouches, on faisait mieux. Je n'étais même jamais allée jusqu'à passer mes mains sous le haut d'un mec, j'en étais encore toute chamboulée. Je restais figée contre Lucky, mes doigts libres encore entremêlés dans ses mèches sombres. J'avais peut-être un sourire sur le visage. Indescriptible. Je ne saurais vous dire laquelle de toutes les émotions qui me traversaient, ce sourire trahissait. Désir ? Malice ? Trouble ? ... Amour ? Je me trouvais bête, mais pourtant, j'avais envie de continuer. Il ne fallait pas arrêter quelque chose d'aussi grisant. Malheur à toi Ave' ! Pour la première fois de mes dix-huit ans d'existence, j'avais envie, véritablement, envie d'un garçon. De lui. Lucky.


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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Mer 16 Mai - 9:52

Lucky avait perdu l'esprit. Il était totalement dominé par ses pulsions d'homme. Et sans jamais ouvrir les yeux, il continuait de l'embrasser. Il ne savait plus du tout ou il était, avec qui il était. Car au fond, quand on y réfléchit bien, c'est sans importance. Il était dans cet etat second ou le monde qui vous entoure vous paraît insignifiant. Il n'y a que ce corps, si parfait, qui se colle contre le votre. Des vagues murmures saccadés qui en réclament encore. Alors en simple pantin charnel, on obéit à ces supplices. On répond au désir avec sourire, volupté et sincérité. Le corps est toujours sincère n'est-ce pas? Il ne trahit pas, dans ses mouvements si sensuels... il en veut encore. Lucky ne l'avait jamais écouté auparavant. Et son cœur figé en pierre depuis toujours n'avait pas battu... jusqu'à ce jour. Oui, ce jour ou la jeune fille aux cheveux roses l'avait ensorcelé.

L'excitation était insurmontable et le jeune élite ne savait pas vraiment s'il aimait cette sensation finalement. Son corps lui criait que oui, et son esprit vomissait son repas d'avant hier. Il était paradoxalement perturbé et c'était tellement troublant qu'il en venait à y mettre plus d'ardeur. Au final, la danse continuait, plus passionnée qu'au départ. Il y mettait plus de conviction qu'il ne voulait le faire croire et les gémissements d'Ave' avaient leur effet sur lui, le dominant complétement. Ironique ironie quand on connait les principes tout à fait stéréotypés de Lucky dans la relation homme-femme. Il n'était pas facile à fréquenter, son comportement étant détestable. Mais depuis toujours, tout ceci lui convenait parfaitement bien. Alors pourquoi?

Deux personnes lancées dans ce jeu jouissif son incontrôlables n'est-ce pas? Elles veulent toutes deux atteindre un but lancé. Mais certaines sont plus raisonnables que d'autres. Alors qu'Ave' commençait à dévorer la nuque du jeune homme, elle omis une réflexion pertinente. « Dans les toilettes ? Franchement ? » Il avait envie de la regarder avec ses petits yeux blasés et de lui rétorquer un « Pourquoi pas? » mais il se retenue, restant pressé contre elle, il se stoppa et fronça les sourcils pour se poser soi même la question. Il était vrai qu'il allait un peu trop loin. Et d’où un élite baise dans les toilettes d'une fête foraine? La tête qui tourne il se recula, l'esprit aussi nébuleux que ses yeux. Les sens perturbés, la fragrance envoutante d'Ave' ne lui parvenait plus aux narines, ce qui eut pour effet de l'abattre encore plus. Encore haletant des dernières pulsions d'excitation, il souffla un bon coup, sentant à peine son corps bouillonner.

« Mieux vaut arrêter là. »

Il lui fit un délicat sourire, ses dents blanches reflétant la lumière provenant de la petite fenêtre en haut de la cabine. Le soleil était revenue les hanter et cette légère source de chaleur venait de le réchauffer encore plus. Le jeune homme se colla contre le mur d'en face, posant une main sur sa bouche comme pour s'empêcher de vomir. Il releva les yeux et attrapa les deux mains de la jeune fille aux cheveux barbe à papa, et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Il était temps de faire le lâche, de fuir, comme d'habitude. Lucky était lunatique, versatile, tout ce que vous voulez. Cependant, des fois la raison de la folie est la plus crédible des explications. On se demandait parfois s'il n'avait pas le cerveau grillé ou si alors il aimait souffrir. Paroxysme du masochisme. Tout ça pour dire que ce qui va suivre arrive rarement... mais est déjà arriver. Et évidemment, demandez aux autres élites... c'est tout à fait normal.

« C'est pas que je t'aime pas mais je dois y aller. »



Il osa lâcher un bâillement pour couronner le tout. Fatigué et l'air semi neutre/semi déprimé, il fit fondre le verrou pour ouvrir la porte. Il se tourna vers elle, la regardant de haut en bas, la dévisageant entièrement et posa ses yeux sur sa poitrine. Son décolleté était complétement arraché et son soutien gorge, apparant. Il y avait même une petite marque sur celui de gauche. Tiens, il n'avait pourtant pas le souvenir d'avoir fait ça. Mais quelle importance? Son regard noircit par la fatigue, il lui ajouta :

« Oh et rhabille toi, on a l'impression que tu viens de te faire violer. »

Même si ça pouvait paraître humiliant, ça partait surement d'un bon sentiment. Enfin, lui même ne le savait pas dans ces moments là. Un capharnaüm de pensées toutes plus tordues les unes que les autres. Il ne savait pas du tout comment elle allait réagir face à son comportement et il s'en moquait. Il y réfléchirait plus tard... plus tard... Remettant sa cape sur ses épaules et chopant à nouveau une pomme d'amour qu'une fille à moitié criant son nom lui avait tendu avec tout son... amour. L'amour... aaaah... que c'était ennuyeux. Il croqua dans ses sentiments comme il avait fait avec Ave' et se rendit compte que cette métaphore était délicieuse. Car elle lui glaçait le cœur...

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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   Dim 20 Mai - 11:23




I hate everything about you
Why do I love you

Every time we lie awake
After every hit we take
Every feeling that I get
But I haven't missed you yet
Only when I stop to think about it

I Hate Everything About You ~ Three Days Grace

Il se figea un instant, sourcils froncés. J'aurais peut-être du me la fermer. Il recula, me lâchant. J'avais le souffle court et sa respiration était tout aussi haletante, il lui fallut prendre une bouffée d'air avant de parler.

« Mieux vaut arrêter là. »


« Quoi ?! »

J'eus l'impression de me prendre une gifle en plein visage. J'ouvris de grands yeux, sans comprendre, étonnée qu'il veuille mettre un terme à tout cela, lui qui avait commencé, qui m’emprisonnait dans ses filets et dont je ne pouvais déjà plus me passer. Il me sourit de ses dents blanches et impeccables. Les rayons du soleil vinrent s'inviter dans la cabine à ce moment précis. Je fixai Lucky s'adosser contre le mur, une main sur la bouche, comme sur le point de rendre son déjeuner. J'avais furieusement envie de moi aussi me mettre à jouer avec lui, de le plaquer moi-même contre le carrelage et de l'embrasser à en perdre haleine. Mais non, je n'ai pas les couilles de le faire. Pas pour l'instant. Il se redressa pour prendre mes mains dans les siennes et effleurer mes lèvres des siennes dans un court et tendre baiser qui m'énerva encore plus.

« C'est pas que je t'aime pas mais je dois y aller. »


Il bailla. L’excitation et le désir s'envolèrent immédiatement. Une colère rageuse et un dégoût à stupide saveur de honte s'enfouirent au fond de mon estomac et je retenais des cris. Il était si salaud pour en venir à me faire ça ? Décidément, je comprenais de moins en moins pourquoi je l'aimais. C'était idiot, pathétique et utopique. Il sortit après avoir fait fondre le verrou des toilettes, me laissant inerte au beau milieu de la cabine. Avant de franchir la porte, il se tourna vers moi, posant son regard rouge sur ma silhouette, dévorant de ses yeux la moindre parcelle de peau, sauf que je ne savais pas vraiment s'il me toisait par mépris ou s'il appréciait ce qu'il avait sous le nez. Il stoppa sa méticuleuse observation sur ma poitrine et j'en rougis légèrement.

« Oh et rhabille toi, on a l'impression que tu viens de te faire violer. »

Et il s'en alla. Baissant les yeux vers mon décolleté, je m'aperçus que mon pull avait été arraché à cet endroit. Mon dessous était entièrement apparent. Réprimant un juron, je tentai de le remettre correctement, sans succès. Une marque rouge sur ma peau attira mon attention, je passai mes doigts dessus et compris soudainement qu'il s'agissait d'un suçon. Cramoisie, je me débattis avec le tissu crème pour cacher cela. J'avais l'impression que Lucky venait de marquer son territoire sur moi, que je lui appartenais, comme une marque au fer rouge. Je ne pouvais pas me balader ainsi. C'était super sexy sur le coup mais pas discret, je ne souhaitais d'autant plus pas que l'on me pose toutes sortes de questions embarrassantes. En y réfléchissant, personne n'oserait venir m'interroger, et ça me permettrais peut-être de faire comprendre aux autres que je ne suis plus seule. Je ne cherchai alors plus à faire bonne figure et sortit en trombe. Le jeune homme avait déjà disparu.

Je marchai dans la foule, les gens posant sur moi des regards aux expressions différentes. Je jouai des coudes pour sortir du parc et partir loin de tous ces souvenirs brûlants qui incendiaient ma mémoire. J'étais franchement déçue du comportement de Lucky, j'avais la sensation d'être un vulgaire jouet, un de plus. On aurait pu croire que tout ce qu'il m'avait dit était mensonge. Je le détestais. M'avoir fait tout ça avant de s'enfuir lâchement, en m'humiliant telle une petite proie insouciante. Il me prenait pour quoi ? Ce qui était certains, c'est qu'il ne s'en tirerait pas si facilement. Il pouvait me fuir et refuser d'affronter ce qui arrivait, je ne le laisserai pas me faire souffrir. Je peux malheureusement me montrer rancunière.

En quittant le parc, les yeux rivés sur les nuages tâchant le ciel, je me promis de lui dévoiler un peu de la Averroès revêche, parce qu'il y avait bien une part de démo, qui sommeillait en moi. Dans chaque ange il y a une part d'ombre. J'avais décidé de lui montrer ce que ça donnait. Mais je savais pertinemment que je ne saurai jamais dominer Lucky. D'une part parce qu'il était beaucoup trop fort pour moi, d'une autre parce que j'aimais ma place actuelle, même si je ne l'avouerais pas. Trouver grisant la position d'objet, de jeu, de dominé; ce n'était vraiment pas valorisant. Il fallait juste que je me montre inventive et plus farouche. Pour me venger gentiment...

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MessageSujet: Re: Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]   

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Laisse moi brûler ton coeur... Et mettre les cendres dans ton coca-cola. [PV Ave'. ♥]

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