Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude
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Psychique, entrez dans le monde de Mystic Hall, où seuls les détenteurs de la Marque connaissent votre secret.
 

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 Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude

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MessageSujet: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Dim 16 Oct - 17:16

Il est tard. Quoique, pas tant que ça en fait, tout juste onze heures du soir. Mais à Mystic Hall, c'est déjà beaucoup, et la vie est endormie depuis un moment. Tout est silencieux, sombre, désert. Enfin, presque. Si tous les couloirs sont vides, et si tous les jardins sont plus calmes que des cathédrales, il reste un endroit encore éveillé. Une salle de classe. La lumière est éteinte, les tables sont alignées, les chaises rangées, le tableau noir parfaitement nettoyé. Pourtant, dans cette pièce en apparence sans âme, il y a quelqu'un. Holly. Repliée en boule près de la fenêtre, quasiment invisible, certes, mais présente. Pas de chaussures, en pyjama, elle tremble. Ainsi, on pourrait croire qu'elle a froid. Sauf qu'elle est juste morte de peur, des images monstrueuses plein la tête, plongée dans l'obscurité de ses cauchemars. Des mauvais rêves, elle en fait dès qu'elle ferme les yeux en ce moment. Elle en a assez. Assez des sorcières qui veulent l'empoisonner, des ogres aux dents pointus qui la regardent en grimaçant, de ces yeux accusateurs l'observant l'air de dire « tu es la pire pourriture que la Terre ait jamais donné ». Alors cette nuit, elle l'a décidé, elle ne dormira pas. Elle restera les yeux grands ouverts, et elle emmerdera le moindre signe de sommeil. D'un air résigné, elle tourna la tête vers la salle. Elle avait quitté le dortoir pour ne pas être tentée par son lit, et ses pas l'avaient mené ici mais... En réalité, elle détestait cet endroit. Il lui rappelait les longues heures à s'ennuyer, écoutant les professeurs bavasser sur des sujets des plus banals, assise sur une chaise en bois gravée de centaines de graffitis. « L + N = ♥ », « Crève, raclure ! », « Je suis ZE BEST. », étaient les plus courants. La jeune fille avait toujours trouvé ça stupide d'abîmer des meubles avec des âneries pareilles. Les couples finiraient par se séparer, les ennemis apprendraient à s'ignorer, les vantards se feraient rembarrer impitoyablement. Seules les gravures resteraient là, souvenirs d'un passé plus ou moins honteux. Dans tous les cas, on regretterait ces petites coupures dans le bois. Les yeux brûlants de fatigue, l'adolescente alla s'adosser contre le mur froid en soupirant. Elle aurait dû apporter un livre, ou bien son Ipod. Là, elle était bien partie pour crever d'ennui avant le lever du soleil. Si seulement elle avait pu apprendre à réfléchir avant d'agir, elle ne se serait pas barrée les mains vides... Cherchant à s'occuper, elle ouvrit le pupitre le plus proche d'elle. Le panneau de bois révéla un bordel pas possible, capharnaüm de cahiers, pages arrachées, stylos et paquets de clopes. Curieuse, elle prit les cigarettes, en choisit une dans le petit carton rectangulaire et la fit tourner entre ses doigts. Ses yeux analysèrent le papier translucide avec attention. Elle n'avait jamais fumé de sa vie. Pourquoi pas ce soir ? Après tout, elle n'avait rien d'autre à faire. Puis elle se rappela qu'elle n'avait pas de briquet. Son regard se posa à nouveau sur le pupitre, et elle étouffa un bâillement. L'horloge indiquait vingt-trois heures trente. La vision d'un autre paquet, plus à droite que le reste, la fit sourire. Quel était donc le grand-père occupant cette place, pour allumer ses cigarettes avec des allumettes, hein ? Sur cette réflexion, elle n'arriva pas à empêcher ses paupières de se clore.

Une ville déserte. Des immeubles immenses, abandonnés, s'étirant vers le ciel gris. Une route délabrée, fissurée, jonchée de voitures aux vitres brisées. Et Holly, debout au milieu de tout ça, immobile. Jusque là, pas grand chose d'effrayant, mis à part les nuages orageux grondant au dessus de sa tête. Alors elle commence à marcher. Elle est incapable de savoir pourquoi elle avance aussi soudainement, elle n'en a même pas envie, mais elle se sent comme poussée par une voix dans sa tête. Aller tout droit, tout droit, tout droit. Et bizarrement, elle obéit. Des formes sombres se dressent devant elle, et elle voudrait pouvoir courir en sens inverse. C'est à cet instant qu'on se rend compte que c'est un cauchemar. Lorsque l'on voit que l'on est bloqué, que notre corps ne nous obéit plus, que l'on ne peut plus diriger les actions. Un oiseau noir qui vole au dessus de sa tête. Un corbeau. Puis un bruit assourdissant retentit, bombe brutale, instantanée, et tout devient chaos. Le monde se fait flou, les flammes viennent habiter les immeubles, les ombres deviennent de plus en plus grandes. Imposantes, monstrueuses. Et elle, incapable de s'arrêter, marchant toujours au milieu de ce champ de bataille sans nom. Des mots accusateurs murmurés à son oreille. Des briques grisâtres tombants à ses pieds, manquant de l'écraser. Katie surgissant de nul part, riant à gorge déployée avant de s'enfuir loin de tout ça, entourée de tout un tas de gens sans visages. Colère, jalousie, haine. Horreur. Tristesse. L'incendie qui se propage. Un train qui passe. Des femmes aux dos courbés, portant leurs affaires, lourds chargements. Un claquement de porte. « Ne me laissez pas toute seule ». Le toit du ciel s'effondre. Silence.

Brusquement, la jeune fille ouvrit les yeux, le cœur battant à deux cent à l'heure. Un peu perdue, les membres ankylosés, elle constata qu'elle était toujours devant la fenêtre. Son regard se posa sur l'horloge, et elle plissa les yeux pour voir l'heure dans l'obscurité de la pièce. Une heure dix. Du matin, à en voir la lune brillant toujours dans le ciel. Frissonnant légèrement, elle tenta de remettre un peu d'ordre à ses cheveux qu'elle devinait dans un sacré état. Ses pieds étaient gelés. Elle remarqua le paquet de cigarettes à côté d'elle, encore ouvert. Puis les souvenirs remontèrent à la surface et elle réalisa ce qu'il venait de lui arriver.

« … Merde. »

Cri du cœur on appelle ça. Enfin, pas vraiment un cri. Plutôt un murmure dégoûté. Dire qu'elle était venue ici exprès pour s'empêcher de dormir, dire qu'elle était plus que motivée à faire une nuit blanche.... ! Raté. C'était trop rageant. Dans un geste agacé, l'adolescente alla frapper le renfoncement devant elle de son pied droit. Action débile donnant pour résultat un magnifique craquement d'un de ses orteils, lui tirant une grimace douloureuse. Tout le monde ne peut pas être intelligent, que voulez-vous. Les larmes aux yeux, essayant d'oublier son mauvais rêve, elle essaya de se concentrer sur le paquet d'allumettes toujours dans le pupitre. Et son regard tomba sur une forme noire, debout, à quelques pas d'elle, la faisant violemment sursauter. Oula. Il y avait quelqu'un dans la salle. Plus précisément, il y avait quelqu'un dans la salle, avec elle. Depuis quand, qui, pourquoi ? Les yeux écarquillés, un peu effrayée, elle tenta de déterminer l'identité de l'étranger number one. Quelques secondes passèrent. Puis ses épaules se détendirent, et elle retourna s'adosser contre son mur. Attrapant les clopes, elle en sortit une pour faire son héroïne de série télévisée et la porta à ses lèvres sans l'allumer. Juste parce que ça la faisait rire de se comporter comme une adulte classe alors qu'elle était en pyjama et qu'elle sortait d'un cauchemar. Enfin, elle posa son regard sur le garçon à côté d'elle et prit la parole.

« Je peux savoir ce que tu fiches ici, mon petit Jude ? »

Ou : « Comment embêter quelqu'un en une phrase, tôt le matin » par Holly Shepherd.
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Lun 24 Oct - 15:42

Slash.


    Jude Hawkins se levait souvent très tard, sauf quand il ne dormait pas de la nuit, ce qui lui arrivait de plus en plus souvent. Depuis quelques semaines, il avait appris à se servir de mieux en mieux de son don. Alors qu’avant, il se contentait d’assister aux rêves d’une personne de son choix en tant que spectateur, il ne pouvait strictement rien faire, hormis modifier quelques détails du songe. Et il n’y trouvait aucun intérêt. Mais quelques mois plus tôt, il avait réussi à s’introduire dans un rêve, ce qui changeait tout, absolument tout ! À présent, John était parfaitement capable d’apparaître dans un rêve sous la forme qu’il désirait, il arrivait même parfois à se faire passer pour la conscience de la personne endormie, pour pouvoir la manipuler comme il le souhaitait. Mais la chose que le jeune homme préférait était incontestablement, de transformer les rêves de ses victimes en cauchemars. De plus, grâce à ce qu’il pouvait observer durant la nuit, il arrivait à trouver les points faibles de chacun. Jude connaissait désormais tout de tout le monde, il connaissait jusqu’à leurs pires secrets, leurs fantasmes inavoués, leurs peurs refoulées, tout ce qui pourrait les embarrasser…
    Être un tyran n’était pas une activité de tout repos. Et si John avait pour habitude de dormir plus d’une dizaine d’heures par nuit, ce temps était désormais révolu. Le jeune Oublié enchaînait maintenant les nuits blanches. Rien ni personne ne l’obligeait à veiller la nuit, il pouvait très bien dormir s’il le souhaitait, mais Jude éprouvait un plaisir presque pervers à torturer les esprits des habitants de Mystic Hall. Il n’avait jamais autant pris son pied qu’en tyrannisant de jeunes psychiques, tout particulièrement les Mentalistes. Il va de soi qu’aucun Oublié n’avait à s’en faire, jamais leur chef ne s'introduisait dans leurs rêveries.

    Tôt ce matin-là, ou plutôt tard ce soir-là, aux alentours de minuit, John était assis devant son petit déjeuner, à savoir une bière, un œuf au plat et un morceau de bacon. Il venait de passer la soirée à passer de rêves en rêves, à faire cauchemarder des jeunes filles, des Sibyllins et même un conseiller des Ayling. La tête entre les mains, le jeune homme n’arrivait pas à aligner deux pensées cohérentes. Depuis une semaine, il ne faisait que des actes manqués, il avait confondu un billet qui traînait sur sa table avec le contenu de son assiette (saviez-vous que le papier utilisé pour faire les billets a vraiment très mauvais goût ?), il était sorti pieds nus, avait allumé sa cigarette à l’envers, avait essayé d’ouvrir la porte de son appartement avec les clefs de sa moto, s’était lavé les dents avec son rasoir, bref, John avait besoin de sommeil.

    Jude commençait à avoir vraiment chaud. Était-ce parce qu’il était resté renfermé chez lui depuis presque deux jours, ou parce qu’il en était au moins à sa quinzième bière ? Poussant un énième soupir, il se leva et traîna des pieds jusqu’à l’unique fenêtre de la pièce. Il attrapa la poignée de sa main droite, et la tira aussi fort que son restant d’énergie le lui permettait. La poignée lui resta dans la main, et John l’envoya valser à l’autre bout de la pièce. « Saloperie. » marmonna-t-il, exaspéré. Deux solutions s’imposèrent à son esprit, soit il sortait dehors, à minuit, soit il balançait quelque chose contre la vitre en espérant la briser, en considérant que comme il n’avait ni bibelots ni lampes, la seule chose qui pourrait briser la fenêtre dans cette pièce était son crâne. Le jeune homme se remémora la fois où sa mère avait dû le conduire aux urgences, car il avait foncé tête la première dans la baie-vitrée du salon. Sept points de suture. Il allait plutôt opter pour la première option.
    Après avoir enfilé un jean, ses chaussures et son perfecto en cuir, John sortit en trombe de chez lui, dévalant les quatre étages qui le séparaient du perron. Il courut dehors et s’appuya le front sur le fer glacé d’un lampadaire. Seigneur, avait-il déjà connu une chaleur pareille ?

    John titubait dans les rues de Mystic Hall depuis un peu moins d’une heure. Il ne savait ni où il allait, ni pourquoi il y allait. Laissant ses jambes tremblotantes le guider, il atterrit devant l'aile droite du Manoir. Étrangement, le bâtiment était vide. Cela surprit John, les rares fois où il s’était rendu dans cette partie du Manoir, elle grouillait d’activité ; mais il ne lui vint pas à l'esprit que tout le monde puisse dormir. Sans savoir vraiment pourquoi, il se dirigea tout naturellement vers les salles de classe. Il déambulait dans les couloirs du Manoir, marchant d’un pas lourd, le bruit de ses rangers sur le sol résonnant dans toute l’aile. Il entrait et ressortait des rares salles de cours ouvertes, cherchant il ne savait quoi. Puis un bruit assourdissant le fit sursauter, qui venait d'une salle au fond du couloir. John s'empressa d'aller voir ce qu'il se passait, se promettant de casser la figure de celui qui avait osé lui faire peur comme ça, alors qu'il était encore à moitié endormi.
    Il pénétra dans la salle, la lumière était éteinte, il ne remarquait personne. Il avança lentement entre les tables et les chaises, puis arriva au fond de la pièce, à la hauteur d'une silhouette humaine, adossée contre un mur, qui le héla :
    « Je peux savoir ce que tu fiches ici, mon petit Jude ? »

    Holly Shepherd. Même s’il était complètement perdu, tant mentalement que physiquement, le jeune homme avait reconnu la voix de la jeune Mentaliste. Déjà les personnes qui l’appelaient Jude étaient rare, hormis les directeurs, son frère et Holly quasiment personne ne connaissait son « vrai » nom.

    « Alors Holly ? On a fait des horribles cauchemars cette nuit ? Tu vas chialer ? »

    John n'avait aucune mémoire, mais il se souvenait parfaitement des cauchemars qu'il faisait faire à la jeune fille ces derniers temps. Ce n'était pas très difficile de l'effrayer, il suffisait d'une personne, d'une voix qui l'accusait et d'une ambiance effrayante. Alors John éclata de rire, parce qu'il trouvait la fille face à lui totalement ridicule, en pyjama, une cigarette même pas allumée à la main, et parce qu'il n'en pouvait plus, parce que ses nerfs lâchaient petit à petit et qu'il ne faisait plus rien de logique.
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Mar 25 Oct - 11:57

Il faisait sombre dans la salle de classe, pourtant Holly savait parfaitement que Jude l’avait reconnu. Déjà parce qu’elle devait être une des rares personnes à l’appeler par son prénom d’origine. Ensuite parce qu’elle était tout simplement trop existentielle pour qu’on puisse la confondre avec quelqu’un d’autre. Évidement ! Dans un geste qui ressemblait de plus en plus à un tic, elle recommença à faire tourner la cigarette entre ses doigts, étalant paresseusement ses jambes dans le renfoncement. Elle aurait bien aimé l’allumer, cette satanée clope. Ça aurait fait plus classe. Mais bon, elle aurait eu l’air complètement idiote si elle s’était penchée sur les allumettes à ce moment précis. Le geste aurait été carrément disgracieux. Voir vraiment moche. Bref.

« Alors Holly ? On a fait des horribles cauchemars cette nuit ? Tu vas chialer ? »

L’intervention l’avait presque surprise, tiens. Elle avait quasiment oublié que Jude avait ce ton si grave. Elle avait aussi oublié à quel point il pouvait être énervant quand il voulait. Lentement, la jeune fille sentit ses traits se crisper en un sourire des plus hypocrites, ses yeux fixés sur l’ombre à sa droite. Lorsque celle-ci éclata de rire, ses poings se serrèrent un instant, faisant gémir ses jointures. Il se fichait vraiment d’elle. Il était clair qu’il aurait pu la trouver dans une tenue plus reluisante, ce n’était pourtant pas la peine de souligner son ridicule. En plus il avait osé faire allusion à ses pleurs. Et à ses cauchemars. Qu’il devait sans doute aucun provoquer. Sale petite vermine. On ne s’attaque pas à Holly Shepherd comme ça mon grand ! Silencieuse, elle sauta de son perchoir. Ses pieds nus rencontrèrent le sol froid en la faisant imperceptiblement frissonner, puis la firent avancer. D’abord jusqu’au pupitre où elle prit son temps pour sortir une allumette, la faire craquer pour ensuite apposer la petite flamme contre le papier translucide de la cigarette. Elle n’en tira pas tout de suite une bouffée. Elle attendit d’être juste en face du jeune homme pour aspirer et lui souffler toute la fumée au visage. Elle qui n’avait jamais fumé de sa vie, elle trouvait ça… Écœurant. Le goût était parfaitement atroce, âpre dans sa gorge. Elle s’imagina une substance noire entrant dans ses poumons, pur poison, et elle trouva ça ignoble. Pourtant elle n’en laissa rien paraître, se contentant de continuer à sourire de son petite air narquois. Elle savait bien qu’elle risquait de se prendre un coup de poing pour ce qu’elle venait de faire, mais elle s’en fichait éperdument. Ça faisait parti du jeu. Sans ça, tout était moins drôle, amusant, excitant. Ne surtout pas perdre la cadence. Entendre quelque chose d’humiliant et riposter, trois fois plus fort. Ou bien rester en retrait et attendre sa minute pour frapper. Tout était une question de… Tactique ? Oui, on pouvait dire ça.

« Pourquoi, tu t’inquiètes ? Trop gentil de ta part. »

Le ton était ironique, bien sûr. Holly ne savait presque plus en utiliser un autre quand elle s’adressait à Jude-le-crétin. C’était devenu une habitude. Drôle d’habitude. Portant une nouvelle fois la cigarette à ses lèvres, elle se mit alors à observer le garçon avec une attention plus particulière qu‘en temps normal. Il lui paraissait… Étrange. Elle se devait de trouver ce qui clochait. En plus, à quoi servirait sa capacité à repérer les détails sinon à ça ? Bon. Déjà, sa posture. Il se tenait peut-être moins droit que d’habitude... Ses jambes tremblaient un peu, ce qui était probablement la cause de sa courbure. Son teint était pire que pâle. Plus blanc que blanc, effrayant. Ses yeux sombres la regardaient dans un mélange de haine et d’amusement, banal. Soudain, le regard de l’adolescente se plissa un peu, se teintant d‘une sorte de soupçon. Elle recracha la fumée s’étant accumulée dans sa bouche en un nuage clair, lentement, vers le haut cette fois. Elle ne tenait pas tant que ça à mourir ce soir, si vous voyez ce que je veux dire. Enfin, elle respira profondément. L’odeur qui lui emplit les narines, la prenant au ventre, la conforta dans son hypothèse et une mine dégoûtée se forma sur son visage. Dans un brusque moment de prudence, elle se recula d’un pas ou deux en prévision de ce qu’elle allait dire. Si elle pouvait éviter d’abîmer son visage de poupée, ce serait mieux. Finalement, elle lâcha un soupir compatissant et reprit la parole de son air apitoyé.

« Oh, ça alors ! Ainsi, tu te saoules pour oublier ta vie misérable ? Je te comprends, tu sais. Même si ça reste tout simplement… Pitoyable ? Oui, c’est le bon adjectif. Au fait, tu n’as pas répondu à ma question précédente. Qu’est-ce que tu fiches là ? Enfin, peut-être que tu n’en sais rien. Il paraît qu’Alzheimer frappe de plus en plus tôt, pauvre chou. »

Et sur ces paroles elle lui fit un grand sourire, qui aurait été adorable dans d’autres conditions, et tourna les talons. D’un geste vif, elle ferma le pupitre qu’elle avait ouvert quelques heures auparavant pour pouvoir s’asseoir relativement confortablement dessus. Elle sentait que la réaction de Jude n’allait pas être de tout repos, il fallait donc qu‘elle se prépare convenablement. Ne serait-ce que se composer un visage assuré, pour éviter de montrer le soupçon de peur montant en elle. Cette impression d’avoir dépassé les bornes… C’était à la fois effrayant et distrayant. Il ne manquait plus qu’une réaction digne de ce nom, pour peindre le parfait tableau d’une scène de la Guerre Froide. Avec une toute petite boule au ventre, l’adolescente posa ses pieds sur la chaise face à elle, s’apprêtant à la balancer sur Jude au moindre geste agressif de sa part. Protection stupide et même pas vraiment utile, pour dire uniquement la vérité. C’était plus un moyen de vaguement se rassurer, dans ce jeu idiot où tout pouvait arriver. Ainsi, elle avait moins l’impression de pouvoir perdre l’équilibre à n‘importe quel moment, et elle pouvait sans problème affronter les yeux noirs de Jude. Pas-de-problème. Tout allait bien. Elle n’avait pas du tout balancé des remarques moqueuses au chef des Oubliés, à une heure et demi du matin, alors qu’il sentait la bière à plein nez. Haha.
Merde.
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Dim 6 Nov - 18:18

Liam Gallagher


    John s’était brusquement arrêté de rire, restant silencieux et immobile face à Holly qui faisait tournoyer une cigarette éteinte entre ses doigts. John la fixait bêtement, il n’avait qu’une envie : s’en emparer, l’allumer et sentir la fumée emplir ses poumons sûrement déjà noirs, se libérer de l’état étrange dans lequel il était. Il en mourrait d’envie, mais il n’arrivait pas à bouger, ses jambes tremblaient et avaient du mal à le soutenir alors qu’il était légèrement appuyé sur un bureau, il n’avait pas envie de les voir s’écrouler sous son poids s’il s’avançait vers la jeune fille. Alors que John restait là, sans bouger, fixant Holly, comme s’il attendait qu’elle fasse quelque chose, celle-ci se leva, en silence et avança jusqu’à un pupitre, prit une allumette et alluma d'un geste le papier translucide. Elle le faisait exprès, elle devait certainement être en train de lire dans ses pensées, John en était certain. Elle était ridicule, elle aurait dû savoir qu’il allait s’énerver et lui écraser sa maudite cigarette dans les cheveux. Il s’appuya sa main droite sur le petit meuble en bois clair, pour s’avancer vers Holly mais c’est elle qui s’approcha de lui, soufflant toute la fumée qu'elle avait aspirée au visage du jeune homme. Il serra les poings. C’était pure provocation et s’il n’avait pas été dans cet état quasi végétatif, il lui aurait certainement envoyé son poing dans la figure. Mais il n’en fit rien, restant impassible.
    « Pourquoi, tu t’inquiètes ? Trop gentil de ta part. »

    John haussa un sourcil dubitatif. Alors comme ça elle avait décidé de le provoquer verbalement ? C’était peine perdue. Il n’allait ni la frapper, ni l’insulter. Il allait rester calme face à cette ridicule attaque. De toutes manières, il se sentait trop faible pour bouger ne serait-ce que ses lèvres. Celles de la mentaliste, au contraire, continuèrent de s'agiter dans un flot de paroles :

    « Oh, ça alors ! Ainsi, tu te saoules pour oublier ta vie misérable ? Je te comprends, tu sais. Même si ça reste tout simplement… Pitoyable ? Oui, c’est le bon adjectif. Au fait, tu n’as pas répondu à ma question précédente. Qu’est-ce que tu fiches là ? Enfin, peut-être que tu n’en sais rien. Il paraît qu’Alzheimer frappe de plus en plus tôt, pauvre chou. » 

    La bonne résolution du jeune homme vola en éclats. Il la regarda froidement lui sourire, puis retourner s’asseoir sur son pupitre. La rage envahit son esprit et quand il était en colère, John ne réfléchissait plus, quelles que soient les conséquences de ses actes. Elle se croyait en sécurité parce qu’elle était une fille ? Haha. Même s’il ne frappait pas les femmes, Jude ferait une exception. Parce qu’Holly n’était pas une femme, mais une peste, une imbécile qui l’avait provoqué alors qu’il était de notoriété publique que le chef des Oubliés avait le sang chaud, qu’il répondait toujours aux provocations.
    Ses jambes s’arrêtèrent instantanément de trembler et en deux pas, le jeune homme fut à la hauteur d’Holly. Il l’attrapa par le col de son pyjama informe, la souleva de son perchoir avant de la poser sur ses deux pieds nus devant lui et lui souffla de sa voix rauque :

    « Tu vas souffrir. Tu te crois plus intelligente que moi ? Je suis peut-être idiot mais j’vais te frapper comme on ne t’a jamais frappée. T’es une fille. Et alors ? Tu crois que je suis à un scandale près ? Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre de ma réputation ? Te sens pas protégée. Tu pourras le dire à qui tu voudras que je t’ai rouée de coups, je trouverais un moyen de venir te cogner encore plus, je te ferais faire des cauchemars pire encore que tous ceux que tu as fait jusqu’à présent. Tu pourras t’excuser, tu pourras te mettre à genoux, m’implorer, chialer autant que tu voudras, je t’écraserais la face avec la semelle de ma chaussure. Alors je commence par quoi ? Te cramer la peau avec ta putain de clope ou te briser les os ? »

    Il attrapa la cigarette des mains d’Holly qu’il porta à ses lèvres. Il tira un grand coup, la fumée envahissait sa gorge, ses poumons. C’était divin. Il souffla la fumée sombre au nez de celle qui était encore face à lui. Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme, il n’allait peut-être pas lui faire tout ce qu’il lui avait dit, mais il allait pouvoir se défouler un peu. Il n’avait jamais tapé de filles, tant mieux ! Ça serait une première. Il porta une seconde fois le filtre à sa bouche, appréciant le goût du tabac, rien de mieux qu’une bonne cigarette lorsque l’on est énervé ! John retourna s’appuyer sur un pupitre lançant à Holly : « Tu peux t’en aller si tu veux, comme ça, quand je te retrouverais, tu t’en prendras dix fois plus que si tu restes ici bien sagement. » Il se mit à ricaner, si la jeune fille décidait de partir, il allait certainement beaucoup plus apprécier sa vengeance, et aurait le temps de penser à ce qu’il allait lui faire. Et même si elle allait moucharder, il ne s'en faisait pas, ce ne serait que plus drôle d'essayer d'échapper à ces idiots de Sibyllins. De toutes façons, que pourraient-ils faire ? Le jeune Oublié n'était pas vraiment à une convocation près et il ne voulait qu'une chose : qu'on le vire de ce maudit Manoir ! Qu'on le juge trop provocant, trop agitateur, qu'on fasse une dérogation pour lui et qu'on le ramène enfin chez lui !
    Appuyé sur la table, John adressa un sourire narquois à la jeune fille, une lueur de folie dans le regard, avant de lui demander :

    « Dis ma jolie ça te dirait qu’on aille faire un tour ? On peut aller boire un verre, j’ai une petite soif, pas toi ? »

    Quiconque aurait assisté à la scène aurait pu affirmer que Jude Scott Hawkins venait de péter un câble. Un spasme nerveux agitait sa paupière droite et, un sourire stupide collé sur la figure, il se mit à chanter « Don't stop me now » avec une voix moqueuse, accentuant les voyelles et roulant les ‘r’, hurlant d'une voix suraiguë les « Don't stop me » avant de reprendre sa voix grave pour les « now » qu'il appuyait et faisait durer de longues secondes.

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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Dim 13 Nov - 19:08

L'adrénaline que l'on peut ressentir lorsqu'on sait que l'on a poussé le bouchon trop loin. Lorsqu'on sent que le-dit bouchon va bientôt nous exploser à la gueule. C'était exactement ça, ce qui était en train de circuler à tout vitesse dans les veines de Holly. Un mélange incontrôlable de peur et d'excitation, pulsant dans tout son corps, comme mêlé à son sang. Une drogue la faisant frissonner et sourire à la fois. Oui, elle le savait, elle avait dépassé les limites. D'ailleurs, il suffisait de voir la tête de Jude pour le comprendre. Il était livide de rage, ses yeux étaient encore plus sombres et froids que d'habitude, tels deux abysses insondables. La colère paraissait monter en lui avec une vitesse déconcertante, le faisant trembler. En fait, c'est justement lorsqu'il cessa de frémir que la jeune fille commença à réellement s’inquiéter. Elle détourna les yeux du garçon un instant, hésitant à plonger sous une table pour sa propre sécurité. Trop tard.

Deux talons claquants au sol. Et vlan.

Avant de comprendre ce qui lui arrivait, Holly sentit une main agripper le col de son pyjama tout-sauf-informe-steuplé, puis elle fut soulevée du pupitre où elle s'était installée et projetée devant un Jude des plus effrayant. Oups, là, il n'avait vraiment pas l'air de plaisanter. Du bout des orteils, l'adolescente sentit le sol froid. Un frisson.

« Tu vas souffrir. Tu te crois plus intelligente que moi ? Je suis peut-être idiot mais j’vais te frapper comme on ne t’a jamais frappée. T’es une fille. Et alors ? Tu crois que je suis à un scandale près ? Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre de ma réputation ? Te sens pas protégée. Tu pourras le dire à qui tu voudras que je t’ai rouée de coups, je trouverais un moyen de venir te cogner encore plus, je te ferais faire des cauchemars pire encore que tous ceux que tu as fait jusqu’à présent. Tu pourras t’excuser, tu pourras te mettre à genoux, m’implorer, chialer autant que tu voudras, je t’écraserais la face avec la semelle de ma chaussure. Alors je commence par quoi ? Te cramer la peau avec ta putain de clope ou te briser les os ? »

Et au fur et à mesure qu'il avançait dans sa tirade, la jeune fille se sentait de moins en moins rassurée, ouvrant des yeux immenses. La voix rauque résonnait dans son esprit avec une puissance inouïe, chaque mot la frappant comme une gifle. Ouch... Figée, elle n'arrive même pas à esquisser un geste pour empêcher Jude de prendre sa cigarette. Ses poings se serrèrent à peine en le voyant inspirer le tabac, le même que celui qu'elle avait inspiré elle-même peu de temps auparavant. Par contre, lorsqu'elle se reçut la fumée sombre dans les yeux elle se réanima. Pour tousser, pliée en deux, une main devant la bouche. Des larmes, minuscules, allèrent perler sur ses cils sous l'effet de la fumée, et en voyant le grand brun s'écarter elle ne put s'empêcher de murmurer tout doucement sa façon de penser.

« … Connard. »

En le voyant se retourner, s'appuyant contre un pupitre, Holly cru sa dernière heure arriver. Il l'avait entendu ? Non, quand même pas ! C'était si bas. Si vrai aussi, mais bon, hm. Serrant le dents elle se redressa, et attendit de voir comment il allait réagir. En même temps, son esprit fonctionnait à trois cent à l'heure. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'échapper, de se tirer de cet endroit de malheur, de...

« Tu peux t’en aller si tu veux, comme ça, quand je te retrouverais, tu t’en prendras dix fois plus que si tu restes ici bien sagement. »

Le tout suivit d'un ricanement des plus explicites. D'accoooord. Bon alors, pour la fuite, elle verrait plus tard. Elle devait trouver autre chose. Elle savait pertinemment que contre Jude, elle avait peu de chance de s'en tirer indemne. Surtout dans un combat. Quoique, son crochet du droit pouvait faire assez mal, mais là n'était pas la question : d'une manière générale, elle ne savait absolument pas se battre. Les rouages de son cerveau se remirent en marche. Les secondes s'écoulèrent, interminables. Une idée, une idée, n'importe quoi... Soudain, un embryon de solution alla se mettre en place. Silencieusement, la jeune demoiselle alla s'adosser au mur, le cœur battant. Elle n'avait peut-être jamais été sérieuse dans l'élaboration d'un plan de toute sa vie. Enfin, c'était l'impression qu'elle avait en tout cas. Les lèvres serrées, les mains plaquées contre la surface froide de ce qui la retenait, elle garda la tête haute pour affronter le sourire narquois de son adversaire. Pas question de passer pour une pauvre petite chose fragile comme les autres fois ! Cette fois, elle ne pleurerait pas. Il n'y arriverait pas. Elle gagnerait ce duel. Mince !

« Dis ma jolie ça te dirait qu’on aille faire un tour ? On peut aller boire un verre, j’ai une petite soif, pas toi ? »

Et boum. Déstabilisation totale, le retour. Qu'est-ce qu'elle se disait il y a deux secondes déjà ? Ah oui, qu'elle allait remporter cette manche. Pas donné d'avance. Enfin, comment aurait-elle pu prévoir qu'il l'inviterait à boire quelque chose après tout ce qu'il lui avait balancé, hein ?! Perplexe, Holly l'écouta alors qu'il entamait une version personnalisée de « Don't stop me now », qu'elle trouva ridicule. D'autant plus qu'elle ne connaissait pas vraiment la version originale. Bref, en tout cas, une chose était sûre : cet imbécile se fichait d'elle. Avec un malin plaisir en plus. Il savait qu'il avait toutes les cartes en main et il en abusait... Vil personnage. Presque autant que Holly à vrai dire. C'était peut-être pour ça qu'ils se détestaient sans se détester ? Ils ne pouvaient pas se voir et pourtant se ressemblaient. Paradoxal. Contradictoire. Incompréhensible.

Enfin, inspirant profondément, la jeune fille retrouva le sourire. Elle en avait besoin pour mener à bien son projet. Ceci s'ajoutant au fait d'avoir de la chance et de jouer à la perfection son rôle de comédienne. Oui, son plan était vraiment bancal et ne tenait sur pas grand chose. Malheureusement c'était sa seule idée, elle allait devoir s'en contenter. Sans se presser, elle remit en place son pyjama, avant d'avancer à pas mesurés vers Jude. Mesurés parce qu'elle n'était pas encore tout à fait sûre et certaine qu'il n'allait pas lui coller un poing dans la joue au moment où elle s'y attendrait le moins. Mesurés parce qu'elle ne savait plus trop si ce qu'elle avait prévu était une bonne idée. Au final, lorsqu'elle arriva juste en face du jeune homme, qu'elle constata qu'elle était plus petite que lui de vingt bon centimètres et qu'il avait encore sa cigarette à la main, Holly ne souriait presque plus. Déjà. Tant bien que mal, elle essaya de reformer sur ses lèvres un semblant de quelque chose, mais rien. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur. Ses yeux bleus allèrent se ficher dans ceux, noirs du garçon. Mauvaise initiative, puisqu'elle en oublia d'un coup tout ce qu'elle avait prévu. En même temps, elle ne pouvait pas rester comme ça sans rien dire, elle passerait pour la fille la plus cruchotte et le plus stupide du monde. La dernière solution s'offrant à elle était... D'improviser. Bordel.

« Hm. Jolie chanson. »

Oui, nan, c'est bon Holly, t'es nulle. Toute adrénaline avait quitté ses veines. Elle se sentait vide, démunie. Allez, ma grande. Tu peux bien dire autre chose de plus plausible. La gorge sèche, elle s'approcha un peu plus. Encore un peu plus. Finalement, elle murmura les premières paroles lui passant par la tête, incapable de patienter davantage dans son silence.

« Moi aussi j'ai soif. Faire un tour, quand tu veux. Mais si tu me frappes, je t'en ferais voir de toutes les couleurs, sois en assuré. Enfin, tu le sais déjà, non ? Haha ! »

Avec un immense sourire moqueur elle lui mordit l'oreille, avant de s'esquiver vivement et de filer jusqu'à la porte de sortie. Elle était presque sûre qu'il saignait, elle avait sentit le goût un peu âpre dans sa bouche. Amusant. Arrivée dans l'encadrement de la porte, elle se stoppa et pivota sur ses talons pour faire face à Jude. Jude S. Hawkins. Qui devait actuellement avoir des envies de meurtre. Ou peut-être pas. Impossible de savoir exactement ce qu'il pensait. En réalité, la seule chose dont Holly était sûre, c'est qu'elle se sentait plus légère. Et qu'elle se demandait vaguement où est-ce qu'elle atterrirait à la fin de cette histoire.

Allez savoir.
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Sam 10 Déc - 11:00

Axl Rose


    John fixait Holly qui s’avançait vers lui. Alors comme ça elle avait prévu quelque chose ? Elle allait répondre ? Un sourire moqueur étira ses lèvres fines. Haha, la petite Holly Shepherd, terrifiée, devait en avoir de la volonté pour ne pas chialer comme un bébé.

    « Hm. Jolie chanson. »

    Jude manqua de s’étouffer avec la fumée qu’il venait d’inspirer. C’était quoi ça ? Comment osait-elle lui faire une remarque pareille alors qu’il venait presque de la menacer de mort ? Non ! Il l’avait menacée de mort !
    Lui qui s’était senti fier et puissant après sa tirade qui lui avait semblé si menaçante à voir le visage d’Holly après qu’il lui ait pris sa cigarette. Mais non, elle semblait avoir parfaitement repris le contrôle et l’air faussement nonchalant elle continua :

    « Moi aussi j'ai soif. Faire un tour, quand tu veux. Mais si tu me frappes, je t'en ferais voir de toutes les couleurs, sois en assuré. Enfin, tu le sais déjà, non ? Haha ! »

    D’accord. John avait peut-être mis quelques secondes, preuve de son incompétence totale à analyser les comportements de autres, mais il avait compris. Elle était déstabilisée, complètement. Cela confirmait ce qu’il pensait : il avait l’avantage. Holly était en train d’improviser totalement, tentant de calmer la colère du jeune homme. Ce dernier réfléchissait à ce qu’il allait faire maintenant, il n’avait qu’une envie : se bourrer la gueule, enfin un peu plus encore. Mais Holly pourrait s’échapper. Quoiqu’elle ne le ferait peut-être pas.
    John pesait le pour et le contre quand la jeune mentaliste s’avança un peu plus près et lui mordit l’oreille gauche en tirant une de ses boucles avant de tourner les talons. Cling. Sa boucle d'oreille, une Vivienne Westwood offerte à John pour son quatorzième anniversaire, tomba par terre. Cette boucle faisait partie des trois objets auxquels le jeune homme tenait, ne serait-ce qu'un peu, des trois objets qu'il avait sur lui quand il est arrivé au Manoir, des trois objets qui lui rappellent « sa vie d'avant » comme il dit. « Si elle est pétée je la bute ». Il se pencha, la ramassa d'une main avant de tenter de se la remettre. Quand il attrapa son oreille, John se rendit compte qu'elle saignait, peu certes mais un minuscule filet de liquide chaud coulait le long de son cou. Et merde ! Il allait vraiment falloir qu’il se venge.
    Il avança rapidement, d’un pas lourd, des idées de meurtres tournoyant dans son esprit : Strangulation ? Empoisonnement ? Noyade ? Un bon vieux coup de poignard ? Coup de feu ?
    Arrivé près de la jeune fille, il l'attrapa de nouveau, par le bras cette fois ci.

    « Ok. Tu me cherches, tu me trouves ma grande. »

    Il n’était plus du tout d’humeur à « aller boire un verre » avec Holly. Il n’avait qu’une envie : la tabasser. A mesure qu’un sourire narquois s’élargissait sur son visage, déformant ses traits, lui donnant un air mauvais, mesquin, il lui demanda :

    « Une dernière volonté ? »

    Effrayer encore un peu plus la jeune fille était le seul moyen que l’esprit embrumé par l’alcool de John avait trouvé pour reprendre la tête de cet affrontement puéril. Parce qu'il savait très bien ce qu'elle pensait de lui. Elle le prenait pour le dernier des imbéciles, elle pensait qu'il était trop con pour savoir quand quelqu'un bluffait ou non. Et ça, ça avait le don d'énerver Jude. Putain ! C'était pas un légume !

    La main du jeune homme était agitée et tremblait sur le coup de l’énervement. John était à deux doigts de devenir agressif, alors qu’au fond de lui, il savait très bien qu’il le regretterait. Sous son air cruel et mauvais, sous sa voix menaçante, sous ses comportements violents et ses insultes envers Holly, l’Oublié tentait de rester calme, de ne pas lever la main sur la jeune fille. Mais l’alcool, l’attitude provocante de la demoiselle avait peu à peu raison de son peu de sang froid, et John se sentait près, tout près, trop près, du point de non retour. Il allait finir par frapper la mentaliste pour de bon, il allait finir par cogner une fille, merde !

    Il fallait qu'il se reprenne. Qu'il respire. Qu'il pense à autre chose. Il avait assez d'ennuis comme ça et tabasser une mentaliste n'était pas vraiment un acte qui le glorifierait. Mais putain, il en avait tellement envie ! Holly commençait sérieusement à lui taper sur le système, s'il pouvait l’attraper par la nuque et lui précipiter la tête contre le mur...

    Non. Pas de pensées négatives ou violentes. Il était un type bien, un type qui ne frappait pas les femmes, un type pacifique, qui n'a pas d'emmerdes, que tout le monde apprécie, non ? Définitivement non. Finalement, tant pis. Tant pis si des Sib' venaient le chercher pour l'emmener chez les dirlos. Que pourraient-ils lui faire ? Sérieusement, ils n'avaient qu'à le renvoyer, tiens ! Jude, le trop brutal, rebelle, provocant, vulgaire, rentrerait chez lui. Ce plan était parfait.

    Il tenait toujours Holly par le bras. Après l'avoir royalement ignorée pendant cinq bonnes minutes, il reporta son attention sur la jeune fille. La pauvre, elle allait regretter de s'être trouvée dans cette salle de cours, ce jour là, avec Jude Hawkins. Ce dernier restait persuadé que les directeurs pouvaient le renvoyer de Mystic Hall s'il était vraiment insupportable. Et il allait le devenir.

    Il ne bougeait plus, ne parlait plus, seule sa respiration, lente et sa main qui serrait toujours fermement le bras d'Holly prouvaient qu'il ne s'était pas subitement changé en statue. Ses yeux gris fixaient un point invisible, à quelques centimètres de la jeune Holly.

    Brusquement, il la lâcha et sans lui laisser le temps de faire le moindre mouvement, il la gifla. Le bruit de la claque résonna dans toute la salle, l'atmosphère était pesante et un silence de plomb s'installa dans la pièce. John brisa celui-ci, toujours immobile :

    « Faut pas m'faire chier ».
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Mentaliste
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Lun 19 Déc - 20:16

    Debout dans l'encadrement sombre de la porte, Holly sentait qu'elle avait encore dépassé une borne. Une de plus, alors qu'elle filait sur l'autoroute de l'Enfer. Highway to Heeeell. Tiens, ça plairait à Jude, ça... Tain', mais qu'est-ce que je chante à un moment aussi critique moi ? C'était étrange, mais plus elle se sentait en danger, plus elle s'amusait. Comme une enfant à qui l'on aurait dit de ne pas jouer avec le feu, et qui, profitant de l'absence de ses parents, s'approcherait de plus en plus de la flamme hypnotisante d'une cheminée. Elle avait une irrésistible envie de sourire, alors que la situation était loin d'être drôle. Au contraire, elle s'apprêtait à se faire salement amocher par les coups du chef des Oubliés. Haha ! En fait, elle n'en avait peut-être pas peur parce qu'elle était persuadée que Jude ne lui ferait rien. Il était doué pour menacer, mais elle était sûre qu'il n'oserait pas la frapper. Déjà parce qu'elle était une fille, ensuite parce qu'il la détestait... Et qu'il n'oserait pas répondre aux provocations d'une mentaliste qu'il ne pouvait pas blairer - il ne voudrait pas lui donner cette satisfaction -. En tout cas, c'était ce qu'Holly pensait, jusqu'à ce que le jeune homme s'approche d'elle d'un pas lourd pour pouvoir lui empoigner le bras.

    « Ok. Tu me cherches, tu me trouves ma grande. »

    Là, comment vous dire. Elle commença à douter un peu de sa jolie théorie comme quoi elle était intouchable. La main de Jude lui broyait l'avant-bras, et s'il conservait son sourire mauvais, ses yeux ne plaisantaient plus du tout. Un frisson glissa le long de la colonne vertébrale de la brunette, un soupçon de crainte s'insinuant sournoisement dans son cœur. L'adrénaline qu'elle avait jusqu'ici conservé en grande dose dans ses veines se transformait petit à petit en quelque chose d'autre, mélange de peur et de curiosité. Peur parce qu'elle sentait que le danger se faisait de plus en plus proche. Curiosité parce qu'elle se demandait jusqu'où tout ceci allait aller. Nouveau frémissement, plus prononcé. Non ! Il ne fallait pas qu'elle se mette à trembler. Surtout pas.

    « Une dernière volonté ? »

    Les yeux de la jeune fille s'agrandirent de surprise… Il plaisantait, là, n'est-ce pas ? Forcément, il ne pouvait pas être sérieux. S'il s'était déjà battu sévèrement, il n'avait jamais assassiné personne, et il n'était pas assez stupide pour ignorer toutes les conséquences que pourraient avoir un tel acte. Il était vrai qu'Holly le considérait comme un des plus grands connards de l'Univers, mais pas à ce point... Non, il ne pouvait pas faire une chose pareille. Il faisait ça pour lui faire peur et rien d'autre, il souhaitait juste voir la terreur envahir son visage. Pour pouvoir se moquer à son aise par la suite. Voilà, c'était ça ! Elle n'avait rien à craindre, c'était bien ce qu'elle pensait depuis le départ. Bon, j'ai découvert ton petit jeu. Maintenant, si tu pouvais arrêter de me défoncer le bras, ce serait sympa. Allez, lâche-moi. Lâche-moi ! D'un geste, la jeune fille tentant de dégager son bras de l’étau d'acier dans lequel il était pris. Sans résultat. Sa peau ne glissa même pas d'un millimètre, ne fit même pas semblant de se débloquer un peu. Conclusion : elle était bloquée jusqu'à ce que môsieur Hawkins en personne décide de la laisser partir, ou bien qu'il relâche son attention.

    Génial.

    Plus elle y pensait, plus Holly se rendait compte qu'elle avait le don pour se retrouver dans des situations pas possibles. Même s'il lui fallait avouer que celle-ci était particulièrement corsée. Enfin, jusqu'ici, elle avait toujours trouvé des moyens pour s'en sortir, elle ne voyait pas pourquoi ce soir serait différent. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était de trouver un plan pour adoucir un minimum Jude et lui couper toute envie de la poursuivre dans tout Mystic Hall avec [cochez la ou les bonnes réponses]  :
    [✔] une hache.
    [✔] une corde.
    [✔] un boulet de canon.
    [✔] autre dans le même genre.
    Ouais. Bon, plus facile à penser qu'à faire, mais de toute façon elle n'avait pas le choix. Il en allait de sa santé physique. Et mental. Parce que sa fierté ne ressortirait certainement pas indemne d'un combat pareil. Bref, elle s'apprêtait à mettre ses méninges en route pour trouver le plus rapidement possible la solution à son problème, quand la pression sur son bras diminua. Ah ? Peut-être n'aurait-elle pas besoin d'un plan si élaboré que ça, finalement. Elle releva la tête.
    Et se prit une gifle monumentale.
    La main de Jude avait claqué contre sa joue suffisamment fort pour la faire chanceler, et se fut lorsqu'elle eut retrouvé son équilibre qu'elle réalisa. Il venait de la frapper ? Pour de vrai ? Oui, forcément pour de vrai, vu qu'elle avait la méchante impression qu'un camion venait de lui broyer une partie du visage, mais ce n'était pas normal ! Il n'était pas censé mettre ses menaces à exécution, enfin ! Dans le silence, la voix du garçon résonna soudain, plus rauque encore que d'habitude.

    « Faut pas m'faire chier. »

    Et sur le coup, Holly eut une atroce envie de rire. Rire parce qu'elle ne comprenait plus rien, rire parce que sa théorie comme quoi elle était protégée par du papier à bulles venait d'être infirmée alors qu'elle pensait cela impossible, rire parce qu'elle était persuadée qu'elle aurait pu, à l'instant présent, crever de honte. Elle venait de se prendre une gifle d'un Oublié. C'était risible. Non ? En fait, pas du tout. Si Holly avait dû rire à cette instant précis, ça aurait plutôt été d'amertume et de nervosité. Sauf qu'il aurait vraiment fallu être idiot pour s'esclaffer à un moment pareil. A la place, elle se mit donc à penser au comment elle allait pouvoir réagir après ça, sans passer pour la fille la plus conne de la Terre. Elle n'allait pas se mettre à pleurer, ce n'était pas son genre. A moins que...

    D'un seul coup, elle laissa les tremblements l'envahir. Elle porta une main frissonnante à sa joue, et planta son regard océan dans celui de son interlocuteur tandis que des larmes, pas plus grandes que des perles, se formaient au coin de ses yeux. Enfin, elle prit la parole. De ce ton qui lui ressemblait si peu mais qui paraissait, en sortant d'entre ses lèvres, étonnamment réaliste.

    « Tu m'as fait mal, Jude... »

    Puis elle ferma les yeux, passa ses mains sur son visage. Le parfait exemple de la jeune fille désespérée. Sauf que, lorsqu'elle parla à nouveau, sa voix était redevenue celle qu'on lui connaissait bien. Ferme, sans le moindre tremblement, moqueuse. Elle enleva ses doigts de ses yeux. Plus de larmes, juste un immense sourire. Il est si facile de jouer la comédie.

    « Je déconne. Fais pas cette tête, ça aurait pu être pire. J'aurais pu vraiment me mettre à chialer comme une madeleine et réveiller tout Mystic Hall... J'aurais pu jouer la comédie pendant des heures. Là ça n'a duré qu'une dizaine de secondes. Héhé, j'espère que t'as pas eu peur au moins, ce serait vraiment con mon grand. »

    Enfin, riant un peu, elle pivota sur ses talons. Et se mit à courir à toute vitesse, faisant claquer ses pieds nus contre les dalles froides des couloirs. Plongée dans le noir, elle avait l'impression de voler, un immense sourire aux lèvres. Voilà. Elle avait son plan, son idée. Elle n'était peut-être pas miraculeuse, mais elle avait au moins le mérite de la trouver drôle. Au pire, donc, elle mourrait en riant. N'était-ce pas la plus belle mort du monde ? Hm.
    Finalement, arrivée à une intersection, elle se retourna. Elle voyait Jude, debout dans l'obscurité. Elle se demanda un instant s'il la suivrait - elle aurait l'air bête s'il ne le faisait pas. Alors elle lâcha une dernière tirade de son ton sarcastique.

    « Hey, tu viens ? C'est toi qui voulais boire un coup, non ? Moi, je suis sûre que tu caches plein de bières dans ta chambre. ♥ »

    Et elle repartit. Direction : l'appartement de Jude. Bonne ou mauvaise idée... Elle verrait en arrivant. De toute façon, elle serait obligée d'attendre le garçon.

    Elle n'avait pas les clefs. Haha.
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MessageSujet: Re: Nightmare, candy and cigarette ♥ | PV Jude   Mar 27 Déc - 19:27

Mars Bonfire.


    Debout face à la jeune fille qu’il venait de gifler, John se sentait stupide. Pas parce qu’il avait levé la main sur une gamine plus jeune, plus petite et moins forte que lui ; pas parce que si Holly le désirait, elle pouvait aller tout balancer aux sibyllins et que ces connards la croiraient certainement sur parole vu la réputation qu’avait le jeune homme ; ni parce que si elle le faisait, il s’attirerait des emmerdes pas possibles, mais parce qu’il l’avait giflée. Une gifle. Mais qu’est-ce qui lui avait pris ? Une gifle, merde. Le truc le moins viril du monde quoi. Et lui, John Hawkins, dix-neuf ans, chef des Oubliés, venait de gifler quelqu’un.

    Un jour, quand Jude avait neuf ans, sa mère était venue le trouver dehors alors qu’il était avec des amis et lui en avait mise une devant eux, parce qu’il avait fait une bêtise quelconque. Et bien que de recevoir une baffe de sa mère devant des amis soit une des choses les plus humiliantes au monde, à cet instant précis, John trouvait que ce n’était finalement pas grand chose par rapport à ce qu’il ressentait.

    Une gifle quoi.

    C’était vraiment tout sauf original, c’était une preuve d’un manque de force, d’ailleurs personne n’avait jamais vraiment eu mal parce qu’il en avait reçu une. Complètement ridicule.

    « Tu m'as fait mal, Jude... »

    La jeune fille venait d’infirmer ce qu’il pensait en quatre mots. Et il en était estomaqué. Mal ? Avec une putain de gifle ? Holly ne devait sûrement jamais s’être faite tabassée, elle ne devait jamais avoir reçu un coup de poing dans le nez d'un mec d'au moins 90 kilos, elle ne devait jamais s'être pris un coup de pied dans le tibia, un coup de coude dans l'estomac ou un coup de genou dans la mâchoire, elle ne devait pas connaître la sensation d'un verre qu'on vous fracasse sur le crâne, d'un bras qui vous précipite contre un mur ou d'une chaussure qui vous écrase les phalanges pour trouver qu’elle avait mal. Mais des larmes perlèrent au coin de ses yeux et son air désespéré laissait supposer qu'elle éprouvait vraisemblablement une quelconque douleur. Parce qu’elle s’était reçue une baffe ? John n’en revenait pas.

    « Je déconne. Fais pas cette tête, ça aurait pu être pire. J'aurais pu vraiment me mettre à chialer comme une madeleine et réveiller tout Mystic Hall... J'aurais pu jouer la comédie pendant des heures. Là ça n'a duré qu'une dizaine de secondes. Héhé, j'espère que t'as pas eu peur au moins, ce serait vraiment con mon grand. »

    John haussa un sourcil dubitatif. Peur ? C’était une blague ça, non ? Sûrement parce qu’elle se mis à rire comme une folle avant de s’en aller en courant. Hm... John venait donc officiellement de trouver plus ridicule que lui giflant une gamine.
    Il se décida à la suivre de loin, elle n’allait pas s’en sortir en un éclat de rire, il l’avait prévenue : il n’allait pas la lâcher et il comptait lui faire encore un peu peur, c’était tellement amusant.

    « Hey, tu viens ? C'est toi qui voulais boire un coup, non ? Moi, je suis sûre que tu caches plein de bières dans ta chambre. »

    Dommage. Il avait tout terminé quelques heures plus tôt. Repasse une autre fois pour de l'alcool à l'oeil ma grande. Mais il n’eût pas le temps de la mettre au courant, qu’elle se remis à courir comme une dératée, sans doute vers l'appartement du jeune homme. Elle est complètement dingue, c’te gosse. Bourrée rien qu’en pensant à l’alcool qu’il cacherait chez lui ? Ou bien il lui avait fait tellement peur qu’une dizaine de ses neurones avaient disjoncté ? Ou alors l’heure tardive avait décidé une partie de sa cervelle à se mettre en veille ?
    Et puis comment ferait-elle s’il ne la suivait pas ? Elle forcerait la porte ?
    Merde ! Cinglée comme elle était, elle serait tout à fait capable de lui péter sa porte. Et son proprio n’apprécierait pas plus que ça une troisième porte à changer en quatre mois.

    S’allumant une énième cigarette, John décida de la suivre chez lui, chose plutôt paradoxale, pour s'assurer qu'elle ne lui casse pas sa porte et qu'elle ne lui pique pas les vingt dollars qu'il devait lui rester.
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