And I hate you so much ! [PV Jude]
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Psychique, entrez dans le monde de Mystic Hall, où seuls les détenteurs de la Marque connaissent votre secret.
 

Partagez | 
 

 And I hate you so much ! [PV Jude]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar



Co-fondatrice et Directrice
Co-fondatrice et Directrice



MessageSujet: And I hate you so much ! [PV Jude]   Dim 16 Oct - 19:29

« Does what I'm wearing seem to shock you? Well, that's okay
'Cause what I'm thinking about you is not okay 
»
The Pretty Reckless, Light me up


    La jeune femme appréciait l'air frais de cette fin d'après-midi. Elle avait dû passer la journée dans son bureau à s'occuper de divers dossiers, alors pouvoir enfin mettre les pieds dehors était un réel soulagement, surtout avec le temps qu'il faisait.
    Elle flânait dans le quartier d'Ambre, se laissant transporter par les odeurs diverses qui arrivaient jusqu'à ses narines, se délectait des bruits, de la foule qui vaquait à ses occupations. Fin de journée, les gens rentraient chez eux, se bousculaient sans faire attention. Certains disaient pardon, d'autres pas. Certains la remarquait, d'autres pas. Elle était habituée maintenant à ce qu'on l'observe dès qu'elle se baladait en ville. Elle se demandait toujours pourquoi cette engouement pour sa famille. Certes ils étaient « les premiers », les « Directeurs », mais et alors ? Dans le monde des humains, d'après ce qu'on lui avait dit, on ne suivait pas le président des yeux. Il ne connaissait même pas tout son peuple, le pays était bien trop grand. Alors qu'elle, rien qu'en regardant ces gens marcher, elle pouvait vous dire leur noms, leur âges, quelques membres de leur famille...

    Qu'Ayden sache le faire, elle en était moins sûre. Il se prenait moins la tête, comme il se tuait à le lui répéter. Alors qu'elle, selon ses dires encore, elle prenait trop les choses au sérieux. Elle s'impliquait trop. « Mais Mystic Hall repose sur nos épaules Ayden ! » , « C'est pas parce que tu te détends un soir qu'il va couler, Mysitc Hall » il lui répondait. Et il avait raison. Elle était trop sérieuse, trop studieuse, elle s'impliquait trop, trop, trop. Elle était toujours « trop » à son goût. Trop sentimentale, trop gentille, trop sérieuse, trop convoité pour son nom, trop regarder dans la rue. Toujours trop. Mais elle n'y pouvait rien, elle était comme ça. Si elle ne passait pas la journée à s'assurer méticuleusement que tout allait bien, elle se sentait mal et n'en dormant pas de la nuit. Elle s'accordait des moments de répits, comme cette petite balade avant que le soleil ne se couche, espérant rejoindre le Café d'Acajou avant qu'il ne ferme. La plupart du temps, lorsqu'elle arrivait, ils étaient sur le point de fermer, et alors qu'elle disait que ce n'était pas grave et voulait repartir, le patron l'intimait de rester, descendait les chaises des tables et lui servait à boire. « On peut bien le faire pour notre Directrice ! » disait-il avec un sourire.
    Oui, sûrement, vous avez sans doute raison...

    Pour elle, elle ne méritait pas tout ces avantages. Mais que faire ? Refuser risquerait d'offusquer les gens qui voulaient uniquement lui faire plaisir. Alors elle souriait, remerciait chaleureusement, et se promettait de toujours travailler plus pour que ces gens ne soit jamais déçus. C'était en quelque sorte sa manière à elle de les remerciés.
    Mais elle prenait de sales habitudes. Des habitudes de pourrie gâtée. Alors elle en supportait encore moins les Oubliés et leur attitude à son égard. Leur sale caractère, leur manière de lui répondre, les sottises qu'ils faisaient à répétition avec leur sourire pédant qui donnait envie de les gifler. Elle ne comprenait presque plus qu'on ne la chouchoute pas.

    Et pour cette raison elle n'en détestait que plus ce Jude. Ce malheureux Jude qui travaillait actuellement au Café. Quand elle l'avait appris, elle s'était jurée mentalement de ne plus y remettre les pieds. Puis elle se repris. Elle n'allait pas se priver pour lui, tout de même !
    Alors quand elle arriva à destination et qu'elle le vit dehors, sa face de punk emplit de piercings et de tatouages qui lui donnaient toujours des hauts le cœur, elle fut prise d'une envie presque irrépressible de rebrousser le chemin. Mais ce serait trop simple, il apprécierait trop. Et elle les sentait, ses émotions, sa manière de jubiler bien trop visible lorsqu'elle perdait face à lui. Il l'a mettait toujours au défit, se moquait toujours d'elle, la traitant de sainte-ni-touche, de studieuse, la comparait souvent à un bébé. Dieu qu'il pouvait l'énerver ! Elle avait dix-huit ans, tout de même ! Elle était sérieuse mais il lui arrivait de se détendre, d'aller avec des amis, de sortir, de boire – avec modération – et de vivre ! Elle n'était pas aussi simplette qu'il l'entendait ! Qui il était, d'abord, pour la juger ? Un sale con d'Oublié qui pensait pouvoir changer le monde et qui intimait chaque membre de son groupe à se rebeller. Qu'il fasse ce qu'il lui chante, pour l'instant, c'était elle qui décidait. Elle déciderait toujours. Et pour bien lui prouver qu'elle ne s'avouerait jamais vaincu, elle s'installa tranquillement à une table, sachant pertinemment que malgré l'heure il serait obligé de la servir, et attendit qu'il la remarque, un sourire tout juste poli sur les lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   Sam 22 Oct - 14:05

Ritchie Blackmore.


    Six heures et trente-huit minutes, John ouvrit les yeux, fit craquer ses chevilles en marmonnant un « Putain ». Tous les matins, c’était la même chose, son appartement orienté plein Est, les premiers rayons du soleil arrivaient tout droit dans son visage. Il fallait vraiment qu’il s’achète des rideaux. En étouffant tout un tas d’injures, il se leva. Il savait très bien qu’il ne parviendrait jamais à se rendormir dans une pièce aussi lumineuse, et il avait faim. L'Oublié tituba jusqu’à son minuscule frigo, posé dans un coin de la pièce à vivre. Enfin si « vivre » était le mot, il n’y avait strictement rien dans cette pièce, quatre murs, blancs, un matelas à même le sol, un frigo, sa guitare posée contre un mur, une vielle commode, une table et une chaise. Aucune décoration, pas même un tapis ou un vieux poster. De toutes façons, John n’accordait aucune importance à la décoration des pièces et ne comptait recevoir personne chez lui.
    Encore ensuqué, il s’accroupit devant le frigo. Trois canettes de bière, des boîtes de plats préparés, toutes vides et une vieille boîte d’œufs qui ne contenait plus que des coquilles. Il soupira et claqua la porte, énervé. Il se dirigea vers la commode, cherchant dans les poches de ses jeans s’il ne trouvait pas un peu d’argent, en vain. « Et merde. » Jude était donc officiellement fauché, il allait falloir qu’il retourne travailler. Heureusement, son patron, le dirigeant du café d’Acajou, était un homme extrêmement gentil, et le fait que le jeune homme ne vienne travailler qu’un jour sur dix ne le dérangeait pas le moins du monde. Jude enfila donc un vieux t-shirt à moitié troué, un vieux jean, une paire de rangers et sortit de chez lui en claquant la porte.

    John fixait la pendule au dessus du comptoir à chaque fois qu’il passait devant, « Encore trente minutes» se disait-il. Car même si son patron était sympa et qu’il gagnait relativement bien sa vie quand il travaillait, le jeune homme détestait son boulot. Il devait passer la journée à servir des imbéciles de Mentalistes, voire même des Sibyllins, parfois. Et il devait se retenir d’exploser la figure de tous ceux qui lui demandaient quoi que ce soit. Mais il fallait bien qu'il s’y fasse, Jude ne pouvait faire que ça, étant loin d’être intelligent.
    Cette fois-ci, la journée s’était plutôt bien passée, aucune altercation, hormis celle avec un Sib qui avait cru bon de dire à John que le café qu’il lui avait servi n’était pas à son goût. Le jeune homme avait bien réagit, pas de coups, ni d’insultes, pas de lèvres en sang, de dents en moins ou d’hématomes ; il s’était contenté de verser sur la tête de l’homme face à lui le contenu brûlant de la tasse. Et même si le Sibyllin s’était levé, avait insulté John et était parti en promettant de ne plus remettre les pieds dans ce café, le jeune homme s’en fichait pas mal. Il n’avait eu qu’à dire au gérant que l’homme avait commencé par l’insulter. Et le-dit gérant commençait à bien connaître l’Oublié et son sang-froid à toutes épreuves, il avait fait mine de le croire, en lui disant qu’il retirait tout de même le prix du café de sa paye.

    John était sur le point de rentrer chez lui quand il surpris Anna tourner en rond derrière le comptoir, fixant de temps à autres la terrasse d’un air affolé. Anna était une employée du café, une jeune femme complètement conne, selon les dires de John. C’était une Mentaliste d’environ dix-huit ans, qui travaillait au café pour se payer ses études d’institutrice. Elle était blonde et portait toujours du bleu ciel. Célibataire, elle comblait son manque affectif en mangeant des tonnes de chocolat, puis quand elle se rendait compte qu’elle commençait à être vraiment ronde, elle décidait de faire un régime, n’y arrivait pas, tombait à moitié en dépression et mangeait encore plus de chocolat. Jude ne l’appréciait pas particulièrement et Anna était effrayée par le punk. À peu près depuis le jour où elle l’avait vu se battre avec un client qui était reparti avec un œil au beurre noir.
    Quand elle le vit passer devant elle, la jeune femme fixa John d'un regard plein d'espoir.

    « Qu’es’-ce que tu m’veux ?  lui demanda-t-il, avec sa gentillesse habituelle.

    - Oh mon dieu ! John ! Il y a la directrice à la terrasse !

    - Et alors ?

    - Je n’oserais jamais aller la servir ! Et… et si je lui renversais quelque chose dessus ? Elle est si-

    - C’est bon, j’y vais »

    John ne portait pas spécialement Anna dans son cœur, mais elle l’exaspérait tellement qu’il préférait aller servir cette coincée de directrice que d’entendre Anna louanger la famille Ayling. Car s’il y avait deux personnes qu’il ne pouvait pas se voir en peinture c’était bien Ayden et Lena Ayling. Et surtout Lena, la sainte nitouche, mademoiselle la directrice, qui passait son temps à travailler, qui regardait les Oubliés avec un air condescendant. Comme si elle était mieux qu’eux ! Vraiment, Lena exaspérait Jude au plus haut point.
    Il s’avança vers la table où elle était assise, avec un sourire en coin. Elle allait vraiment regretter d’être venue au café aujourd’hui.

    « Oh, mais c’est mââdemoiselle la directrice. Je lui sers quoi ? Une grenadine ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



Co-fondatrice et Directrice
Co-fondatrice et Directrice



MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   Dim 6 Nov - 13:03

« Take a piece of my life, take a piece of my soul, take a piece of my face, so I can never grow old... »

The Pretty Reckless


    Le jeune homme aux allures de punk s'approcha de la Directrice, qui elle garda la tête fière, haute. Elle dégaina un sourire à peine poli, lui montrant à quel point elle se considérait comme supérieure. N'allez pas vous fiez à ce comportement puéril, Lena Ayling n'était pas comme cela, habituellement. Simplement, cet homme, ce Jude Hawkins, l'insupportait. Comme dit précédemment, tout chez lui, lui provoquait des hauts le cœur. Il lui était presque impossible de soutenir son regard tant cela l'écœurait. Et elle sentait, et c'est sans doute ce qui fut sans doute le pire pour elle, que tout ses sentiments étaient réciproques.

    « Oh, mais c’est mââdemoiselle la directrice. Je lui sers quoi ? Une grenadine ? »

    Ce ton impertinent, cette façon plus qu'exécrable qu'il avait d'essayer d'imiter chacune de ses intonations. Elle le foudroya du regard, résistant tant bien que mal à l'envie de manipuler ses émotions. Pas tout de suite. Cela aurait voulu dire qu'elle n'avait plus d'armes. Elle préférait d'abord le contre-dire avec des mots. Lui prouver que ses piques incessantes ne l'atteignaient pas – comme si c'était vrai – et qu'elle était bien au-dessus de cela – second mensonge. - Alors elle se contenta d'élargir son sourire, le plus méprisant dont elle fut capable, ce qui donnait un rictus étrange sur le visage de la jeune femme qui ne savait exprimer en général que la douceur.

    « Non, je veux une bière. »

    Elle avait sortit ça sur un coup de tête, regrettant aussitôt. Elle n'aimait même pas, la bière ! Plutôt que chercher tout les défauts de ce garçon et en établir une liste, elle aurait mieux fait de comprendre à quel point son comportement était ridicule en sa présence. De constater à quel point elle essayait de se donner des mérites qu'elle n'avait pas, de changer celle qu'elle était juste par ses remarques.

    Peut-être, je dis bien peut-être, que si elle avait su voir ça, ils ne seraient pas aller aussi loin.
    Mais elle n'avait rien vu. Et on ne retourne pas en arrière.
    Elle s'était contentée de le foudroyer du regard lorsqu'elle constata qu'il étouffait sans doute un rire. Cela pouvait tout aussi bien venir de sa tête, peut-être même qu'il n'en avait rien à faire qu'elle commande une bière, qu'importe. Elle lui jeta un regard noir, se disant que la simple idée de lui lancer un regard méprisant peu importe la raison qui le justifiait était tout bonnement plaisant.

    Idiote. Disait une voix au fond d'elle. Voix qu'elle n'écoutait sans doute pas assez. L'erreur est humaine, me direz vous. Mais quand on s'appelle Lena Ayling il est des erreurs qu'on ne doit surtout pas commettre. Et là, elle fonçait droit dans un mur.
    Mais il était encore bien trop tôt pour se prononcer, n'est-ce pas ?

    Elle contemplait ses ongles, lassée, attenant qu'il se décide à aller chercher sa bière. Qu'il arrête de retenir se sourire idiot qu'elle sentait naitre au plus profond de son âme. Il n'ignorait pas qu'il ne pouvait rien – ou presque – lui cacher. Cela allait sans dire qu'elle sentait aussi combien cela énervait Jude qu'elle puisse connaître le moindre de ses ressentis. Eusse-t-il aimer sa présence qu'elle l'aurait su immédiatement. Ce n'était pas le cas. Elle voyait pertinemment combien il la méprisait. Et c'était peut-être ça qui la faisait se comporter de la sorte. Peut-être.

    Parce que si la jeune femme savait avec exactitude ce que ressentait les autres, il lui était impossible de comprendre ses propres émotions. Un comble, pour quelqu'un qui était capable de les contrôlées. Mais quand il s'agissait d'elle, elle était perdue comme n'importe quel être humain. Elle ne savait pas, hésitait, se trompait, pestait contre elle-même lorsqu'elle ne réagissait pas comme elle l'aurait voulu. Elle ne se contrôlait pas comme elle était capable de contrôler les autres. Elle n'était pas aussi certaine que l'amitié de James ne lui manquait pas, qu'elle l'était pour lui. Pour lui, elle savait. Il suffisait qu'elle le croise dans un couloir pour qu'elle ne capte que de la surprise de la voir dehors. Pas une once de nostalgie, tandis qu'à elle, tout lui revenait en mémoire.
    Elle secoua la tête. Ce n'était pas le moment de se torturer avec de telles sottises. Elle en était venue à la conclusion que James était comme son frère. Soit un idiot sans intérêt. Tout ça n'était pas de sa faute. Elle n'allait pas se remettre en question, elle, tout de même !
    Si elle savait comme elle aurait dû.

    Elle releva la tête vers Jude, se rappelant combien il détestait qu'on l'appelle par son prénom. Voyant qu'il se retenait toujours de rire comme l'imbécile heureux qu'il était, elle planta son regard sur lui et déclara :

    « Jude ? Je pourrais avoir ce que j'ai commandé, s'il te plait ? »

    Touché. Il cessa de rire, provoquant son hilarité à elle. Son rire résonnait dans le petit café, attirant sur elle le regard d'une autre serveuse qui la contempla d'abord avec surprise et respect, puis elle se retourna vers Jude, encore plus surprise alors. Lena ressentait son interrogation. Une fille d'accord avec elle, sans doute. Elle devait se demander comment un idiot aussi irrespectueux avait pu faire rire la Directrice de si bon coeur. Parce qu'elle se moquait de lui, ma chère. Uniquement parce qu'elle se moquait pas de lui. Ce n'est pas cet homme odieux qui allait se montrer sympathique, pas le moins du monde. Et elle le savait, encore moins envers elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   Dim 13 Nov - 17:30

Kurt Cobain.



    John détestait son travail. Il était bien payé et nourri, certes. Mais ce en quoi il consistait l’exaspérait. "Servir". C’était rabaissant, humiliant. Surtout quand il fallait qu’il "serve" un quelconque personnage soi-disant important, comme Lena Ayling, cette fin d'après-midi là. Il n'y avait rien au monde qui l'agaçait plus que ça. Pourquoi était-il obligé d'aller servir la directrice ? Pourquoi cette idiote d'Anna ne pouvait pas bouger son énorme postérieur ? Et cette stupide directrice n'aurait pas pu venir une demi-heure plus tard, quand John aurait fini son service ? Vraiment, c'était injuste. Ce n'était pas dans ses habitudes de se plaindre, mais là, c'était de l'acharnement, déjà qu'il était fatigué, en colère à cause de son imbécile de collègue, il allait falloir qu'il se bataille avec Lena Ayling. Non que ça lui déplaise, mais se retenir de foutre des nions à la dirlo était vraiment fatiguant. Cette dernière le foudroyait du regard, bien qu'elle lui adressait un grand sourire, méprisante. Tous les sentiments de la jeune fille envers Jude étaient réciproques, il la fixait d'un regard froid, supérieur tandis que le coin droit de sa bouche se soulevait en un sourire narquois.

    « Non, je veux une bière » lui répondit-elle, condescendante.

    Le serveur du se retenir de rire. C’était vraiment trop drôle ! La sainte-nitouche de directrice commandait une bière ! Honnêtement, tout le monde savait que, même si elle essayait de casser son image de petite fille sage, la directrice de Mystic Hall ne touchait pas à l'alcool, ni au tabac, ni à la drogue. Pour résumer, cette fille était ennuyeuse. Elle passait son temps à travailler, derrière son bureau, à diriger tout le monde... Et quand la fin de la journée arrivait enfin, que John pouvait espérer rentrer chez lui se reposer avant de sortir le soir, ou de faire une nuit blanche à terroriser des habitants dans leur sommeil, il fallait que cette cloche vienne se ridiculiser en commandant une bière.
    Intérieurement, Jude était mort de rire, n’en revenant pas de la bêtise de Lena. Parce qu’elle croyait qu’il allait la servir et la laisser comme ça ? Non, non. Il allait rester à côté d'elle, ne la lâcherait pas du regard, vérifiant bien qu’elle la boive en entier, sa bière.

    Il la fixait toujours stupidement quand elle leva la tête vers lui avant de lui demander :

    « Jude ? Je pourrais avoir ce que j'ai commandé, s'il te plait ? »

    Mais pour qui se prenait elle ? Il se retenait vraiment de l’imiter, elle, son attitude de princesse et sa voix suraiguë. En plus elle avait osé l’appeler Jude. C’était certain, elle allait le regretter.
    Ne se doutant pas de ce qui l’attendait, Lena éclata de rire, provoquant la rage de John. Elle osait en plus se moquer de lui ? Gardant tant bien que mal son sang-froid, le jeune homme rétorqua :

    « Oh, mais bien sûr qu’elle l’aura sa bière la directrice. »

    Parler à Lena à la troisième personne lui permettait de se maîtriser et de rester stoïque pour éviter de lui mettre un coup de poing dans la figure, ce qui aurait certainement déclenché un incident diplomatique et tout le monde en aurait parlé pendant des années, les Oubliés auraient été sanctionnés par sa faute et il ne fallait pas que cela arrive.
    Il adressa un sourire haineux à la directrice avant de tourner les talons. Arrivant au comptoir, il saisit une Heineken de sa main droite, inspira un grand coup et se retourna pour se diriger vers la terrasse. Il croisa Anna qui lui adressait un sourire gêné et le suivait de son regard vide d’intelligence comme si elle attendait une quelconque explication.

    « Toi, n’ouvres pas ta grande gueule pleine de dents tordues ou je t’en casse deux ou trois, c’est compris ? »

    La jeune femme acquiesça, les larmes aux yeux avant de retourner à l'intérieur du bar. John soupira, il l’avait vexée et elle devait très certainement être partie chialer et se gaver de chocolat. Et bien tant pis, il ne l’aimait pas et elle était chiante, elle l’éviterait pendant quelques semaines et ça lui ferait des vacances !
    Il se dirigea vers la table où Lena était assise d’un pas calme, calme qu’il fallait vraiment qu’il garde. D’un geste brusque, il posa la bouteille en verre sur la petite table. BAM !
    Hum. Ce n'était pas vraiment ce genre d'actions qui témoigneraient du calme olympien qui était censé régner dans l'esprit de John mais il fut plutôt fier de son effet, la directrice avait sursauté, surprise.

    « La voilà sa fameuse bière. »

    Il restait debout, à côté d'elle, scrutant le visage de Lena qui lui confirmait ce qu’il pensait déjà : elle n’avait jamais bu de bière ou elle détestait ça. Un petit rire moqueur s’échappa du sourire narquois du jeune homme. Voyant qu’elle restait assise sans bouger, il insista :

    « Oh. Comme je suis bête. Je ne lui ai pas décapsulée ! il fit mine de tâter ses poches, sachant très bien ce qu’elles contenaient. Je n’ai pas de décapsuleur » lui dit-il, faussement navré, lui tendant son briquet. 

    Oui, c’était vil. Lena ne savait très certainement pas ouvrir une bière avec un briquet et le jeune homme s’en doutait. Mais il voulait juste savoir jusqu’où elle gardera son attitude supérieure, alors qu’elle serait très certainement grotesque à essayer d’ouvrir sa bière. Haha.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



Co-fondatrice et Directrice
Co-fondatrice et Directrice



MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   Dim 20 Nov - 20:53


« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. »

Oscar Wilde.



    Un briquet. Voilà que cet andouille lui tendait un briquet. Comme si elle savait ouvrir une bouteille avec un briquet, elle ! La jeune femme allait surtout galérer pendant une demie heure avant d'enfin appeler quelqu'un à son secours. Et il restait là, sourire aux lèvres, impatient à l'idée de constater qu'elle ne savait y faire. Quel enflure. Elle le fixait, plein de mépris, et lui arracha son briquet des mains, bien décider à réussir. Après tout, ce ne devait pas être si compliquer, elle l'avait vu plein de fois à la télé, et même son frère semblait le faire avec une facilité déconcertante. Il lui avait dit une fois qu'il suffisait de soulever la capsule pour que l'air passe et que le tour était joué. Rien de bien sorcier, en somme, pensait la Directrice, plus pour se rassurer que parce qu'elle le pensait réellement. Elle inspira un bon coup, et tenta.
      Mais non. Le briquet tapa le goulot sans en retirer le bouchon.


    L'idée même qu'elle puisse y arriver d'un coup était insoluble. Improbable. Il ne fallait pas rêver, elle n'allait pas se révéler une pro de l'ouverture de bouteille instantanément. Ce n'était pas inné non plus. Cela ne se passait pas comme dans les films. Quoiqu'il en soit, les joues maintenant rougies par une gêne palpable, elle se débattait avec sa bouteille, ressentant le plaisir que cela procurait à John, enfin à Jude, ce qui la perturbait plus encore. Il se délectait à la fois de sa gêne et de son manque de pratique. Lena aurait aimé lui balancer la bouteille en pleine figure, mais elle ne pouvait se risquer de faire une telle chose en public. Il fallait qu'elle songe à son image, tout de même. Nonobstant, elle regarda le jeune garçon attablé juste en face, un gentil jeune homme, quelqu'un qui n'était jamais venu dans son bureau pour avoir causer des soucis à Mystic Hall, du moins. Un Mentaliste. Un allié. Elle sentit l'espoir revenir. Il l'aiderait, forcément.
    La jeune Directrice se leva alors, dépassant le punk sans lui prêter attention, se doutant très bien que son regard était sur elle, et se dirigea vers l'autre garçon et lui fit son plus chaleureux sourire.

    « Excusez-moi, monsieur, mais je n'arrive pas à ouvrir cette bouteille... Le serveur là-bas n'a trouvé d'autre chose qu'un briquet à me donner. Ça vous dérangerait de me l'ouvrir ? » Demanda-t-elle plutôt gênée à l'inconnu.

    « Oh, non, pas du tout ! Mais, vous êtes Mademoiselle Ayling ? » la jeune femme acquiesçait tandis qu'il lui décapsulait enfin sa bière. « Voilà, mademoiselle ! Je suis ravi de vous servir ! N'hésitez pas à venir me demander si quelque chose ne va pas, je ne peux rien vous refusez...»

    Elle devina qu'il allait partir sur de longues éloges à son sujet, dans le genre « que vous êtes belle, mademoiselle, il est bon de vous voir dehors ! » et voulant éviter le pire, elle préféra retourner s'installer à sa table après un merci sincère. Le tatoué était encore là. Elle dégaina un sourire dédaigneux avant de lui dire :

    « Un soucis, garçon ? Vous êtes cloué au sol ? Ou quelque chose ne va pas ? Voyons, ne vous en fait pas, je n'ai pas besoin de vous pour boire ! »

    Et sincèrement, elle aurait préférélargement qu'il s'en aille. Déjà, elle ne supportait pas de compliqué son visage plus de quelques minutes, et on avait déjà dépasser le seuil tolérable pour elle. De plus, elle n'aimait pas du tout le goût de la bière, c'était fort, amer, chaud dans sa gorge. Ayden lui en avait fait goûté maintes fois, et lui était impossible de ne pas recracher le liquide sur le visage de son frère. La jeune femme ne pouvait non plus retenir les rougeurs. En bref le jeune homme se moquerait forcément d'elle s'il a voyait boire. Et elle sentait qu'il savait. Lena hésitait des plus fortement à le forcer à partir grâce à son don. Mais il saurait que c'était pas sa faute s'il s'en allait. Il comprendrait donc qu'elle n'aimait pas la bière. Elle aurait perdu.

    Mais d'un autre côté boire se résumait à le lui cracher au visage. Ce qui n'était pas si mal, en y réfléchissant bien, de salir son accoutrement ridicule, de voir son visage dégouliner d'alcool, de lui brûler les yeux, même, peut-être ?
    Lena hésitait aussi à distraire son attention afin de déverser le liquide sur le sol mais, elle savait très bien qu'il attendait bien trop qu'elle boive, il ferait forcément attention à cette foutue bouteille Il jubilait. Plus les secondes s'éternisaient plus elle sentait son impatience, plus elle sentait son sans froid se perdre, son envie de recommencer à se moquer d'elle se faire plus pressante encore.
      Elle n'avait plus le choix, en somme.


    La jeune femme inspira fort, se retenant de fermer les yeux pour ne pas paraître ridicule, et porta le goulot à ses lèvres.
    Et ce qui devait arriver arriva. Elle cracha.
    En direction du punk, bien entendu, sinon cela ne serait pas drôle.

    Et, au-lieu de se sentir gêner ou de s'excuser, elle ne put s'empêcher de partir dans un rire profond en voyant la tête de Jude. Son air tout d'abord dépiter, et de ressentir la croissante envie de frapper la Directrice en pleine figure augmenter derechef. Que c'était drôle ! Vraiment drôle.
    A moins que ce ne soit cette faible gorgée qui lui montait déjà à la tête ? Non, quand même pas.
    Quoique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   Ven 23 Déc - 12:13

Jim Morrison.



    Jude devait bien avouer que voir la directrice, les joues rouges, essayer d’ouvrir sa bière avec le briquet qu’il lui avait donné, l’amusait. Elle essayait de garder un air sévère et de rester fière, c’en était risible. Lena réessayait, le briquet dérapait sans même toucher la capsule et le sourire méprisant du jeune homme s’élargissait. Se rendant sûrement compte qu’elle était complètement ridicule, la jeune femme se leva pour demander de l’aide à un Mentaliste à côté.

    Non ! Putain non !

    Après avoir décapsulé la bière de la dirlo, le Mentaliste, un sourire faux-cul sur la face, dit un truc du genre « Vous pouvez tout me demander… ». John lui adressa un regard glacial et menaçant, un de ces regards qui voulaient dire quelque chose comme « Je vais te buter, salopard. », « J'espère que tu cours vite. » ou « Je serais toi, j'éviterais de croiser mon chemin durant les deux prochaines semaines .» D’où cet imbécile avait-il le droit de lui gâcher son plaisir comme ça ?
    Alors que la Ayling revenait, avec son air dédaigneux, elle lança à l’Oublié :

    « Un souci, garçon ? Vous êtes cloué au sol ? Ou quelque chose ne va pas ? Voyons, ne vous en faites pas, je n'ai pas besoin de vous pour boire ! »

    John reporta alors son regard inexpressif sur la jeune femme, avant de pousser un soupir de pitié. Franchement, elle croyait le blesser avec…ça ? D’ailleurs, il ne se priva pas de lui faire remarquer.

    « C’est quoi ça au juste ? Une remarque méchante ? Blessante ? Je suis sensé m’effondrer devant tant de répartie ? »

    Et sans un mot de plus, il lui arracha son briquet des mains, tira une chaise de la table voisine et continua de la fixer. Immobile, les seuls mouvements qu’il faisait étaient quand il portait sa cigarette à ses lèvres, tirait de la fumée avant de la recracher par le nez puis répétait cette action, à intervalles régulières. Silencieux, il attendait simplement qu’elle porte le goulot à ses lèvres. Elle n’aimait pas ça, il le savait très bien. Il attendait juste le bon moment pour lui faire remarquer à quel point commander quelque chose qu’on n’aimait pas juste par fierté et se forcer à en boire était grotesque. Il comptait aussi lui rappeler que ce n’était qu’une gamine coincée, qui se donnait des airs alors qu’une bière ce n’était franchement rien, qu’il connaissait d’ailleurs des gosses qui en buvait régulièrement depuis qu’ils avaient douze ans donc qu’elle était encore plus ridicule.

    Et elle lui cracha à la figure.

    John en fut totalement déstabilisé. Il ne s’était pas attendu une demi-seconde qu’elle ne supporte pas la bière à ce point. S’il n’avait pas le visage trempé et l’irrésistible envie de foutre un coup de poing dans le nez de la Directrice, il aurait très certainement ri, mais Lena le fit avant lui. Ce qui le déstabilisa encore plus. Elle ne se sentait pas stupide ? Gênée ?

    Elle se foutait de lui.

    Parce qu’il devait être ridicule, le visage trempé et l’air surpris. Et John détestait quand on riait de lui, généralement c’était coup de poing, brûlure à la cigarette ou coup de chaussure dans le tibia. Mais le jeune homme était malheureusement face à la directrice, et passer la soirée dans le bureau des Ayling en se faisant engueuler n’était pas dans ses plans. Non que voir les directeurs s’énerver en vain ne l’amusait plus, mais il avait vraiment envie de rentrer chez lui. Alors, dans un élan de pacifisme, il empoigna la bière de la Directrice avant de la lui vider sur la tête.
    Et voir le visage de Lena Ayling se décomposer peu à peu était un spectacle qui fit réapparaître un sourire narquois sur les lèvres du jeune chef des Oubliés. Ce dernier, se retenant de rire, lança à la Directrice :

    « Quel maladroit. Je vais en chercher une autre. »

    Avant de tourner les talons et de partir dans un rire moqueur. Il ne comptait pas Lena s’en tirer sans avoir à boire une bière entière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: And I hate you so much ! [PV Jude]   

Revenir en haut Aller en bas
 

And I hate you so much ! [PV Jude]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» QUI EST JUDE CELESTIN ? POURQUI ET PKWA LUI ET NON PAS ALEXIS ?
» Jude Celestin:Un pouvoir fasciste en gestation en Haiti
» UN AUTRE CAS D'USAGE DE FAUX ! SENBLE JUDE CELESTIN PA INGENIEUR VRE !
» Un kit pour Jude SVP.
» BRIDES: Mirlande Manigat gagne 7% alors que Jude ne decolle pas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mystic Hall :: Le Quartier d'Ambre :: Le Café d'Acajou-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forumactif.com